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BackPériscolaire parisien : Emmanuel Grégoire promet de rétablir la confiance
Périscolaire parisien : Emmanuel Grégoire promet de rétablir la confiance
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France Info5/20/2026Politics5 min readFrance

Périscolaire parisien : Emmanuel Grégoire promet de rétablir la confiance

Quick Look

  • Face aux inquiétudes des parents sur la sécurité dans les périscolaires parisiens, Emmanuel Grégoire assure avoir renforcé les contrôles et les formations des animateurs.
  • Il promet de rétablir la confiance malgré une crise profonde du système.

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Why It Matters

Des inquiétudes grandissent autour de la sécurité dans le périscolaire parisien, amenant des parents à dénoncer un climat de défiance et à demander des garanties plus fortes. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, répond à ces préoccupations.

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Alors que les inquiétudes grandissent autour de la sécurité dans le périscolaire parisien, les parents dénoncent un climat de défiance et demandent des garanties plus fortes pour leurs enfants. Invité des "4 Vérités", Emmanuel Grégoire affirme avoir renforcé les contrôles, les formations et les suspensions d’animateurs au moindre signalement afin de "rétablir la confiance", tout en reconnaissant une crise profonde du système. Il assure également que les procédures ont été durcies et que certaines situations jugées "invraisemblables" ne doivent plus se reproduire.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

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Gilles Bornstein : Une camarade que j'ai croisée hier, sachant que j'allais vous interviewer, m'a envoyé le témoignage suivant, qui m'a glacé : "Mon compagnon et moi récupérons tous les jours notre fils à 16h30 pour qu'il fréquente le moins possible le périscolaire. Il va quand même à la cantine, car sinon c'est ingérable. Mais nous ne le laissons qu'exceptionnellement au goûter. Nous sommes dans une logique de gestion des risques. On s'est dit que moins il fréquente le périscolaire, moins il a de chances de se faire agresser. Franchement, c'est un cauchemar", conclut-elle. Alors ça m'a glacé. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

Emmanuel Grégoire : D'abord, que je comprends. Et que, quand on traverse une crise grave, et elle l'est, elle l'est pour le périscolaire à Paris, elle l'est pour le périscolaire et l'encadrement des enfants en réalité partout, et pas seulement pour le périscolaire.

Mais vous êtes maire de Paris.

Certes. Mais c'est un sujet qui embrasse beaucoup d'autres questions sur lesquelles je crois que nous devons collectivement réfléchir. La première chose, c'est de dire que des mesures exceptionnellement exigeantes ont été prises depuis plusieurs mois, et en particulier depuis que je suis maire, afin de rétablir la confiance.

Les animateurs sont suspendus au moindre signalement ?

Ils sont suspendus systématiquement, depuis que je suis élu, au moindre signalement. C'est bien toute la problématique dans laquelle nous sommes. Mais je l'ai déjà dit : je préfère être injuste, pour le moment, vis-à-vis des agents plutôt que de prendre le moindre risque vis-à-vis des enfants.

La deuxième chose, c'est qu'au-delà d'énoncer des principes généraux, ce que j'ai fait pendant la campagne et dès le début de mon mandat avec des mesures d'urgence, mon obsession est de vérifier que ces principes sont appliqués dans chaque école et à chaque moment de la journée avec la même rigueur. Par ailleurs, il faut dire qu'il y a une accélération des procédures sur le plan judiciaire. J'en remercie la brigade des mineurs ainsi que les services de la procureure, parce que c'était attendu des parents, attendu de moi et de l'administration, mais aussi des agents eux-mêmes, car il faut sortir de ce climat de suspicion.

Ça, c'est pour la sanction, et la sanction de ce qui s'est déjà passé est impérative. Pour l'avenir, parce que cette même personne me dit que la solution est simple même si évidemment cela ne doit pas être si simple : il faut former les professionnels. Est-ce que les critères pour devenir animateur dans le périscolaire ont été durcis ?

