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Salariés français : les primes ne suffisent plus, ils réclament des augmentations de salaire
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Le Monde6/11/2026Labor2 min readFrance

Salariés français : les primes ne suffisent plus, ils réclament des augmentations de salaire

Quick Look

Face à l'inflation, les salariés français expriment leur mécontentement face aux primes ponctuelles et réclament des augmentations de salaire pérennes pour maintenir leur pouvoir d'achat, un sentiment partagé par divers secteurs professionnels.

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Why It Matters

Les salariés français, confrontés à l'inflation et à la complexification de leurs rémunérations depuis les années 1990, privilégient désormais les augmentations de salaire de base plutôt que les primes ponctuelles.

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Interrogée, mi-mai, sur son éligibilité à la prime carburant mise en place par le gouvernement, une aide à domicile s’emporte : « Mais plutôt que des aides et des primes, l’Etat ferait mieux de valider nos augmentations de salaire ! Ça fait quatre ans que c’est gelé ! » Comme un écho à cette revendication entendue si souvent sur les ronds-points de « gilets jaunes » : « Ce qu’on veut, c’est vivre dignement de notre travail ! » Au cours de l’hiver 2025-2026, c’est le délégué syndical d’une usine de poudre à canon qui s’inquiétait de voir la prime d’intéressement, liée à la performance, remplacer la hausse du salaire mensuel : « C’est aléatoire, ponctuel, et cela tombe tardivement. Nous, ce qu’on veut, c’est toucher chaque mois ce dont on a besoin pour vivre. »

Face à la remontée de l’inflation et dans le brouillard géopolitique actuel, il est évidemment plus rassurant pour les entreprises, elles-mêmes confrontées à des hausses de coûts, de proposer à leurs salariés des primes « ponctuelles », en fonction des ressources disponibles à l’instant T, que de s’engager sur une hausse durable de leur masse salariale.

Mais les salariés, eux, ne l’entendent plus de cette oreille. Tandis que leurs rémunérations n’ont cessé de se complexifier depuis les années 1990, avec des primes individuelles ou conjoncturelles (comme la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, en 2018, ou la prime de partage de la valeur, en 2022, des versements annuels liés aux résultats de l’entreprise (l’intéressement et la participation) ou des plans d’épargne ou d’actionnariat salarié, ils ont retenu de la précédente période d’inflation (2022-2024) qu’il n’est rien de plus efficace, fiable et pérenne pour maintenir leur pouvoir d’achat qu’une bonne vieille augmentation de leur salaire de base.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés La soudaine poussée de l’inflation ravive les enjeux autour des augmentations de salaires

Confrontés au déclin du modèle des hypermarchés, les employés de la grande distribution font le même constat. « Quand je suis arrivée, il y a vingt-quatre ans, on avait plein de primes, on était bien rémunérés », remarque une salariée d’une grande surface de l’Essonne. « La participation, certaines années, c’était plus d’un mois de salaire !, renchérit une collègue. Mais là, il n’y a plus rien. »

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Augmentation des négociations salariales axées sur les salaires de base.

    Likely · Medium term

  • Pression accrue sur les entreprises pour revoir leur politique de rémunération.

    Likely · Medium term

Open Questions

  • Quelle sera la réponse des entreprises aux revendications d'augmentation de salaire ?
  • Quelles mesures le gouvernement pourrait-il prendre pour encourager les augmentations de salaire ?
  • Quel sera l'impact de cette tendance sur les négociations salariales futures ?

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This article was originally published by Le Monde.

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