Respect for Children: Beyond State Blame, Towards Structural Change
Quick Look
- Despite legal reforms and court rulings against parental violence, 84% of French parents admit to using ordinary educational violence.
- The article argues that true change requires structural shifts within families, challenging the traditional view of children as subordinate.
AI-generated summary
Why It Matters
La loi du 10 juillet 2019 interdit les violences éducatives ordinaires, et la Cour de cassation a statué qu'il n'existe pas de "droit de correction" parental. Malgré cela, une majorité de parents reconnaissent encore y recourir.
On blâme, légitimement, l’Etat, l’inertie des institutions, le système qui ne respecte ni ne protège nos enfants. Cela étant, cet élan de révolte est vain s’il n’est pas accompagné d’un changement structurel à la racine. C’est dans nos maisons que se construit – ou s’effondre – le respect de l’enfant en tant que personne : sa capacité à être lui-même, à dire non, à dire « j’ai mal », à exister sans avoir à se justifier.
La loi du 10 juillet 2019 a modifié le code civil français pour interdire explicitement toutes les formes de violences éducatives ordinaires et pour défendre l’exercice de l’autorité parentale sans violence physique ou psychologique. Plus encore, dans un arrêt historique du 14 janvier 2026, la Cour de cassation a tranché : Il n’existe aucun « droit de correction » parental en droit français. Aucune violence, même légère, ne peut plus être justifiée au nom de l’éducation. Et pourtant, indique en février le Baromètre des violences éducatives ordinaires de la Fondation pour l’enfance, 84 % des parents reconnaissent encore avoir recours à des violences éducatives ordinaires.
On le sait, on ne change pas tout un système par une seule loi ou une décision de justice. Cette intention politique, aussi nécessaire soit-elle, se heurte en effet dans son application à un blocage structurel : l’approche traditionnelle, profondément ancrée, transmise de génération en génération, selon laquelle l’enfant est un être de moindre valeur et serait par nature subordonné à l’adulte.
Or, les fondations d’une société qui reconnaît toute sa place à l’enfant se construisent d’abord au sein de nos maisons. Mais comment respecter pleinement la personne d’un enfant quand la nôtre ne l’a jamais été ?
Le respect de l’enfant, priorité nationale
Accompagner l’enfant à grandir et le protéger, y compris de nous-mêmes, est une mission immense, et difficile pour une raison précise : nous avons tous été des enfants et gardons tous des traces de notre éducation. Ce n’est pas une excuse mais un constat.
Open Questions
- Comment changer l'approche traditionnelle ancrée?
- Comment respecter l'enfant si l'on n'a pas été respecté?