D'abord, ils ont été durcis. Il y a eu des renforcements en formation obligatoire, notamment en prévention des violences ordinaires et des violences sexuelles. Je voudrais toutefois apporter une nuance, parce qu'il faut dire la vérité : ce n'est pas vrai que la formation permet, à elle seule, de garantir la prévention de la pédocriminalité. Cela reste nécessaire, évidemment. Mais il faut faire attention à ne pas simplifier le lien entre le risque de pédocriminalité et les statuts de formation ou d'emploi.

En réalité, tous les milieux et tous les métiers peuvent être touchés. Et contrairement à ce que l'on croit, c'est majoritairement le fait d'hommes mais pas uniquement. Je veux donc dire aux parents que je sais que la confiance a été profondément entamée. Je sais aussi que certains parents n'ont pas la possibilité de se passer du périscolaire. D'ailleurs, beaucoup de Parisiens continuent d'y avoir recours, et c'est normal.

Je veux également rappeler que nous avons beaucoup de professionnels extrêmement engagés et très professionnels, qui sont eux-mêmes aujourd'hui en tension. Des discussions exigeantes sont en cours sur les conditions d'emploi, de suspension, de formation et de rémunération. Je vais regarder, école par école, avec l'ensemble des professionnels qui travaillent à mes côtés, pour vérifier que les procédures mises en place et renforcées sont bien appliquées. Je veux recréer le cadre de la confiance. Des mesures spectaculaires ont été prises depuis plusieurs semaines. Je veux tout simplement que les gens aient confiance en l'école publique.

Parce que, quand même, un agent arrêté dans une école du 10ᵉ arrondissement a été embauché, après un non-lieu, dans le 11ᵉ quelques mois plus tard. Comment comprenez-vous que cela paraisse complètement invraisemblable ?

D'abord, je le comprends et je m'en excuse. Il se trouve qu'une réunion d'information et de présentation du rapport de l'Inspection générale sur ce cas a été organisée hier soir. J'en remercie le maire d'arrondissement ainsi que mon adjoint de l'avoir encadrée. La première chose, c'est que ce genre de situation n'est plus possible. Ce n'est plus possible.

Vous êtes affirmatif ?

Je suis affirmatif. Mais je veux revenir dans le détail, parce qu'il y a aussi un problème de droit que j'ai évoqué avec les autorités. Nous sommes dans un cas de suspicion d'agression sexuelle, d'enquête puis de classement sans suite. La personne est donc innocentée. Je comprends que, pour les parents et c'est aussi mon cas, cela ne signifie pas nécessairement qu'elle soit innocente dans les faits. Mais en droit, elle l'est. Cela crée une tension centrale autour du principe de défense et de la possibilité d'être blanchi dans ce type d'affaires. Aujourd'hui, en droit, il n'existe pas de conditions nous autorisant à sanctionner cette personne. Si cette personne est fonctionnaire, elle a le droit d'être réintégrée. Mais je le dis clairement : ce n'est plus possible. Des personnes mises en cause et je parle bien de suspicions de violences sexuelles, pas de simples comportements inadaptés ne doivent plus se retrouver dans de telles situations.

Nous avons engagé un travail méticuleux, qui se poursuit en permanence. Je connais bien ces affaires, je connais l'incompréhension des parents, et elle est aussi la mienne. Ce sujet devra être traité. Pourquoi ? Parce qu'il existe des personnes innocentes, bien sûr. Mais il n'est pas rare que des agents ou des professionnels, quel que soit leur secteur d'activité, soient mis en cause pour des violences sexuelles et fassent l'objet d'investigations allant parfois jusqu'à la garde à vue, comme dans le cas que vous évoquez. Donc, premièrement, c'est scandaleux et je m'en excuse. Deuxièmement, ce n'est plus possible, et je veillerai à ce que cela ne se reproduise jamais.

Open Questions

  • Comment les nouvelles procédures seront-elles concrètement appliquées pour éviter que des situations invraisemblables ne se reproduisent ?
  • Quelles sont les discussions en cours sur les conditions d'emploi, de suspension, de formation et de rémunération des animateurs ?
  • Comment l'administration compte-t-elle concilier le droit de réintégration des fonctionnaires innocentés par la justice avec la nécessité de garantir la sécurité des enfants ?

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This article was originally published by France Info.

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