Le président français appelle à un effort international accru pour défendre le ciel ukrainien face à la pénurie critique d'intercepteurs.
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L'Ukraine fait face à une pénurie critique d'intercepteurs pour contrer les missiles russes. Le projet Freya vise à développer des capacités antibalistiques moins coûteuses.
Après les frappes russes ayant visé un centre commercial, Emmanuel Macron a exprimé samedi son « horreur » et son « émotion », annonçant l’envoi de nouveaux missiles « intercepteurs » pour « donner à l’Ukraine tous les moyens nécessaires pour défendre son ciel ».
« Il est essentiel que tous les pays qui ont des moyens en leur possession se joignent aussi à cet effort » de soutien, a insisté sur X le président français, qui s’est entretenu samedi avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
Une pénurie critique d’intercepteurs
L’Ukraine souffre d’une pénurie d’intercepteurs face aux salves de missiles balistiques et de croisière russes tirés chaque jour sur le pays. La semaine dernière, Volodymyr Zelensky avait appelé les Américains à lui « vendre 5 % des missiles qu’ils ont en stock », assurant que cela suffirait à « passer l’hiver et sauver des vies ». L’armée ukrainienne a estimé que la Russie avait tiré en juillet plus de 450 missiles de différents types, dont près de 200 missiles balistiques.
Au moins 16 morts dans la ville natale de Zelensky
Vendredi, au moins 16 personnes sont mortes et plus d’une centaine d’autres ont été blessées lors de frappes russes aux drones visant, en plein jour, un important centre commercial de Kryvyï Rig, la ville natale du président ukrainien. Samedi, des sirènes d’alerte prévenant de frappes de missiles balistiques ont de nouveau retenti en pleine journée à Kiev. Quatre ans et demi après le début de l’invasion russe, les frappes de longue portée se multiplient des deux côtés du front, visant un nombre croissant d’installations civiles et faisant de plus en plus de victimes.
La coalition des volontaires se réunit lundi à Kiev
Dans ce contexte, la coalition des volontaires pour l’Ukraine, qui rassemble les pays soutenant Kiev, se réunira lundi à la mi-journée. Elle sera coprésidée par Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et, pour la première fois, par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham. Selon un responsable européen, une dizaine de participants, dont le président du Conseil européen António Costa, se trouveront à Kiev autour de Volodymyr Zelensky.
Le projet Freya, alternative au Patriot américain
En marge de la dernière réunion de la coalition, le 13 juillet à Paris, neuf pays européens, dont la France, se sont engagés à former une entente « purement défensive » pour développer des capacités antibalistiques au sein du projet Freya. Cette initiative portée par l’entreprise ukrainienne Fire Point se veut une alternative moins coûteuse au Patriot américain ou au missile Aster franco-italien. Emmanuel Macron avait aussi indiqué que Kiev allait se doter d’une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération, de conception franco-italienne. La France doit également fournir des radars et produire sous licence en Ukraine des bombes AASM, des missiles antiaériens Aster 30 et des missiles de croisière Scalp.
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Réunion de la coalition des volontaires à Kiev lundi.
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