Breaking
ITGiordania intercetta missili iraniani nello spazio aereoCN今年第9号台风“巴威”来势汹汹,预计11日登陆或擦过台湾岛北部沿海ARإيران تستهدف قواعد أمريكية في الخليج والأردن رداً على قصف أمريكي لـ90 هدفاً عسكرياً إيرانياًTROrdu'da Denize Girmek YasaklandıFRCanicule : la chaleur devrait persister au moins jusqu'au 14 juillet en FranceRUСилы ПВО Иордании сбили восемь ракет, запущенных со стороны ИранаRUЛодка с пятью людьми перевернулась на реке Алдан в ЯкутииARالأنظار تتجه نحو مواجهة المغرب وفرنسا في ربع نهائي كأس العالمJP山本太郎氏、代表辞任・政界引退を表明 スピード違反と健康問題でCN匈牙利暂停中国恩捷股份生产许可,因大规模铝污染ITGiordania intercetta missili iraniani nello spazio aereoCN今年第9号台风“巴威”来势汹汹,预计11日登陆或擦过台湾岛北部沿海ARإيران تستهدف قواعد أمريكية في الخليج والأردن رداً على قصف أمريكي لـ90 هدفاً عسكرياً إيرانياًTROrdu'da Denize Girmek YasaklandıFRCanicule : la chaleur devrait persister au moins jusqu'au 14 juillet en FranceRUСилы ПВО Иордании сбили восемь ракет, запущенных со стороны ИранаRUЛодка с пятью людьми перевернулась на реке Алдан в ЯкутииARالأنظار تتجه نحو مواجهة المغرب وفرنسا في ربع نهائي كأس العالمJP山本太郎氏、代表辞任・政界引退を表明 スピード違反と健康問題でCN匈牙利暂停中国恩捷股份生产许可,因大规模铝污染
Newsgather
BackPourquoi les Français regardent-ils toujours la météo à la télévision ?
Pourquoi les Français regardent-ils toujours la météo à la télévision ?
NEWS
20 Minutes5/23/2026Media5 min readFrance

Pourquoi les Français regardent-ils toujours la météo à la télévision ?

Quick Look

  • Malgré les applications mobiles, les bulletins météo télévisés conservent une forte audience en France.
  • Des présentateurs expliquent ce succès par l'aspect vital et quotidien de la météo, leur capacité à vulgariser des informations complexes et leur rôle d'alerte face au changement climatique, tout en évitant la culpabilisation ou l'anxiété.

AI-generated summary

Why It Matters

Les bulletins météo à la télévision française conservent une forte audience malgré la disponibilité des prévisions sur smartphone. Cet article explore les raisons de ce succès auprès de trois présentateurs météo reconnus.

Font size

Demain, le ciel sera dégagé. Attendez-vous à des températures élevées sur toute la France. Il fera 30 °C à Orléans, 26 à Cherbourg et 25 à Perpignan. » Que ce soit à la radio, à la télé ou même dans les journaux papiers, le bulletin météo affiche toujours les meilleures audiences. Encore plus quand les phénomènes sont extrêmes, comme la vague de chaleur que nous connaissons en cette fin mai après un week-end de l’Ascension des plus froids. Le succès des bulletins n’est pas nouveau mais il peut interroger. Comment expliquer qu’à l’heure où la météo s’affiche en direct sur nos téléphones, nous soyons toujours si nombreux à suivre ces prévisions ?

Pour le savoir, 20 Minutes s’est entretenu avec trois noms bien connus, qui officient comme présentateur et présentatrices météo depuis plusieurs décennies. En amont du Meet-up du Forum de la météo et du climat, où ils seront présents samedi à Rennes (où il fait toujours beau), Évelyne Dhéliat (TF1), Christine Pena (France Info) et Laurent Romejko (France Télévisions) ont accepté de répondre à quelques questions. L’occasion aussi d’évoquer l’évolution du métier à l’heure du changement climatique et de la désinformation.

Comment expliquez-vous que les Français soient toujours si nombreux à suivre vos bulletins ?

Évelyne Dhéliat : Parce que la météo, c’est la vie ! C’est ça qui gère notre quotidien. C’est un sujet qui est dans toutes les discussions donc les gens s’y intéressent. Regardez en ce moment. Pour le week-end de l’Ascension, tout le monde ne parlait que du froid. Et là, maintenant qu’il va faire beau et chaud, on en parle encore.

Christine Pena : Je pense que c’est parce que ça touche au quotidien des gens. La météo détermine comment les gens vont s’habiller, ce qu’ils vont faire dans la journée ou dans le week-end. Je crois aussi que quand on touche à la météo, on aime bien comparer, pour vérifier que ce sont bien les bonnes infos. On va regarder différents sites, différentes applications. Tout le monde est un peu devenu prévisionniste. Mais j’ai la sensation que nous, on sait parler aux gens.

Vous arrive-t-il que l’on vous tienne responsable du temps quand il ne fait pas beau ?

