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GeriAlbanie et Serbie : l'UE en ligne de mire, mais des obstacles sur la route
Albanie et Serbie : l'UE en ligne de mire, mais des obstacles sur la route
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Albanie et Serbie : l'UE en ligne de mire, mais des obstacles sur la route

Hızlı Bakış

  • L'Albanie et la Serbie aspirent à rejoindre l'UE, mais font face à une corruption endémique et à des crises politiques internes.
  • Des manifestations étudiantes en Serbie et une contestation écologiste en Albanie, surnommée la "révolution des flamants roses", ciblent les gouvernements et leurs dirigeants.

Yapay zekâ özeti

Neden Önemli?

L'Albanie et la Serbie souhaitent adhérer à l'Union européenne, mais sont freinées par des problèmes de corruption et des instabilités politiques internes, malgré des candidatures déposées il y a près de 17 ans.

Yazı boyutu

Ils rêvent d'Europe, mais le chemin est encore long. En Albanie, les habitants sont favorables à l'adhésion à l'Union européenne à 92%. Tandis qu'en Serbie, la classe politique pousse à entrer dans l'UE, quand la population ne le souhaite qu'à 40%. Les propos de la Commissaire européenne à l'Élargissement, Marta Kos, le 3 février 2025, vont dans le sens d'une avancée : "Pour la première fois depuis dix ans, il existe une perspective réaliste de mener un ou plusieurs pays jusqu'à la ligne d'arrivée des négociations d'ici la fin de ce mandat", soit d'ici 2030.

Bien que l'Albanie et la Serbie aient déposé leurs candidatures il y a près de 17 ans, de nombreux obstacles subsistent. La vie politique intérieure de ces deux pays reste profondément secouée par les scandales et la corruption. Leurs capitales, Tirana et Belgrade, sont régulièrement bloquées par des manifestations.

La Serbie est le théâtre depuis près de deux ans d'un mouvement de protestation. Il est né à Novi Sad, deuxième ville du pays, après la chute de l'auvent de la gare, tuant 14 personnes, dont un enfant de 6 ans. La société civile serbe est particulièrement scandalisée, accusant la corruption d'être responsable de cette tragédie. Des manifestations de masse ont lieu à Novi Sad, puis à Belgrade, avant de s'étendre à tout le pays. Pendant plus d'un an et demi, elles sont principalement organisées par des étudiants, et non par des partis politiques, qui réclament justice pour les victimes de Novi Sad, protestent contre la corruption et exigent la démission du président Aleksandar Vucic. Le symbole du mouvement est une main ensanglantée, symbolisant pour les manifestants la responsabilité du pouvoir.

Après de longs mois de silence, alors que le pays ne s'y attend pas, le président serbe Aleksandar Vucic, annonce sa démission le 27 juin dernier. Il ne précise la date de son départ, "d'ici quelques semaines", dit-il, tout en laissant entrevoir des élections anticipées et la possibilité de revenir comme Premier ministre. Pour les étudiants et l'opposition, cette annonce n'est qu'une machination politique destinée à conserver le pouvoir, alors que son mandat de chef de l'État devait expirer en mars 2027. Pour le coprésident du Front vert-gauche (ZLF), Radomir Lazovic, "tout cela n'est qu'une manœuvre de diversion et une tentative de donner l'impression qu'ils agissent réellement", affirme-t-il sur la chaîne d'information serbe N1, le 6 juillet dernier.

En Albanie, la révolution des flamants roses

En Albanie, la famille Trump est à l'origine d'une contestation qui prend de plus en plus d'ampleur. Jared Kushner, gendre de Donald Trump et investisseur américain, se montre intéressé par ce petit État d'Europe du sud-est, où il porte un projet touristique de luxe soutenu par le gouvernement albanais. Ce projet est situé dans le village de Zvërnec, près de la lagune de Narta, au bord de la mer Adriatique, sur la côte sud-ouest du pays. Cette lagune fait partie d'une zone protégée, intégrée au parc national de la rivière sauvage de la Vjosa, où se trouvent de nombreuses espèces d'oiseaux protégées, dont environ 3 000 flamants roses pour qui c'est une étape de leur route migratoire.

