Sophie Binet (CGT) demande des négociations salariales généralisées
Quick Look
- La CGT, par la voix de Sophie Binet, réclame des négociations salariales généralisées et l'indexation des salaires sur les prix pour contrer le "déclassement massif".
- Elle juge insuffisante la hausse du Smic et critique le patronat et le gouvernement.
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Why It Matters
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, critique l'insuffisance de la prochaine revalorisation du Smic et le refus du patronat de négocier. Elle propose l'indexation des salaires sur les prix, une mesure qui existait en France jusqu'aux années 1980.
Sophie Binet propose de "réindexer l’ensemble des salaires sur les prix", comme c'était le cas "jusque dans les années 1980", pour éviter "le déclassement massif" qui est en train de se produire.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, appelle vendredi 22 mai à l’ouverture de négociations salariales généralisées, à quelques jours de la revalorisation automatique du Smic. "Il faut ouvrir les négociations partout, dans toutes les entreprises, dans toutes les branches", déclare-t-elle sur franceinfo. À compter du 1er juin, le Smic augmentera de 2,4%, soit environ 44 euros brut mensuels supplémentaires, une hausse indexée sur l’inflation. "C’est totalement insuffisant", juge la dirigeante syndicale.
Sophie Binet dénonce l’absence de "coup de pouce" depuis treize ans et estime que "le Smic est trop faible", évoquant "des millions de travailleurs" contraints de choisir "entre remplir leur frigo et faire leur plein d’essence", en particulier les femmes, majoritaires parmi les salariés au Smic.
La secrétaire générale de la CGT juge "scandaleux" le comportement du patronat, qui "refuse de négocier". Selon elle "au 1er juin, il va y avoir 80% des branches professionnelles avec des minima inférieurs au Smic".
La responsable syndicale a aussi pointé le gouvernement, rappelant qu’il s’était engagé à sanctionner ces branches. "C’est interdit par la loi" et "le décret de sanction n’est toujours pas sorti", déplore-t-elle.
Pour y remédier, la CGT propose "d’indexer l’ensemble des salaires sur les prix et sur le Smic", comme "en Belgique et au Luxembourg", afin que "quand le Smic augmente, tous les autres salaires suivent". "C'est ce qui existait en France jusque dans les années 1980 et ça fonctionnait très bien", assure la syndicaliste. "Il faut mettre en place ce dispositif très simple pour empêcher le déclassement massif qu'on est en train de vivre", insiste Sophie Binet.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
The CGT will likely continue to pressure the government and employers regarding salary negotiations and indexation.
Very likely · Within weeks
Further protests or strikes may be organized by the CGT if their demands are not met.
Possible · Within months
The government may eventually release the sanction decree for branches with minima below the Smic.
Possible · Within months
Open Questions
- When will the government finally release the sanction decree for professional branches with minima below the Smic?
- What specific measures will the CGT take if negotiations are not opened?
- What is the exact percentage of professional branches whose minimum wages are below the Smic?
- How will the proposed indexation system be implemented and what are its potential economic impacts?





