Opération d'ingérence russe : des têtes de cochon déposées devant des mosquées à Paris
Quick Look
- Une opération d'ingérence russe a vu le dépôt de têtes de cochon devant des mosquées à Paris dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025.
- L'enquête a mené à onze arrestations en Serbie, trois condamnations pour avoir agi pour un service de renseignement russe.
AI-generated summary
Why It Matters
Une opération d'ingérence russe a impliqué le dépôt de têtes de cochon devant des mosquées et lieux culturels à Paris et en banlieue dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025. Cette action a provoqué un émoi médiatique et politique.
Les dix têtes de cochon sont posées à même la table. On voit encore, à l’arrière-plan, le pot et les pinceaux qui ont servi écrire « Macron » à la peinture bleue. Quelques heures plus tard, dans la nuit du 8 au 9 septembre 2025, ces têtes sont déposées devant neuf mosquées et lieux culturels musulmans à Paris et en proche banlieue, occasionnant un émoi médiatique et politique qui durera plusieurs jours. Fin septembre, l’enquête aboutira à l’arrestation de onze personnes en Serbie et à la condamnation de trois d’entre elles pour avoir agi pour le compte d’un service de renseignement russe.
La photo orne la première page d’un document détaillant par le menu cette opération qui visait à choquer l’opinion en France. Au fil des neuf pages défilent des photos, selon toute vraisemblance prises par les auteurs de l’opération, où l’on voit clairement, souvent sous plusieurs angles, les têtes déposées nuitamment devant les mosquées et les lieux culturels. Ces photos n’ont pas été diffusées publiquement, accréditant le fait qu’elles ont bien été prises à destination des commanditaires.
Ce document est issu d’une fuite de données qui compte plusieurs dizaines d’autres pièces, obtenues par le média estonien Delfi et partagées avec plusieurs médias, dont Le Monde. Les fichiers – dont certains ont déjà été évoqués dans la presse allemande et arménienne – sont issus d’entreprises proches de l’administration présidentielle russe et en particulier de la Social Design Agency (SDA), une officine active dans les opérations d’ingérence numérique du Kremlin et déjà placée sous sanctions occidentales. Ils démontrent le rôle croissant de cet écosystème, qui ajoute à ses missions traditionnelles de désinformation en ligne des opérations dites « hybrides », avec l’emploi d’hommes de main pour mener des actions dans l’espace public. Le but : semer le trouble dans les sociétés occidentales de manière générale, et en France en particulier.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Des enquêtes supplémentaires seront menées pour identifier d'autres acteurs impliqués dans des opérations d'ingérence similaires.
Very likely · Within months
Des mesures diplomatiques ou de sécurité seront prises par la France et ses alliés contre la Russie.
Likely · Within weeks
Open Questions
- Quel était le but précis de choquer l'opinion en France ?
- Quels sont les liens exacts entre les personnes condamnées et le service de renseignement russe ?
- Quelles autres opérations hybrides la Social Design Agency a-t-elle menées ?
- Comment la France et ses alliés comptent-ils réagir à ces opérations ?



