Une bombe de la Seconde Guerre mondiale va paralyser une partie du Val-de-Marne ce samedi
Quick Look
- Une bombe aérienne de 500 kg datant de 1943, découverte le 7 juillet dans le Val-de-Marne, sera déminée ce samedi 25 juillet.
- L'opération nécessitera l'évacuation de centaines d'habitants de Choisy-le-Roi et Orly, la fermeture de transports et la mobilisation de policiers.
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Why It Matters
Une bombe aérienne de 500 kg datant de la Seconde Guerre mondiale, larguée en 1943 et non explosée, a été découverte le 7 juillet lors de fouilles archéologiques dans le Val-de-Marne.
Plus de 80 ans après avoir été larguée durant la Seconde Guerre mondiale, une bombe aérienne va mettre à l’arrêt une partie du Val-de-Marne, en banlieue sud de Paris, pendant plusieurs heures ce samedi 25 juillet. Découvert le 7 juillet dernier lors de fouilles archéologiques préventives menées sur le chantier de la future usine d’eau potable du Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif), l’engin sera déminé et neutralisé au cours d’une opération de déminage hors norme. Celle-ci nécessitera l’évacuation de centaines d’habitants, la fermeture de plusieurs axes de transport et la mobilisation de centaines de policiers.
Cette bombe est loin d’être un objet anodin. D’un poids total de 500 kg, dont 280 kg d’explosifs, elle a été larguée en 1943 mais n’a jamais explosé. «Elle a fait une chute de 4000 mètres mais n’a pas explosé, pour une raison inconnue. Tout son matériel est encore à l’intérieur et cela vieillit très bien», explique au Parisien Christophe Pezron, directeur du Laboratoire central de la préfecture de police de Paris (LCPP). Si elle venait à exploser aujourd’hui, des éclats pourraient être projetés jusqu’à 1200 mètres aux alentours, affirme-t-il.
Contrairement à d’autres opérations de déminage, la bombe ne pourra pas être détruite sur place. «À Colombes, en avril, nous l’avons fait exploser. Ici, impossible vu la proximité de certains réseaux, de produits chimiques, etc.», explique Christophe Pezron. Les démineurs vont donc découper la bombe, une première en Île-de-France. Une partie inerte d’environ 450 kg sera ensuite détruite ultérieurement dans le Val-d’Oise, tandis que les quelque 40 kg d’explosifs restants seront neutralisés sur place dans une fosse creusée à quatre mètres de profondeur. Le choix de la date de ce déminage a lui aussi nécessité quelques ajustements. Alors que ces opérations sont habituellement programmées le dimanche, celle-ci ne pouvait avoir lieu le dimanche 26 juillet en raison de l’arrivée du Tour de France à Paris, qui mobilise déjà de nombreuses forces de l’ordre. Les autorités ont donc retenu le samedi 25 juillet.
Les habitations évacuées
Pour permettre aux démineurs d’intervenir en toute sécurité, un périmètre de 700 mètres sera entièrement bouclé autour de la bombe. Les habitants des secteurs concernés de Choisy-le-Roi et d’Orly devront quitter leur domicile dès 7h afin d’avoir évacué la zone avant 9h, heure à laquelle le périmètre sera totalement fermé. Avant leur départ, ils sont invités à fermer les fenêtres, volets et rideaux, emporter leurs papiers d’identité, leurs médicaments, leur téléphone ainsi que leurs effets personnels indispensables. Les véhicules pourront, en revanche, rester stationnés à l’intérieur du périmètre. Ces habitants ne pourront regagner leur domicile que le soir.
Pour les personnes n’ayant aucune solution de repli, plusieurs sites d’accueil seront ouverts dès 7h, notamment le gymnase Léo Lagrange et la salle Le Royal à Choisy-le-Roi, ainsi que le gymnase Romain Rolland et le centre Andrée Chedid à Orly. Les habitants recevront par ailleurs plusieurs messages via le dispositif FR-Alert : un SMS d’information ce vendredi soir, puis plusieurs alertes samedi matin pendant toute la phase d’évacuation, avant un dernier message annonçant la fin des opérations.
Plusieurs centaines de policiers mobilisés
La sécurisation de l’opération mobilisera plusieurs centaines de fonctionnaires de police, chargés de contrôler les accès au périmètre et de s’assurer qu’une personne ne reste pas dans la zone interdite. La surveillance sera renforcée tout au long de la journée grâce à des caméras de vidéoprotection et à des drones. Des dizaines d’agents municipaux de Choisy-le-Roi et d’Orly participeront également au dispositif, aux côtés de la Croix-Rouge et de la Protection civile, notamment pour faire du porte-à-porte samedi matin et rappeler les consignes d’évacuation, à l’aide d’un véhicule équipé d’un haut-parleur.
L’opération entraînera également d’importantes perturbations dans les transports. La gare de Choisy-le-Roi fermera dès 8h du matin, afin d’éviter l’arrivée de voyageurs dans le périmètre d’évacuation. Le RER C sera interrompu entre Vitry-sur-Seine et Pont de Rungis - Aéroport d’Orly, ainsi qu’entre Vitry-sur-Seine et Juvisy, tandis que les circulations des Intercités et des TER empruntant l’axe Paris-Austerlitz seront également suspendues le temps de l’intervention, à partir de 9h30. Le tramway T9 circulera uniquement entre Porte de Choisy et l’arrêt Verdun-Hoche, et les lignes de bus 182, 183 et 185 éviteront le secteur à partir de 8h30.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La bombe sera déminée et neutralisée le samedi 25 juillet.
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Open Questions
- Quelle est la raison exacte de la non-explosion de la bombe en 1943 ?




