Natural tree mortality has significantly increased in France due to climate anomalies
Hızlı Bakış
- A study reveals a 1.5 to 4-fold increase in natural tree mortality in France between 2015 and 2023, linked to seasonal climate anomalies, particularly humid springs followed by dry summers.
- This trend, accelerating since 2020, affects common species like beech and chestnut.
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La mortalité naturelle des arbres en France a fortement augmenté entre 2015 et 2023, une conséquence de l'accumulation des anomalies climatiques saisonnières. L'augmentation est particulièrement notable depuis 2020.
La mortalité naturelle des arbres a fortement augmenté en France entre 2015 et 2023, une conséquence de l'accumulation des anomalies climatiques saisonnières, révèle jeudi le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE).
«C'est la première fois qu'une étude se penche sur la mortalité naturelle des arbres au niveau national, et elle confirme les remontées des divers acteurs», souligne auprès de l'AFP Agnès Pellissier-Tanon, chercheuse au LSCE et coautrice de l'étude.
Parmi les neuf essences d'arbres les plus communes en France, la mortalité naturelle - qui exclut la coupe humaine, les incendies ou les tempêtes - a augmenté de 1,5 à 4 fois entre 2015 et 2023, détaille l'étude, publiée dans la revue scientifique Nature Communications. L'augmentation est particulièrement notable depuis 2020.
La mortalité naturelle du hêtre commun (plus de 9% des arbres en France) a plus que doublé entre 2019 et 2023, tandis que celle du châtaignier commun dépasse aujourd'hui les 2,5%.
«Combinaisons d’anomalies climatiques saisonnières»
En analysant plus de 500.000 arbres issus de l'Inventaire forestier national (IFN) et en utilisant des modèles d'apprentissage automatique, les chercheurs ont découvert que l'augmentation de la mortalité était liée à des «combinaisons d'anomalies climatiques saisonnières» plutôt qu'à un seul événement extrême. Des anomalies accélérées par le réchauffement climatique, rappelle la chercheuse.
Résultat le plus «inattendu»: les printemps particulièrement humides - normalement jugés favorables aux arbres - combinés avec des étés secs, sont en réalité un accélérateur de mortalité. Si plus de feuilles poussent du fait d'un printemps favorable, l'arbre aura «besoin de plus d'eau» et sera «davantage pénalisé par un été sec», synthétise Agnès Pellissier-Tanon. Les hivers et les printemps anormalement chauds «favorisent la survie des ravageurs et perturbent la physiologie des arbres», supposent aussi les chercheurs.
Açık Sorular
- Quelles essences sont les plus touchées à long terme ?
- Quelles sont les conséquences économiques de cette mortalité ?






