Réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : la loi française jugée non conforme au droit européen
Auf einen Blick
- La Commission européenne a jugé la proposition de loi française interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans non pleinement compatible avec le droit européen, notamment le Digital Services Act.
- Les parlementaires français devront revoir leur copie.
KI-generierte Zusammenfassung
Warum es wichtig ist
La Commission européenne a examiné une proposition de loi française visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle a rendu un avis sur la compatibilité de cette loi avec le droit européen.
La Commission européenne a estimé que la proposition de loi française interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans n’était pas pleinement compatible avec le droit européen, dans un avis qui va contraindre les parlementaires à revoir leur copie.
L’exécutif européen a estimé que cette proposition de loi, si elle était mise en œuvre dans sa version actuelle, qui avait été fortement remaniée par le Sénat, empiéterait sur les dispositions du règlement européen sur les services numériques (Digital services act, DSA). La Commission avait assuré fin janvier que la France était en droit d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs. Tout en rappelant qu’il lui reviendrait de vérifier que ces règles étaient bien applicables et conformes au droit européen.
« Nous partageons pleinement l’objectif des autorités françaises : les mineurs doivent être mieux protégés en ligne », déclare Thomas Regnier, porte-parole de l’exécutif européen en matière de numérique, soulignant le rôle important joué par la France sur ce dossier. Mais « l’avis de la commission contribue à garantir que toute mesure nationale soit efficace et conforme au droit de l’UE. Nous devons réduire au minimum la fragmentation des systèmes nationaux, qui pourrait créer une insécurité juridique ou affaiblir l’application de la loi ».
Selon des sources proches du dossier, la Commission craint que la proposition de loi ne confie des pouvoirs trop importants au régulateur français des médias, l’Arcom, empiétant sur ses propres prérogatives. A la lumière de cet avis, députés et sénateurs français devront rechercher un compromis pour modifier la proposition de loi, au sein d’une commission mixte paritaire dont la date n’a pas encore été fixée.
Notre dossier sur les réseaux sociaux
Cependant, la loi ne pourra pas être définitivement entérinée avant le 10 août, du fait de la procédure européenne. Sa mise en place pour la rentrée de septembre, comme le souhaitait le gouvernement, semble désormais difficilement envisageable.
Worauf zu achten ist
KI-Ausblick — Möglichkeiten, keine Fakten
La loi ne pourra pas être définitivement entérinée avant le 10 août.
Sehr wahrscheinlich · Innerhalb von Wochen
La mise en place pour la rentrée de septembre semble difficilement envisageable.
Wahrscheinlich · Innerhalb von Monaten
Offene Fragen
- Quel compromis sera trouvé par les parlementaires ?
- Quelle sera la date de la commission mixte paritaire ?