Christine Pena : C’est mon quotidien avec les collègues. Quand il pleut, ils me disent tout le temps : qu’est-ce que tu fous Christine ? Dès qu’on me croise, on m’en parle comme si j’avais la solution. Les gens me demandent s’il va faire beau pour leur week-end ou s’il y aura de la neige quand ils iront à la montagne. C’est un vrai sujet de préoccupation.

Évelyne Dhéliat : Dans la rue, il m’arrive régulièrement que les gens me disent quand ils en ont marre du temps et me demandent si je ne peux pas y faire quelque chose. C’est de l’humour, parce qu’ils savent pertinemment que je ne peux rien y faire. Mais il m’est déjà arrivé de recevoir des courriers de personnes qui avaient écouté mes prévisions et que ça ne s’était pas concrétisé. J’avais un hôtelier de la Côte d’Azur qui m’avait écrit parce qu’on avait prévu de la pluie et que ses clients avaient annulé, alors qu’il avait fait très beau. Mais, c’était il y a longtemps.

Aujourd’hui, vos prévisions sont aujourd’hui beaucoup plus fiables…

Laurent Romejko : Les progrès technologiques ont été considérables. Quand j’ai commencé, les prévisions au-delà de deux ou trois jours, c’était très compliqué. J’ai vraiment vu le métier évoluer. Parce que les modèles informatiques ont évolué, nos connaissances aussi.

Évelyne Dhéliat : On a aussi vu évoluer l’image des cartes météo qui sont diffusées à l’écran. Avant, c’était une image fixe. Aujourd’hui, on peut voir les évolutions dans la journée. Mais on n’a pas tout révolutionné non plus. Parce que les téléspectateurs ont besoin de comprendre quel temps il fera chez eux au premier regard.

Vous êtes davantage pris au sérieux aujourd’hui que par le passé ?

Laurent Romejko : Clairement. Quand on a commencé avec Evelyne, on ne nous accordait pas beaucoup de crédit. On parlait de la météo comme on parlait de l’horoscope. Le sujet est petit à petit entré dans l’actualité, on nous prend davantage au sérieux. On a pris un rôle de plus en plus important au fil des années. Avant la tempête de 1999, il n’y avait pas de vigilance météo. Et avant l’été 2003, il n’y avait pas d’alerte canicule. Grâce aux prévisions plus précises et aux messages de vigilance, on a des bilans humains qui sont quand même beaucoup moins lourds. On participe à une mission avec l’État pour protéger les biens et les personnes.

Christine Pena : Quand j’ai démarré ma carrière, j’étais vu comme une animatrice radio. Aujourd’hui, j’ai une carte de journaliste. Je ne suis pas météorologue mais j’ai des connaissances solides. On voit que le métier a évolué.

Le changement climatique a-t-il changé votre manière de travailler ?

Évelyne Dhéliat : Oui, parce que quand j’ai commencé, personne n’en parlait. Notre rôle, c’est aussi d’alerter les gens, de les sensibiliser. Mais on doit le faire sans les culpabiliser, en essayant de garder un côté positif.

Laurent Romejko : Notre rôle n’est pas simple. On a un rapport privilégié avec les téléspectateurs parce que la météo est un rendez-vous convivial. Mais c’est aussi devenu un sujet grave. On ne peut pas plomber le moral de tout le monde. On doit garder un rôle de vulgarisation pour faire passer des messages. Nous ne sommes ni des scientifiques, ni des militants. Nous devons trouver le bon discours. Rester abordables sans être anxiogènes.

Dans ce contexte, faites-vous attention au choix des mots que vous employez ?

Christine Pena : Oui et non. Quand il fait un temps pourri comme cet hiver, on a le droit de dire à l’antenne qu’on n’en peut plus de la pluie. J’aime garder cette légèreté, je pense que ça permet de rester proche des gens. C’est pour ça que j’emploie des mots simples.

Évelyne Dhéliat : Oui. Par exemple, je n’emploie plus l’expression « faire beau ». Il va faire beau, ça ne veut rien dire. Il va faire beau pour qui ? Pour les agriculteurs qui attendent de la pluie, ça peut être une catastrophe ? Alors que les professionnels du tourisme attendent le soleil. J’essaye de faire de l’information, d’avoir un message informatif.

Comment faites-vous face aux climatosceptiques qui refusent de croire au changement climatique ?

Évelyne Dhéliat : La désinformation, je vais être honnête, moi je préfère l’ignorer. Nous sommes face à des évidences. Les scientifiques ne formulent plus des hypothèses, ils ont des certitudes. Les faits sont là et le climat se réchauffe, avec toutes les conséquences que cela peut avoir. Les climatosceptiques sont sur un chemin qui ne mène à rien. Les écouter, c’est leur donner trop d’importance.

Open Questions

  • Quelle est la proportion exacte de Français qui consultent encore la météo télévisée ?
  • Comment les applications mobiles et les bulletins télévisés se complètent-ils ou se concurrencent-ils ?
  • Quelles sont les stratégies spécifiques des chaînes pour maintenir l'engagement de leur audience météo ?
  • Quel est l'impact précis de la désinformation climatique sur la perception des bulletins météo ?

Related Topics

This article was originally published by 20 Minutes.

Related Stories

More on this topicmétéo