Le gouvernement français veut réformer le Compte personnel de formation (CPF)
L'essentiel
Le gouvernement français prévoit de réformer le Compte personnel de formation (CPF) pour aligner les formations financées sur les projets professionnels, via un questionnaire ou une vérification par un tiers, malgré les assurances du ministère de préserver la liberté de choix et les critiques de la CFDT.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le gouvernement français souhaite réformer le Compte personnel de formation (CPF) pour mieux aligner les formations financées sur l'évolution professionnelle, l'accès à l'emploi et l'adaptation des compétences, tout en affirmant préserver la liberté de choix des usagers.
Le gouvernement souhaite réformer le Compte personnel de formation (CPF) pour que les formations financées soient «cohérentes avec le projet d'évolution professionnelle» de la personne, a-t-on appris mardi auprès du ministère, qui se défend de vouloir restreindre la liberté des usagers. «Le CPF constitue une avancée majeure en donnant à chacun la liberté de choisir sa formation. Cette liberté est préservée», a assuré le ministère à l'AFP. «En revanche, un constat s'impose: tous les financements ne répondent pas suffisamment à l'objectif initial du dispositif, qui est de favoriser l'évolution professionnelle, l'accès à l'emploi et l'adaptation des compétences», souligne le ministère.
Ainsi, «avant chaque mobilisation du CPF, le titulaire sera invité à préciser son projet professionnel via un bref questionnaire automatisé», ce qui «permettra de proposer des formations adaptées au projet professionnel, et de vérifier que la formation demandée est cohérente avec ce projet». «En cas d'incohérence entre la formation demandée et le projet professionnel envisagé, le demandeur de formation pourra s'appuyer sur les conseillers d'évolution professionnels pour l'aiguiller», ajoute-t-on, sans plus de précision à ce stade.
Une atteinte à la liberté selon la CFDT
Jeudi, le ministre Jean-Pierre Farandou avait expliqué aux Échos qu'avant chaque utilisation du CPF, «il faudra une vérification soit par l'employeur si la formation a lieu durant le temps de travail, soit par un tiers de confiance, à savoir les conseillers en évolution professionnelle», ajoutant que «l'époque n'est pas à la profusion, elle est à l'efficacité des dépenses publiques».
Questions ouvertes
- Quels seront les critères précis du "bref questionnaire automatisé" ?
- Quelles sont les modalités d'intervention des "conseillers en évolution professionnelle" ?
- Quand cette réforme sera-t-elle mise en œuvre ?

