Festival de Cannes : L'Aventure rêvée, la Palm Dog et la défense de la culture
L'essentiel
- Le Festival de Cannes met en avant "L'Aventure rêvée", film sur les trafics en Bulgarie, et récompense la chienne Yuri avec la Palm Dog.
- L'écrivain Laurent Mauvignier défend le rôle d'avertissement de l'art.
Résumé généré par IA
Bienvenue sur la Croisette ! Jusqu’au 23 mai, stars et cinéphiles (et quelques pique-assiette aussi) se donnent rendez-vous à Cannes pour le plus grand festival de cinéma du monde. Alors forcément, 20 Minutes est sur le coup.
Le Festival de Cannes comme si vous y étiez ? C’est tous les soirs avec notre récap. Ce mardi, septième jour de compétition, le progressisme, la Russie et Bolloré étaient d’actualité sur la Croisette.
Le film du jour
Le film L'Aventure rêvée emmène le spectateur aux frontières à l'est de l'Europe, lieu de trafics et de réminiscences du passé, et aux frontières entre hommes et femmes, selon sa réalisatrice Valeska Grisebach. Veska, archéologue, revient pour des fouilles là où elle a grandi, dans une petite ville de Bulgarie. Elle retrouve Saïd, un ami d'enfance, qu'elle veut aider à retrouver sa voiture volée. Mais elle est à son tour mêlée à sa contrebande et ses compromissions.
« Lorsque j'ai réalisé mon dernier film, en Bulgarie déjà, j'ai été très touchée par le fait que nous sommes tous reliés par cette expérience de la chute du Mur » et du communisme, retrace la cinéaste allemande de 58 ans, qui souligne que leurs pays ont suivi des trajectoires différentes dans les années suivantes.
Veska, incarnée par Yana Radeva, qui ressemble physiquement à la réalisatrice, est une femme forte, généreuse et secrète. Cette archéologue fouille la terre et retrouve son passé. Elle navigue habilement entre les chefs de bande et protège les femmes du coin, qui connaissent finalement les mêmes problématiques à tous les âges. Les acteurs sont bulgares.
La photo du jour
La phrase du jour
« La littérature et le cinéma, contrairement à ce qu'on entend souvent, n'est pas qu'une question de divertissement. L'art est peut-être en partie fait pour divertir mais aussi pour avertir »
L'écrivain Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2026, a pris vendredi la défense des signataires de la tribune anti-Bolloré dans le cinéma en assurant que la culture pouvait « divertir mais aussi avertir ».
« La littérature et le cinéma, contrairement à ce qu'on entend souvent, n'est pas qu'une question de divertissement. L'art est peut-être en partie fait pour divertir mais aussi pour avertir », déclare à l'AFP le romancier à Cannes, où l'adaptation de son livre « Histoires de la nuit » est en lice pour la Palme d'or. « Je regarde ça avec une certaine inquiétude et un peu de consternation. Je trouve que tout ça est quand même extrêmement violent », assure l'auteur de « La maison vide », qui décèle un « point de bascule » et « un durcissement idéologique ».
Le fait du jour
Nouvelle star en vue: la chienne Yuri a remporté vendredi la Palm Dog, récompensant le meilleur acteur canin du festival de Cannes, pour son rôle dans La Perra de la réalisatrice chilienne Dominga Sotomayor. « Je ne pouvais pas imaginer une reconnaissance plus spéciale pour La Perra, a déclaré la réalisatrice lors d'une petite cérémonie organisée sur une plage de la Croisette.
Le film, présenté à la Quinzaine des cinéastes, une section parallèle, raconte l'histoire de Silvia, récolteuse d'algues sur une île sauvage du Chili, qui adopte Yuri, une petite chienne abandonnée. A ses côtés, ressurgissent d'anciens traumatismes bien enfouis.


