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Rapport sur l'audiovisuel public : les deputies votent lundi sur une publication sous haute tension
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France24 France4/27/2026Politics3 min readFrance

Rapport sur l'audiovisuel public : les deputies votent lundi sur une publication sous haute tension

Le rapport Alloncle de plus de 300 pages propose la suppression de France 4, Le Mouv' et une cure d'austérité de un milliard d'euros

Quick Look

  • Les deputies doivent voter lundi 27 avril sur la publication du rapport Alloncle sur l'audiovisuel public.
  • Ce document de plus de 300 pages contient près de 80 propositions choc, dont la suppression de France 4, France TV Slash et Le Mouv', la fusion de chaînes, et un milliard d'euros d'économies.
  • La publication est contestée en raison du « ton » du rapport, accusé d'attaques ad hominem et d'insinuations.

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Why It Matters

Ce rapport s'inscrit dans un contexte de bataille culturelle contre l'audiovisuel public en France, porté notamment par les médias du milliardaire Vincent Bolloré qui critiquent le coût et une supposée manque de neutralité du service public.

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Après des mois de travaux sous tension, des deputés doivent se prononcer, lundi 27 avril, sur la publication ou non du rapport sur l'audiovisuel public rédigé par le député UDR Charles Alloncle. Un vote favorable à la majorité des 30 membres de la commission d'enquête sur « la neutralité et le financement » de l'audiovisuel public est nécessaire pour que le rapport sur ce sujet devenu politiquement sensible soit rendu public une semaine plus tard.

Un vote négatif est une chose rarissime, mais les tensions qui ont émaillé les travaux et les premières réactions des parlementaires aux conclusions écrites de Charles Alloncle, qu'ils ont pu consulter à huis clos jeudi et vendredi, rendent tout pronostic hasardeux. Le député a prévenu lundi matin sur RMC : « Je ne me soumettrai pas à ce chantage qui consiste à supprimer des pans entiers » du rapport. Cependant, « quelque chose me dit qu'à la fin on arrivera à trouver un terrain d'entente ».

Les deputés, qui se réunissent à 14 h 30 à huis clos, étaient tenus au secret sur le fond du rapport. Mais de nombreux éléments ont fuité. Selon des sources proches de la commission, le document de plus de 300 pages contient près de 80 propositions, dont des mesures chocs qui soumettraient France Télévisions à une sévère cure d'austérité si elles étaient appliquées.

Charles Alloncle préconise par exemple de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, dédiées aux publics jeunes, pour « redéployer les moyens » sur une nouvelle offre diffusée sur France.tv et les réseaux sociaux. France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une « grande chaîne généraliste », tandis que Franceinfo et France 24 seraient aussi refondues dans une seule entité.

Côté radio, Charles Alloncle suggère de supprimer le Mouv', l'antenne de Radio France dédiée au hip-hop. Selon ses propositions, le milliard d'euros d'économies générées serait affecté à « l'entretien du patrimoine » de l'État et au désendettement du pays.

Parmi les autres mesures, Charles Alloncle propose de soumettre les figures de la télévision et de la radio publiques à une stricte neutralité, et de revenir à la nomination des dirigeants de France Télévisions et Radio France par l'Élysée. Un « retour à l'ORTF », critique un député du bloc central.

Au-delà des propositions, les deputés interrogés par l'AFP hésitent à donner leur feu vert à la publication du rapport en raison du « ton » employé, selon eux, par Charles Alloncle. « J'ai toujours été plutôt favorable à la publication pour ne pas nourrir l'idée que des choses sont cachées. Mais je ne peux pas laisser passer ce qui, dans le rapport, est faux », explique à l'AFP la députée macroniste Céline Calvez.

Un autre député, qui a tenu à garder l'anonymat, se demande si « l'Assemblée nationale peut cautionner qu'un rapport parlementaire soit fondé sur de telles méthodes de calomnie et d'insinuation ».

« Des attaques ad hominem proches de la diffamation, des insinuations et des mensonges », renchérit la députée PS Ayda Hadizadeh à l'AFP. Elle souhaite la publication des préconisations, mais pas du rapport dans son intégralité.

Samedi, le président de la commission, le député Jérémie Patrier-Letus (Horizons), a appelé ses membres « à la plus grande retenue », évoquant un « devoir de réserve » avant le vote. « Enterrer ce rapport serait une faute démocratique », a mis en garde Charles Alloncle la semaine dernière dans un entretien au magazine JD News, l'un des médias dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, qui ont pris pour cible l'audiovisuel public ces derniers mois en pointant son coût et un supposé manque de neutralité.

Le journal Le Monde a révélé que Lagardère News, propriétaire du JDD et du JD News, avait envoyé à des deputés de la commission d'enquête une série de questions à poser aux personnes auditionnées. Le lobbying, « c'est vieux comme l'Assemblée », a réagi Charles Alloncle, lundi.

Radio France, cible de certaines des questions suggérées par Lagardère News, a appelé à « faire toute la lumière sur des collusions éventuellement à l'œuvre avec des acteurs directement intéressés à la déstabilisation de l'un de leurs concurrents ».

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Le vote sera probablement favorable à la publication, mais avec des modifications du rapport

    Likely · Within days

  • Suite aux révélations sur le lobbying de Lagardère, une enquête parlementaire pourrait être demandée

    Possible · Within weeks

Open Questions

  • Le vote sera-t-il favorable à la publication ?
  • Quelles propositions seront retenues ou modifiées ?
  • Y aura-t-il des suites judiciaires pour les accusations de diffamation ?

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This article was originally published by France24 France.

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