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Le coût du retrait-gonflement des argiles estimé à 500 milliards d'euros par la CCR
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Le Figaro Économieil y a 3 heuresBusiness1 min de lectureFrance

Le coût du retrait-gonflement des argiles estimé à 500 milliards d'euros par la CCR

L'essentiel

  • Édouard Vieillefond, DG de la CCR, estime à 500 milliards d'euros le coût du retrait-gonflement des argiles (RGA) en France, un phénomène climatique affectant 12,1 millions de maisons.
  • Ce risque, couvert par les assurances, nécessite prévention et un financement public-privé.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est un phénomène climatique qui fragilise les maisons construites sur des terrains argileux, s'étirant et se rétractant avec les variations d'humidité.

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Le directeur général de la Caisse centrale de réassurance (CCR) Édouard Vieillefond a estimé mercredi à 500 milliards d'euros le coût de la prise en charge du retrait-gonflement des argiles (RGA), un phénomène accéléré par le changement climatique qui fragilise les maisons. Interviewé par BFM Business, le dirigeant a présenté le RGA comme «le risque principal aujourd'hui (...) le plus fort en France» parmi les catastrophes naturelles. Plus de 60% des maisons individuelles, soit 12,1 millions de maisons, sont situées dans une zone d'exposition moyenne ou forte au RGA en France, selon le site public Géorisques. Elles sont construites sur des terrains argileux, qui s'étirent en se gorgeant d'eau lors d'épisodes pluvieux (phase de gonflement) et se rétractent par temps de sécheresse (phase de retrait).

Les murs de ces habitations, tiraillés par ces mouvements du sol, finissent par laisser apparaître des fissures caractéristiques, horizontales et en escalier. «Si on fait par exemple une réparation moyenne à 30.000 ou 40.000 euros, vous voyez que c'est un dossier à 500 milliards d'euros, dans les dizaines d'années, dans les cinquante ou les cent années qui arrivent». Ce sinistre climatique est couvert par le régime des catastrophes naturelles, financé par les assurés au travers notamment de leur assurance habitation, et géré par le réassureur public CCR, au même titre par exemple que les inondations ou les tremblements de terre.

Avec ce montant en jeu, la situation «ne se gère que par la prévention» et des aides, a précisé Édouard Vieillefond, avec un système de financement porté par un partenariat entre la puissance publique et les acteurs privés que sont les assureurs. Demain, en pratique, «un particulier doit pouvoir appeler quelqu'un, par exemple son assureur, en disant “est-ce que je suis éligible? Est-ce que je peux avoir quelque chose? Et même est-ce que vous pouvez vous en occuper?” Parce que la démarche administrative est évidemment extrêmement complexe, et lourde», a proposé le dirigeant.

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Un système de financement porté par un partenariat public-privé sera mis en place pour gérer le RGA.

    Probable · En quelques mois

Questions ouvertes

  • Quelles mesures concrètes de prévention seront mises en place ?
  • Comment le partenariat public-privé sera-t-il structuré ?
  • Quel sera le calendrier de mise en œuvre des aides ?

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This article was originally published by Le Figaro Économie.

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