Breaking
GLOBALSuper Typhoon Bavi Makes Landfall in Guam and Northern Mariana IslandsCN中聯油脂大豆沙拉油檢出苯駢芘超標 食藥署公布257家下游業者名單UKAzteca Stadium Issues Shelter-in-Place Due to Severe Weather Ahead of Mexico vs. England World Cup MatchRUВ Ивановской области объявлен режим опасности атаки БПЛАITMondiali, caso Balogun: Fifa sospende squalifica, Trump ringraziaRUВ России стартует вторая волна приема заявлений в первый классRUБруно Гимарайнс не реализовал пенальти в матче ЧМ-2026 против НорвегииARارتفاع حصيلة زلزال فنزويلا إلى 3 آلاف قتيل وفرق الإنقاذ تقلص عمليات البحثTRPortekiz Teknik Direktörü Martinez'den İspanya Maçı Öncesi AçıklamalarUKSkydiver Dies After Incident Near Nottinghamshire AirfieldGLOBALSuper Typhoon Bavi Makes Landfall in Guam and Northern Mariana IslandsCN中聯油脂大豆沙拉油檢出苯駢芘超標 食藥署公布257家下游業者名單UKAzteca Stadium Issues Shelter-in-Place Due to Severe Weather Ahead of Mexico vs. England World Cup MatchRUВ Ивановской области объявлен режим опасности атаки БПЛАITMondiali, caso Balogun: Fifa sospende squalifica, Trump ringraziaRUВ России стартует вторая волна приема заявлений в первый классRUБруно Гимарайнс не реализовал пенальти в матче ЧМ-2026 против НорвегииARارتفاع حصيلة زلزال فنزويلا إلى 3 آلاف قتيل وفرق الإنقاذ تقلص عمليات البحثTRPortekiz Teknik Direktörü Martinez'den İspanya Maçı Öncesi AçıklamalarUKSkydiver Dies After Incident Near Nottinghamshire Airfield
Newsgather
BackRugby féminin : les doublons, une période délicate mais formatrice
Rugby féminin : les doublons, une période délicate mais formatrice
Sports
France Info5/23/2026Sports5 min readFrance

Rugby féminin : les doublons, une période délicate mais formatrice

Quick Look

  • Le championnat de rugby féminin Élite 1 fait face aux "doublons", périodes où les internationales sont retenues en sélection.
  • Cette situation, complexe pour les clubs aux effectifs réduits, offre cependant des opportunités de développement aux jeunes joueuses.

AI-generated summary

Why It Matters

Le championnat de rugby féminin Élite 1 doit gérer les périodes de "doublons", où les joueuses internationales sont absentes pour cause de sélection nationale. Cette situation affecte les clubs, dont les effectifs sont moins fournis que dans le Top 14 masculin.

Font size

C’est une période bien connue et identifiée des supporters du Top 14, qui impacte aussi le rugby féminin. L'Élite 1, le championnat de première division de rugby féminin, va reprendre ses droits, samedi 23 mai, avec un week-end de faux doublons, sans rencontre internationale au programme mais sans de nombreuses internationales laissées au repos.

Car à l’arrivée du printemps, l'Élite 1 doit aussi gérer ces fameux doublons, périodes délicates caractéristiques du rugby français au cours desquelles les championnats se poursuivent et les clubs évoluent sans leurs joueurs internationaux, retenus en sélection pour des tournois internationaux (Six nations, Rugby Championship, Pacific Four Series…). C’était notamment le cas pour les 10 équipes d’Elite 1 lors de la 15e journée, le week-end du 11-12 avril, marquant l’entrée en lice du XV de France dans le Tournoi des six nations.

Cette saison, les doublons ont même jalonné tout le championnat, puisque son coup d’envoi a été donné début octobre, alors que plusieurs internationales étaient encore au repos après la Coupe du monde, bouclée le 27 septembre en Angleterre. Avec des conséquences au quotidien, à l’entraînement ou en match.

La fenêtre internationale, une phase de "transition"

Pour les clubs, il faut d’abord apprendre à faire sans les absentes, dans des effectifs bien moins fournis qu’en Top 14. "Je n'ai pas 40 joueuses sous contrat, on est une association, on n'a pas de joueuses sous contrat à Bordeaux", détaille Laurent Treille, l’un des coprésidents du Stade Bordelais, pourvoyeur de nombreuses sélections. "Aujourd'hui, j’ai six filles qui sont sous contrat fédéral, qui sont payées par la Fédé, et les autres, ce sont la plupart du temps des étudiantes ou des filles qui travaillent dans la vie active", poursuit-il.

Avec moins de joueuses globalement à disposition, il est plus difficile de compenser le poids des absences. "C'est compliqué, on n'a pas des effectifs qui sont encore pléthoriques dans les clubs. Quand les joueuses partent, c'est difficile pour les clubs, les filles qui restent en club, ce n’est pas simple pour elles non plus", abonde Safi N’Diaye, consultante France Télévisions, ancienne internationale et ancienne manager du rugby féminin à Montpellier. "C’est une phase de transition, la fenêtre internationale." Surtout quand les doublons se transforment en triplons, quand les calendriers du Tournoi des six nations et du Pacific Four Series, compétition régionale qui regroupe la Nouvelle-Zélande, le Canada, les Etats-Unis et l’Australie, se superposent.

