La 57e Solitaire du Figaro Paprec s'élance de Perros-Guirec
La 57e édition de la Solitaire du Figaro Paprec s’élance ce dimanche depuis Perros-Guirec.
La régate, exigeante et spectaculaire, met aux prises 36 navigateurs sur un parcours de 2200 miles ponctué par trois étapes, de la Bretagne à Vigo, en Espagne, avant un passage à Pornichet, en Loire-Atlantique, et un final au Havre, en Normandie.
Créée en 1970, elle est tout simplement la plus ancienne course en solitaire de France mais aussi l’une des plus difficiles. « C’est un rendez-vous incontournable. Certains marins disent que c’est plus dur de gagner la Solitaire du Figaro Paprec que le Vendée Globe. Le parcours est vraiment technique et difficile. Il faut bien naviguer, lire le ciel, marquer ses adversaires, faire les bons choix, gérer la météo et les marées mais aussi le passage des cargos lorsqu’on est en Manche. C’est un exercice très fatigant mais extrêmement formateur et complet », détaille Martin Couturié, rédacteur en chef du service des sports au Figaro.
L’épreuve figariste a la spécificité de mêler marins aguerris et bizuts et de mettre en lumière les champions de demain. « Quasiment tous les grands noms qui ont brillé sur des courses mythiques, à l’image de Franck Camas, Philippe Poupon, Michel Desjoyeaux ou encore Armel Le Cléac’h, sont passés par la Solitaire. Elle a toujours eu ce rôle de révélateur de talents », poursuit le journaliste.
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Cette année, deux anciens vainqueurs, Tom Dolan (2024) et Nicolas Lunven (2009, 2017), reviennent dans les effectifs. Yoann Richomme, également double gagnant (2016, 2019), devait aussi participer mais a dû déclarer forfait en raison de trois côtes cassées. Il est remplacé par Martin Le Pape. Loïs Berrehar, qui se prépare pour le Vendée Globe en 2028, sera un sérieux concurrent, tout comme Arno Biston, troisième l’an dernier, et Hugo Dhallenne. Le talentueux Tom Goron, 20 ans, marchera dans le sillon de ses aînés. Il a pu bénéficier durant plusieurs mois de l’expérience de Nicolas Lunven, avec qui il a remporté le Trophée Banque populaire Grand Ouest en avril. Expérimentés ou novices, les 36 concurrents naviguent sur un seul et même bateau, le monocoque Figaro Beneteau 3, et s’élancent donc dans la course sur un pied d’égalité. « Ce n’est pas le bateau qui fait la différence, comme au Vendée Globe, mais le marin », explique encore le rédacteur en chef.
Effervescence de l’événement

