SNCF : Jean Castex se prépare à l'afflux de voyageurs malgré la canicule
Quick Look
- Jean Castex, PDG de la SNCF, assure que l'entreprise se prépare à l'afflux de voyageurs pour les vacances dès vendredi, mais ne peut garantir un service normal en cas de canicule.
- Il reconnaît des sous-investissements passés dans les infrastructures ferroviaires, exacerbant les problèmes liés à la chaleur.
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Why It Matters
La France s'apprête à connaître un nouvel épisode caniculaire après un précédent qui a affecté les infrastructures de transport, notamment ferroviaires.
Jean Castex, président-directeur général de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et ancien premier ministre, a assuré, mercredi 1er juillet, que l’entreprise ferroviaire se « préparait à faire face » à l’afflux de voyageurs dès vendredi pour les grandes vacances, sans pouvoir garantir un fonctionnement normal en situation de canicule.
« On a dû annuler préventivement cette semaine des rames pour les préparer, pour vérifier que tout marche bien et qu’elles soient pleinement opérationnelles à partir de vendredi [3 juillet] », a annoncé M. Castex sur France Inter. Pour la SNCF, les grands départs sont concentrés surtout le 3 juillet et le 10 juillet.
Les équipes travaillent « au maximum », a-t-il assuré, évoquant « [les] ateliers de maintenance, la surveillance de la voie, la surveillance des caténaires », où des cheminots « travaillent la nuit, en situation de chaleur intense pour que nous puissions donner le maximum ».
« Il doit y avoir quelques ajustements ici ou là, mais nous nous préparons à faire face le plus normalement possible », a affirmé Jean Castex. Toutefois, « je ne peux pas garantir que tout va marcher très bien à 100 % », a-t-il nuancé. « Il faut aussi bien dire une évidence : en situation tout à fait exceptionnelle, on ne peut pas attendre un service complètement normal. »
La France s’apprête à vivre à partir de la fin de semaine un nouvel épisode caniculaire, selon les prévisions de Météo-France, alors que le précédent, qui a duré deux semaines, a mis à mal les infrastructures de transport, en particulier ferroviaires.
Avec la hausse des températures, le métal des rails se dilate et les caténaires – les fils électriques courant le long des voies pour alimenter les trains – ont tendance à se détendre et certaines peuvent finir par être déchirées au passage des trains, ce qui coupe immédiatement l’alimentation électrique et la climatisation, comme cela a été le cas près de la gare de l’Est le 18 juin.
En conséquence, plusieurs trains sont tombés en panne, entraînant une coupure de la climatisation alors que des passagers restaient bloqués à l’intérieur des rames. Selon un bilan de la SNCF communiqué le 25 juin, près de 10 % des trains ont été annulés à cause de la canicule. « La semaine dernière, on a accueilli 2,7 millions de voyageurs sur les lignes SNCF, ceux qui ont été affectés par un grave problème, plus de trois heures de retard (…) c’est 33 000, ça fait 1,2 % », a expliqué le PDG de la SNCF, reconnaissant que c’est « toujours beaucoup trop ».
« On a accumulé quarante, cinquante ans de sous-investissements » dans les infrastructures, pour « les voies, la signalisation, les caténaires », mais aussi pour les trains Intercités, reconnaît M. Castex, interrogé par le journaliste Benjamin Duhamel au sujet du manque de préparation de la SNCF. L’ancien premier ministre cite notamment les rames Corail encore en service sur certaines lignes. « Il y a longtemps qu’elles auraient dû être remplacées », admet-il.
Et ce, « malgré des efforts colossaux faits par l’Etat, par les régions, par la SNCF », remarque Jean Castex. Et pour cause : pendant des décennies, « on a construit des TGV », justifie l’ex-premier ministre, pour qui il faut désormais investir à nouveau pour faire face aux épisodes caniculaires. « C’est en cours », lance-t-il. Il justifie ainsi les prix élevés des billets de train, notamment de TGV, par les investissements que la SNCF doit encore réaliser. « Quand on prend un billet TGV, il y a une partie élevée qui est affectée à l’investissement, mais c’est le prix de la modération », assure-t-il.
Interrogé sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle en 2027, l’ancien premier ministre assure que « ce n’est ni à l’ordre du jour, ni dans [son] horizon ». « Considérez que je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle, que vous avez devant vous le président de la SNCF », affirme-t-il. Et l’énarque d’ajouter : « Je me demande si aujourd’hui (…) la distinction n’est pas de ne pas être candidat. » Il nuance néanmoins : « Personne ne peut jamais fermer la porte arrière tout à fait. »
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La France connaîtra un nouvel épisode caniculaire à partir de la fin de semaine.
Very likely · Within days
La SNCF devra faire face à des ajustements et ne pourra pas garantir un service 100% normal en situation de canicule.
Very likely · Within days
Open Questions
- Comment la SNCF gérera-t-elle concrètement les annulations et retards pendant la canicule ?
- Quels sont les plans d'investissement spécifiques pour moderniser les infrastructures vieillissantes ?