De quoi parfois s'interroger sur la tenue de ces doublons, estime Laurent Treille, qui a vu 15 de ses joueuses à Bordeaux appelées en préparation des échéances internationales en avril, dont 11 en équipe de France : "A la limite, qu'en début de saison, on fasse le premier ou le deuxième match en doublon, éventuellement. Mais on a eu un mois de janvier à trous, un mois de février à trous. Pourquoi on n’enchaîne pas des matchs pour éviter qu'il y ait ces doublons, ce que font très bien les Anglaises d'ailleurs ?".

C’est sûr qu’avec un effectif un peu plus réduit que les autres clubs où ils ont l'habitude, quand on a quatre joueuses importantes qui partent, bien sûr, que ce soit aux entraînements ou en match, c'est toujours un peu impactant.

Stéphane Beyt Gamonet, mqnager général de Toulon

à franceinfo: sport

Pour tenter de gérer au mieux les périodes des doublons, les clubs s’organisent sur le plan du recrutement. "On a essayé d'anticiper ce scénario dans la gestion de l'effectif quand on a, avec mon collègue Vincent Fargeas, mis en place notre recrutement et le plan de succession. Donc on n'était pas inquiet en termes de quantité", explique Fabrice Ribeyrolles, l’entraîneur de l’ASM Romagnat, qui a compté cinq Françaises et une Italienne parties en sélection. Laurent Treille évoque aussi un "recrutement en conséquence" l'été dernier à Bordeaux.

Un enjeu déjà identifié par le promu Toulon, qui a découvert les doublons avec quatre joueuses en moins dans l’effectif au quotidien, comme l’assure le manager général Stéphane Beyt Gamonet : "On s'adapte, c'est une première année pour nous. L'année prochaine, on verra les choses aussi différemment, avec un effectif un peu plus élargi pour justement pallier ces absences-là."

La chance donnée aux plus jeunes

En interne, les clubs travaillent aussi pour garder les joueuses présentes occupées et impliquées. "Les joueuses restées en club doivent continuer à bosser très fort, techniquement, tactiquement, pour ne pas perdre du temps pendant ce Tournoi des six nations", affirme Safi N’Diaye, qui a connu les doublons à la fois en tant que joueuse et dirigeante. "Et quand les joueuses internationales reviennent, qu'il n'y ait pas de temps de transition entre les joueuses qui étaient parties, les joueuses qui sont restées, qu'il n'y ait pas une trop grosse différence de niveau."

D’autant que la période des doublons représente aussi une opportunité pour des individualités, notamment chez les plus jeunes, de se mettre en valeur. "Celles qui ont moins de temps de jeu savent que c'est un moment important dans la saison pour qu'on élargisse la feuille de match et qu'il y ait des temps de jeux plus importants pour certaines, et qu'on voie un peu les qualités d'autres qui n'ont pas encore pointé le bout du nez en Elite", détaille Fabrice Ribeyrolles. Avec des exemples concrets à Romagnat ces dernières semaines, comme celui d'Elia Brouat, titularisée à l'ouverture sur les deux matchs de doublons d'avril, et qui a "enchaîné deux prestations intéressantes en 10", selon l'entraîneur clermontois.

C’est aussi un moment pour les joueuses qui ont peu de temps de jeu de s’exprimer sur cette période-là. C’est le cas pour celles du Stade Toulousain et de Bordeaux qui ont des joueuses meilleures sur le poste le reste de la saison. Elles vont pouvoir s’exprimer, prendre de l’expérience, peut être décrocher une place de remplaçante, voire de titulaire sur les matchs de fin de saison.

Safi N'Diaye, consultante France Télévisions et ancienne manager du rugby féminin à Montpellier

à franceinfo: sport

"Ca nous permet de récompenser, de mettre en avant la formation et de valoriser les filles qui font de bons entraînements avec nous la semaine, et des bonnes prestations en Espoirs", appuie Fabrice Ribeyrolles, pour qui cette dynamique s'inscrit dans le projet global de la formation. "C'est exactement ce qu'on met en avant quand on recrute des filles de 18 ans, motivées, avec du potentiel. On leur dit, 'voilà, en fonction de ton investissement, de tes qualités d'entraînement et de matchs en espoir, progressivement, tu pourras monter, faire des feuilles en Elite'. C'est tout le projet de formation qui est mis en avant lors de ces doublons avec le XV de France." De quoi apprendre à négocier au mieux cette période spéciale qui touche aussi le rugby féminin.

Open Questions

  • Comment les clubs gèrent-ils concrètement le manque de joueuses lors des doublons ?
  • Quelles sont les conséquences financières pour les clubs de rugby féminin dues aux doublons ?
  • Existe-t-il des solutions pour mieux intégrer les joueuses moins expérimentées ?
  • Comment le calendrier international pourrait-il être réaménagé pour minimiser les doublons ?

Related Topics

This article was originally published by France Info.

Related Stories

More on this topicrugby