US and Iran sign peace protocol remotely to avoid diplomatic pitfalls
Quick Look
- Les États-Unis et l'Iran ont signé un protocole d'accord mettant fin à la guerre, à distance, pour éviter les écueils diplomatiques et les photos officielles.
- L'accord prévoit la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien en échange du rétablissement de la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz.
AI-generated summary
Why It Matters
Les États-Unis et l'Iran ont signé un protocole d'accord mettant fin à leur guerre, évitant une cérémonie officielle pour contourner les problèmes diplomatiques et politiques internes.
La signature devait être l'un des grands rendez-vous diplomatiques de la semaine. Tout le monde s'attendait à voir, vendredi 20 juin en Suisse, la signature officielle du protocole d'accord mettant fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran. Finalement, les deux présidents ont signé le texte à distance, dans la nuit de mercredi à jeudi, avec un temps de décalage entre les deux capitales.
Le protocole, qui inclut également le front libanais, a été signé par Donald Trump depuis la France. Le président américain l'a lui-même annoncé en quittant le château de Versailles, où il avait dîné avec Emmanuel Macron. "Je viens de le signer", a-t-il déclaré à la presse. Quelques heures plus tard, un responsable de la Maison Blanche a diffusé sur X une vidéo montrant Donald Trump signant le document aux côtés du président français, le pouce levé et le sourire aux lèvres. Pour l'heure, le flou demeure sur l'organisation éventuelle d'une cérémonie en Suisse. Le médiateur pakistanais a laissé entendre qu'elle pourrait avoir lieu, sans qu'aucune confirmation n'ait été apportée.
À lire aussi
Éviter la photo du vainqueur et du vaincu
Cette signature anticipée présente plusieurs avantages pour les deux camps. D'abord, elle évite la traditionnelle photo officielle qui aurait immédiatement alimenté les commentaires sur le "winner" et le "loser" de cette guerre. Elle permet aussi de contourner un délicat problème protocolaire : qui aurait dû représenter l'Iran face au président américain ? Massoud Pezeshkian, président de la République aux pouvoirs limités, ou le guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, véritable détenteur du pouvoir politique et religieux, mais que l'on dit blessé et défiguré ?
Ce choix répond également à des considérations politiques internes. Du côté iranien, la méfiance reste forte. Une rencontre officielle aurait pu accentuer les divisions au sein du régime, alors qu'une partie des responsables les plus radicaux demeurent opposés à cet accord. La signature à distance permet de préserver une certaine unité de façade. Côté américain, cette mise en scène plus discrète contribue aussi à atténuer l'image d'un compromis qui pourrait être perçu comme une défaite politique. Certains observateurs estiment d'ailleurs que Donald Trump pourrait rapidement ouvrir un nouveau front diplomatique ou géopolitique afin de détourner l'attention de cet épisode.
Sur le fond, le protocole dévoilé par les deux parties prévoit que les États-Unis suspendent immédiatement leurs sanctions sur la vente de pétrole iranien et lèvent le blocus naval des ports iraniens. L'ensemble des sanctions pourrait être supprimé à l'issue d'une période de négociations de 60 jours, si un accord définitif est trouvé.
En contrepartie, l'Iran devra permettre, dans un délai de 30 jours, le rétablissement complet de la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, dont le blocage continue de peser sur l'économie mondiale. Téhéran aurait toutefois réaffirmé son intention de faire payer aux navires un droit de passage une fois l'accord définitif signé. Le texte prévoit également des discussions sur le nucléaire ainsi que la création d'un fonds destiné à la reconstruction et au développement économique de l'Iran.
Enfin, comme cela avait déjà été évoqué il y a deux jours, l'accord final devra être validé par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU. Une disposition qui apparaît, pour certains observateurs, comme une petite humiliation diplomatique infligée à Donald Trump.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Donald Trump pourrait lancer un nouveau front diplomatique pour détourner l'attention.
Possible · Short term
Open Questions
- Y aura-t-il une cérémonie en Suisse ?
- Quel sera le prix du passage pour les navires ?
- L'accord nucléaire sera-t-il finalisé ?




