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Procès en appel du financement libyen : Nicolas Sarkozy prend ses distances avec Claude Guéant
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France24 France4/10/2026Politics6 min readFrance

Procès en appel du financement libyen : Nicolas Sarkozy prend ses distances avec Claude Guéant

Lors de son interrogatoire, l'ancien président a réitéré son innocence et qualifié les accusations de machination du clan Kadhafi.

Quick Look

  • Nicolas Sarkozy, jugé en appel pour le financement libyen de sa campagne 2007, se distancie de son ancien bras droit Claude Guéant.
  • Il nie toute corruption et soutient la thèse d'une machination orchestrée par le clan Kadhafi en représailles à son rôle politique.

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Why It Matters

Nicolas Sarkozy est jugé en appel pour le financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Il a été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme.

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"J'ai été surpris, interloqué, parfois j'ai eu l'impression de ne pas avoir affaire à la même personne." Interrogé tout au long de la quatrième semaine du procès en appel de l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle 2007, Nicolas Sarkozy a pris ses distances avec son ancien secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, qui est soupçonné d'avoir participé à la mise en place d'un "pacte corruptif" lors d'une rencontre en Libye avec Abdallah Senoussi à l'automne 2005.

L'ancien président de la République et neuf coprévenus sont jugés en appel depuis le 16 mars et jusqu'au 3 juin. En première instance, le 25 septembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Nicolas Sarkozy coupable d'association de malfaiteurs et l'a condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme, 100 000 euros d’amende, l’interdiction de toute fonction publique pour cinq ans et une privation de ses droits civils et civiques pour la même durée, en raison d'une "corruption au plus haut niveau" d'une "exceptionnelle gravité". Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard.

Depuis l'ouverture du procès mi-mars, l'attitude réservée de l'ex-chef de l'État tranche avec sa posture prolixe et bouillonnante du procès en première instance. C'est dans ce style plus sobre que Nicolas Sarkozy a entamé ses journées d'interrogatoire, grave, s'employant à répondre posément au président de la cour, Olivier Géron. Mais sur le fond, il ne varie pas : "Il n'y a pas eu le moindre pacte", "il n'y a pas un centime d'argent libyen dans ma campagne".

Au cœur de l’interrogatoire, les rencontres de Claude Guéant et Brice Hortefeux avec Abdallah Senoussi, condamné à perpétuité en France en 1999 pour avoir commandité un attentat contre un DC-10. L’ancien président comprend la "colère" et le "chagrin" des proches des victimes de l'attentat, mais martèle : "La vérité c'est que jamais, jamais, je n'ai promis ou agi en faveur de M. Senoussi".

Toutefois, en laissant l'intermédiaire Ziad Takieddine s'immiscer dans l'organisation de son déplacement en Libye en octobre 2005, Claude Guéant "commet une erreur", estime l'ancien chef de l'État. Nicolas Sarkozy s'interroge sur les raisons pour lesquelles son bras droit a accepté ce dîner, supposant qu'il a "surestimé les connaissances et l'entregent de M. Takieddine".

Au deuxième jour de son interrogatoire, Nicolas Sarkozy a réitéré sa thèse d'une accusation montée de toutes pièces par le clan Kadhafi par "haine" pour son rôle dans la chute du régime, notamment après qu'il a reconnu le Conseil national de transition (CNT) en 2011. "C'est un choc pour Kadhafi (...) Là est l'insulte profonde pour Kadhafi. Pour lui, la Libye, c'est lui", a-t-il déclaré.

Le président Olivier Géron a confronté l'ex-président aux carnets posthumes de Choukri Ghanem, évoquant une discussion en 2007 sur un financement accordé à la campagne Sarkozy. L'ancien président a balayé ces éléments, affirmant que Béchir Saleh a apporté un démenti formel.

Enfin, Nicolas Sarkozy a expliqué ses propos virulents tenus après sa condamnation en première instance, invoquant un "état de choc". Il a précisé que le mot "haine" visait les kadhafistes, l'officine Mediapart et une partie du réquisitoire du parquet national financier.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Le procès se poursuivra avec les témoignages des autres coprévenus.

    Very likely · Within weeks

  • La défense continuera de contester l'absence de preuves matérielles bancaires.

    Very likely · Within days

Open Questions

  • Quelles preuves concrètes la cour détient-elle au-delà des témoignages ?
  • Quel sera l'impact final des carnets de Choukri Ghanem sur le verdict ?

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This article was originally published by France24 France.

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