Projet de centrale photovoltaïque rejeté dans les Landes pour protéger des espèces menacées
Quick Look
- La préfecture des Landes a rejeté un projet de centrale photovoltaïque à Arengosse, invoquant la protection d'espèces menacées comme le Fadet des laîches et la Fauvette pitchou.
- La commune renonce à des revenus locatifs importants.
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Why It Matters
Un projet de centrale photovoltaïque à Arengosse, initié après la tempête Klaus, a été rejeté par la préfecture des Landes en raison de la présence d'espèces protégées.
Le projet de centrale photovoltaïque sur la commune d'Arengosse a été rejeté par la préfecture des Landes mercredi, rapporte ICI Gascogne , lundi 22 juin.
Les services de l'État ont estimé que le projet était incompatible avec la préservation de plusieurs espèces protégées, notamment le Fadet des laîches (un papillon) et la Fauvette pitchou (un passereau), "deux espèces menacées en mauvais état de conservation".
Depuis 2009 et les dégâts causés par la tempête Klaus, plusieurs hectares de massifs forestiers avaient laissé la place à un terrain laissé en friche. Les élus d'Arengosse initient alors le projet d'une centrale photovoltaïque et un contrat est engagé avec la société girondine Valorem, spécialiste de l’éolien et du solaire, permettant un apport de 120 000 euros de loyer à la commune durant 30 ans. Dès le début de ce projet, les associations environnementales s'y opposent. Mais par deux fois, il est confirmé par la justice.
En 2026, c'est finalement la préfecture des Landes qui refuse le projet avec un arrêté. En 17 ans, le terrain a été conquis par plusieurs espèces protégées, dont le Fadet des laîches, protégé sur le plan européen et national, ou encore la Fauvette pitchou, un passereau jugé "quasi menacé", espèce "inscrite sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine dans la catégorie 'en danger'", rappelle l'arrêté. Les services préfectoraux ont donc opposé un refus à la demande d'autorisation environnementale.
Un projet destructeur, selon la préfecture
La municipalité d'Arengosse doit donc se résoudre à renoncer aux loyers et revoir son budget. "Pour les petites communes comme les nôtres où on n'a aucune rentrée d'argent et où l'État se désengage de plus en plus, c'est un coup très dur", a déclaré le maire Stéphane Salvary à ICI Gascogne. "Nous avons des projets, des biens communaux qui vieillissent et on n'a pas les moyens de les entretenir correctement", déplore-t-il.
Le projet visait une centrale photovoltaïque "d'une puissance installée de 14,3 mégawatt-crête (MWc), d'une surface clôturée de 19,17 hectares, d'une surface défrichée de 25,45 hectares, d'une surface à débroussailler de 29,93 hectares", détaille l'arrêté de la préfecture des Landes. Un projet qui allait entraîner "la destruction, l'altération ou la dégradation d'habitats d'espèces protégées, ainsi que la destruction et la perturbation intentionnelle d'individus d'espèces protégées", note la préfecture pour justifier sa décision.
Open Questions
- Quelles alternatives financières pour la commune ?
- Y aura-t-il un recours ?
- Quel impact sur Valorem ?





