PS proposes a two-stage primary for the 2027 presidential election
« Je trouve que ce n’est pas assez deux primaires. Je propose un autre système : poules, huitièmes, quarts, demi, finale », a finalement plaisanté le député (Parti socialiste, PS) de l’Eure Philippe Brun, mardi 2 juin sur X. Toute la journée, les socialistes ont oscillé entre incompréhension et moquerie, après la proposition en forme de coup de poker du premier secrétaire du parti, Olivier Faure, d’organiser une « primaire en deux temps » pour désigner un candidat à la présidentielle de 2027.
L’idée avait été communiquée à la presse par la direction du PS, lundi soir, à l’issue d’une réunion du courant du premier secrétaire.
Première étape de cette nouvelle version de la primaire : un processus de désignation d’un candidat « social-démocrate », ouvert aux socialistes, mais aussi à Raphaël Glucksmann (Place publique), et même « théoriquement » à l’ancien premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve.
Le corps électoral serait composé des « adhérents du PS », « de Place publique » et « de sympathisants sociaux-démocrates », moyennant une inscription de quelques euros, « comme [pour] Ségolène Royal en 2006 », détaille le président du conseil national du PS, Luc Broussy, un proche d’Olivier Faure.
Dans un second temps, le candidat ainsi désigné « se confronterait au reste de la gauche », poursuit le socialiste. Il participerait donc à la primaire dont le principe a été posé à Bagneux (Hauts-de-Seine) en juillet 2025, au côté des écologistes, des députés ex- « insoumis » François Ruffin et Clémentine Autain ou du parti Génération.s.


