
La préfecture du Rhône a autorisé la manifestation contre la vie chère prévue samedi à Lyon, après avoir interdit les rassemblements précédents suite à des violences.
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Des manifestations précédentes les 17 et 24 octobre à Lyon ont donné lieu à des heurts, des dégradations et des interdictions préfectorales.
Une manifestation «contre la vie chère» prévue samedi à Lyon a reçu le feu vert de la préfecture du Rhône, qui avait fait disperser celle du 24 octobre, non déclarée, ont indiqué mercredi les syndicats organisateurs dans un communiqué.
«Enfin ! La préfecture a validé la manifestation que nous avons déclarée hier. Nous appelons» lycéens, étudiants, travailleurs à «nous rejoindre en nombre», indiquent les syndicats Solidaires, CNT-SO Rhône-Alpes et l'Unef Lyon.
La préfecture a confirmé avoir rencontré les organisateurs et donné son feu vert à «un parcours de la Manufacture des Tabacs jusqu’à Jean-Macé en passant par Garibaldi et Berthelot», hors de l'hypercentre où toute manifestation a été interdite ces derniers jours.
«Les organisateurs se sont engagés à augmenter leur service d'ordre pour mieux encadrer le cortège. Nous avons aussi rappelé la doctrine de protection des personnes et des biens et de la prévention et gestion des troubles à l'ordre public», ajoute-t-elle, précisant que «le dispositif de sécurité conséquent du 31 et les mesures prises seront détaillées ultérieurement».
Le rassemblement de samedi se veut «dans la continuité du grand mouvement social de convergence qui secoue le pays depuis le début du mois de septembre», écrivent les syndicats, qui réclament «des mesures d'urgence pour les services publics et en premier lieu les lycées, contre la vie chère, pour le partage des richesses» et dénoncent «l'accélération autoritaire et liberticide des dernières semaines».
«Nous crierons haut et fort que la liberté de manifester n'est pas négociable», soulignent-ils encore, alors que la préfecture avait interdit tout rassemblement samedi dernier dans un périmètre élargi au centre de Lyon à la suite des violences et pillages lors de la journée de mobilisation du 17 octobre.
Quelque 10.000 personnes avaient malgré tout tenté de manifester, se regroupant de façon erratique au fil de la journée en différents points de la ville. La police avait fait usage de grenades lacrymogènes pour les disperser.
Le 17 octobre, une manifestation d'environ 20.000 personnes dans la Presqu'île avait été dispersée à la suite de l'incendie et de la destruction d'un bâtiment de l’Office de tourisme et des heurts entre certains participants et les forces de l'ordre. Plus de 150 commerces avaient été dégradés, dont plusieurs dizaines pillées. La préfecture avait instauré ensuite un couvre-feu nocturne dans le périmètre de l'hyper-centre commerçant, jusqu'à dimanche dernier.
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Détails ultérieurs sur le dispositif de sécurité de la préfecture
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