Venezuela : Secours et soutiens après les séismes à Catia la Mar
L'université maritime transformée en centre d'hébergement et de distribution alimentaire
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Deux séismes dévastateurs au Venezuela : Catia la Mar en pleine reconstruction avec l'aide de l'université maritime, maintenant centre de secours.
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Why It Matters
Deux séismes de forte magnitude ont ravagé des régions du Venezuela, notamment Catia la Mar.
Après les cataclysmes, viennent les soutiens. Les secours se mettent en place au Venezuela, deux jours après la catastrophe, où deux séismes de forte magnitude ont dévasté des régions entières. À Catia la Mar, sur la côte à quelques kilomètres de la capitale, le chaos s'empare des lieux. En appui des services d'urgences, l'université maritime s'est transformée en centre d'hébergement et de distribution alimentaire pour sinistrés.
Au moins, "on a un peu de tout : il y a des serviettes hygiéniques, des gâteaux secs, des pâtes, du riz, du sérum physiologique, et quelques paquets de farine", détaille Luis, qui vient de recevoir un colis alimentaire. Les denrées, adaptées aux besoins de sa famille, permettront de nourrir ce père et ses quatre enfants, encore très jeunes. "On vit juste en face, dans cet immeuble qui est coupé en deux maintenant. Il est complètement détruit. C'est un miracle que l'on soit vivants, alors, on avance. Dieu merci il n'est rien arrivé à ma famille", détaille-t-il. "Catia la Mar est vraiment dévastée"
À l'image d'une trentaine d'autres familles, Luis a tout perdu et a trouvé refuge à l'université. Le recteur de l'établissement, Guillermo Ruit, se désole que "Catia la Mar [soit] vraiment dévastée. Dans le voisinage nous avons environ 300 familles, et nous leur distribuons de la nourriture mais aussi des soins médicaux". "Nous avons tout de suite décidé d'utiliser l'université comme centre de dons et camp d'hébergement." Guillermo Ruit, recteur de l'université de Catia la Mar à franceinfo
Malgré la quantité de dons, de nombreux manques se ressentent, comme l'explique Leyli, une sinistrée : "À l'extérieur ils ont besoin de nourriture, de médicaments aussi, et surtout ils ont besoin d'eau, de beaucoup d'eau pour s'hydrater, pour cuisiner, pour se laver, pour garder nos enfants propres. Et ici dans le camp on a besoin de matelas et surtout de médicaments."
Même si ces familles ont désormais un toit sur la tête, ces dernières, complètement démunies, y vivent dans des conditions précaires.
"À cette heure-ci il fait beaucoup trop chaud dans la cour, on ne peut pas s'y installer. Mais quand le soleil se couche, vers 18, 19h, on y va avec les pupitres. Pour passer la nuit on essaie de s'éloigner des murs et des colonnes. Et de temps en temps on fait des rondes pour s'assurer que personne ne rentre, et ne fasse de dégâts à l'intérieur", explique la sinistrée. Car les pillages se multiplient dans la ville de Catia la Mar, ajoutant du chaos à l'horreur.
Open Questions
- Quel est le nombre exact des victimes ?
- Quels sont les plans à long terme pour la reconstruction ?