La contestation devient la "révolution des flamants roses". Le 23 mai dernier, des habitants manifestent contre ce projet touristique, mais aussi contre un processus qu'ils jugent opaque et corrompu. Ils dénoncent des atteintes aux zones protégées, des droits de propriété contestés, des permis de construire non publiés ou litigieux, etc. Le mouvement s'étend ensuite à Tirana, la capitale, puis au reste du pays. Depuis plus d'un mois, la colère gagne également l'importante diaspora albanaise, notamment en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas et en France.

Le Premier ministre albanais Edi Rama est directement visé par cette contestation. Il est accusé de corruption, de mauvaise gouvernance ou encore d'avoir mis les médias sous influence grâce à des oligarques proches du pouvoir. Les manifestants réclament sa démission. Mais les protestataires en ont après tout le système politique albanais. Ils critiquent également le principal parti d'opposition, le Parti démocratique d'Albanie. Comme si le socialiste Edi Rama et le démocrate Sali Berisha appartenaient finalement au même système politique, hérité de la chute du communisme dans les années 1990.

Héritiers d'un passé controversé

En Albanie comme en Serbie, les régimes en place semblent appartenir au passé. Edi Rama, au pouvoir depuis 13 ans en Albanie, porte un héritage politique controversé. Le Parti socialiste d'Albanie (PSSh), créé en 1991, est le successeur direct du parti communiste unique du dictateur Enver Hoxha. En Serbie, le Parti progressiste serbe (SNS), fondé en 2008, est issu d'une scission du Parti radical serbe, mouvement ultranationaliste d'extrême droite qui soutenait le projet de Grande Serbie sous Slobodan Milosevic. Alors que ces formations restent marquées par l'héritage politique de la fin des années 1990 et de l'après-communisme. La génération Z ne s'y retrouve plus et cherche autre chose à travers les mobilisations de Novi Sad et la lutte des flamants roses de Vlora.

Les étudiants serbes et les écologistes albanais représentent une opposition différente des partis politiques traditionnels. En Serbie les étudiants ne participent pas encore directement à la vie politique, par exemple, ils n'ont pas encore répondu à la décision de Vucic d'organiser des élections anticipées, législatives et présidentielle. En Albanie, les manifestations sont encore trop récentes pour déboucher sur une traduction électorale. Mais la création de nouveaux partis pourrait constituer la suite logique.

Le Monténégro voisin offre un précédent intéressant. Le mouvement L'Europe maintenant ! (PES), parti centriste, europhile, libéral et anticorruption, a été créé en 2022. Très rapidement, ses deux fondateurs ont remporté les principales élections : Jakov Milatovic est devenu président de la République et Milojko Spajic a remporté les élections législatives avant d'être nommé Premier ministre. Les partis traditionnels, hérités de la Yougoslavie communiste et régulièrement accusés de corruption, ont été balayés. Depuis, le Monténégro a considérablement accéléré son processus d'adhésion à l'Union européenne.

La Serbie et l'Albanie vont-elles suivre la voie du Monténégro ? Si la Serbie et l'Albanie veulent rester dans la course à l'adhésion à l'Union européenne, elles devront rapidement résoudre ces crises politiques et lutter contre la corruption. Les écologistes albanais, par exemple, peuvent compter sur le soutien d'une importante diaspora installée en Europe occidentale. Cette diaspora soutient cette "révolution des flamants roses" et vit depuis plusieurs générations dans une Union européenne dont elle maîtrise désormais les codes. Il apparaît clairement qu'une partie importante de cette diaspora ne veut plus d'une Albanie minée par la corruption. Mais, pour l'instant, les blocages des sociétés balkaniques éloignent un peu plus la Serbie et l'Albanie du projet européen.

Bundan Sonra Ne Olabilir?

Yapay zekâ öngörüsü — kesinlik taşımaz

  • Des élections anticipées auront lieu en Serbie dans les prochains mois.

    Muhtemel · Aylar içinde

  • La contestation écologiste en Albanie pourrait influencer les futures décisions politiques et environnementales.

    Olası · Orta vadede

Açık Sorular

  • Quand les élections anticipées en Serbie auront-elles lieu ?
  • Quel sera l'impact final du projet touristique en Albanie ?
  • Les nouveaux mouvements politiques pourront-ils remplacer les partis traditionnels ?

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Bu haber ilk olarak şurada yayınlandı: France Info.

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