Sainte-Soline : quatre leaders associatifs condamnés en appel
Quick Look
- Quatre leaders associatifs et syndicaux impliqués dans la manifestation interdite de Sainte-Soline ont été condamnés en appel à des peines allant jusqu'à six mois de prison avec sursis ou amendes.
- Les opposants dénoncent une condamnation pour leur engagement politique.
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Why It Matters
Quatre leaders associatifs et syndicaux ont été condamnés en appel suite à la manifestation interdite de Sainte-Soline en 2023, qui protestait contre la création d'une réserve d'eau agricole.
Quatre leaders associatifs et syndicaux ayant coordonné la manifestation interdite de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), il y a trois ans, ont été condamnés en appel à des peines allant jusqu’à six mois de prison.
De violents affrontements avec les gendarmes, qui ont tiré quelque 5 000 grenades, avaient fait au moins 200 blessés parmi les opposants, dont deux placés dans le coma, et 40 du côté des gendarmes.
Comme en première instance, les leaders des collectifs écologistes Les Soulèvements de la Terre et Bassines non merci ont été condamnés à des peines de trois et six mois de prison avec sursis, tandis que deux dirigeants de la Confédération paysanne, qui avaient cessé d’appeler à la manifestation après son interdiction, doivent régler 800 euros d’amendes.
« On est condamnés pour notre engagement politique, parce que nous sommes porte-paroles de nos organisations et que la justice ne veut pas entendre le fonctionnement collectif », a réagi auprès de l’Agence France-Presse Julien Le Guet, pour qui la décision, « dans ce contexte caniculaire, vient remettre une couche sur l’incompréhension totale de nos institutions sur ce qui est en train de se jouer ».
Pourvoi en cassation des quatre hommes
Le 25 mars 2023, des milliers de personnes avaient bravé l’interdiction préfectorale dans ce village des Deux-Sèvres pour protester contre la création d’une vaste réserve d’eau agricole, qu’ils avaient rebaptisée « mégabassine » et présentaient comme un outil « d’accaparement d’un bien commun » par « l’agro-industrie ».
Dans ce projet de 16 réserves dans le Marais poitevin, que les promoteurs défendent comme une « adaptation au changement climatique », 12, dont trois sont déjà opérationnelles, n’ont pas été remises en cause par la justice, et quatre, dont celle de Sainte-Soline, ont été suspendues à la fin de 2024 pour menace à une espèce protégée, dans l’attente d’une dérogation.
« On a désobéi pour que la loi sur l’eau soit appliquée », a ajouté M. Le Guet, avant d’annoncer le pourvoi en cassation des quatre hommes. Le 6 mai, le militant avait déjà été condamné par la cour d’appel de Poitiers à six mois de prison ferme, une peine aménagée en assignation à résidence avec port du bracelet électronique.
Il était jugé notamment pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violence », « menace de dégradation » et « vol [d’une pelle à grains] » dans le cadre de plusieurs manifestations, en octobre 2022, à Sainte-Soline. La cour est allée bien au-delà des réquisitions du parquet, qui ne demandait pas de prison ferme.
What to Watch
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Les quatre hommes vont se pourvoir en cassation.
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Open Questions
- Quelle sera la suite de la procédure judiciaire ?
- Quel sera l'impact de ces condamnations sur l'engagement écologiste ?






