Contrôle aérien français : un rapport accablant de la Cour des comptes
L'essentiel
Un rapport de la Cour des comptes critique sévèrement la gestion des ressources humaines des contrôleurs aériens français, pointant des défaillances et proposant des réformes radicales, dont une sortie de la fonction publique d'État.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Deux rapports récents critiquent le contrôle aérien français. Le Sénat a alerté sur un risque de blocage du ciel européen, et la Cour des comptes publie un rapport accablant sur la gestion des ressources humaines des contrôleurs aériens.
C’est le deuxième rapport consacré au contrôle aérien français en dix jours, et la deuxième salve de critiques et de mesures-chocs visant à réformer un système qui, selon les auteurs de ces études, semble à bout de souffle.
Après un compte rendu du Sénat, qui alertait, le 24 juin, d’un risque de blocage du ciel européen en raison des défaillances tricolores en la matière, à la Cour des comptes, à son tour, de porter le fer dans la plaie, en rendant public dimanche 5 juillet un opus de 134 pages intitulé « La gestion des ressources humaines de la direction générale de l’aviation civile ». Ce travail dresse un bilan désastreux de la performance économique des contrôleurs aériens français, assorti de 12 recommandations, incluant la refonte de leur organisation et la recommandation de les sortir de la fonction publique d’Etat.
Tout part de l’évaluation, par les magistrats, du dernier protocole social signé pour la période 2023-2027 par la direction générale de l’aviation civile (DGAC), chargée, à travers la direction des services de la navigation aérienne (DSNA), de contrôler l’espace aérien français.
Questions ouvertes
- Quelles seront les conséquences de ces recommandations ?
- Comment les syndicats réagiront-ils ?



