Risques au travail : l'impact différencié selon le sexe, une obligation peu appliquée
Auf einen Blick
- Bien qu'obligatoire depuis 2014, la prise en compte de l'impact différencié des risques professionnels sur la santé des femmes est rarement appliquée en entreprise.
- Les accidents du travail ont augmenté pour les femmes entre 2000 et 2023, contrairement aux hommes.
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C’est une précision que l’on trouve au cœur du volumineux code du travail, à la fin de son article L4121-3. L’évaluation des risques en entreprise, est-il précisé, doit tenir compte de « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe ». En d’autres termes, il convient de s’intéresser aux spécificités du travail féminin mais aussi aux singularités des femmes elles-mêmes, lorsque l’on détermine ce qui peut avoir des conséquences sur la santé des salariés.
Las, obligatoire depuis 2014, la disposition n’est, dans les faits, que très rarement appliquée. « Il y a tout à faire, convient Florence Chappert, responsable de la mission égalité intégrée à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Une telle approche représente une révolution en santé au travail. Cela oblige à dépasser l’égalitarisme à la française qui veut qu’une travailleuse soit égale à un travailleur. »
Les études confirment pourtant la nécessité d’embrasser le sujet. Entre 2000 et 2023, les accidents du travail ont diminué de 40 % pour les hommes quand ils augmentaient de 26 % pour les femmes, selon l’Assurance-maladie.




