À Menton, une aide-soignante soupçonnée d’avoir empoisonné des résidentes d’un Ehpad pour dérober leurs bijoux
Quick Look
- Une aide-soignante de 53 ans, interpellée à Menton dans les Alpes-Maritimes, est mise en examen pour avoir administré des substances nuisibles à des résidentes d'Ehpad, commis des vols de bijoux et potentiellement provoqué la mort d'une personne vulnérable.
- Elle reconnaît les faits liés à sa consommation de stupéfiants.
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Why It Matters
L'affaire débute à Menton en septembre 2026 avec l'hospitalisation d'une résidente d'Ehpad dans un état de somnolence anormal. Des analyses révèlent la prise d'un médicament non prescrit. Des faits similaires sont constatés sur une seconde pensionnaire, suivis de vols de bijoux. Une enquête est ouverte et mène à l'interpellation d'une aide-soignante vacataire de 53 ans.
Des bijoux disparus, des substances administrées à des résidentes en maisons de retraite médicalisées, la mort de l’une d’entre elles ; et au cœur des interrogations, une aide-soignante d’une cinquantaine d’années, aujourd’hui placée en détention provisoire.
L’affaire, révélée par le parquet de Nice ce mercredi, débute dans la commune de Menton, dans les Alpes-Maritimes. Alors que le mois de septembre touche à sa fin, une résidente d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est hospitalisée « dans un état de somnolence anormal ». Les analyses révèlent la prise d’un médicament. Or, celui-ci ne figure pas sur la liste des traitements de la vieille dame.
Des « faits similaires » sont constatés sur une seconde pensionnaire. La journée passe. Le lendemain, plusieurs bijoux manquent à l’appel. Une enquête est ouverte, une femme est interpellée quelques jours plus tard. Elle est âgée de 53 ans, c’est une aide-soignante vacataire qui intervient justement au sein de l’établissement. Chez elle sont retrouvés « un certain nombre de bijoux et des produits susceptibles de correspondre à ceux utilisés » contre les résidentes, relève le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.
D’éventuelles autres victimes ?
Concernant la suspecte, on trouve la trace d’une condamnation en 2019 pour des faits de vol, au préjudice de personnes âgées, « alors qu’elle était aide-soignante ». En avait résulté une interdiction temporaire d’exercice de cette profession. Sept ans ont passé.
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En garde à vue, la quinquagénaire reconnaît avoir administré « des substances à des résidentes », « avoir commis des vols », invoque le « besoin de financer sa consommation de stupéfiants ». Mais les enquêteurs s’intéressent également de près au cas d’une autre résidente, décédée au sein d’un autre établissement, à la fin du mois de juillet 2026. Période durant laquelle la même aide-soignante y exerçait.
Cette dernière conteste « toute volonté d’homicide ». Aurait-elle, involontairement, provoqué un décès dans l’objectif de dérober des bijoux ? Une information judiciaire a été ouverte et pourrait permettre de déterminer d’éventuelles autres victimes, recoupées par la présence de la vacataire et autres éléments corroborants. Le 10 octobre dernier, la femme de 53 ans a été mise en examen des chefs « d’administration de substance nuisible avec préméditation ayant porté atteinte à l’intégrité d’une personne sans entraîner d’incapacité », mais aussi « administration de substance nuisible ayant entraîné la mort sans intention de la donner à une personne vulnérable » et « vol aggravé ».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
L'information judiciaire permettra d'identifier d'autres victimes potentielles liées aux déplacements de l'aide-soignante entre différents établissements.
Likely · Within weeks
Des expertises toxicologiques seront réalisées pour déterminer précisément les substances administrées et leurs effets sur les victimes.
Very likely · Within days
Open Questions
- Combien de résidentes ont réellement été victimes de l'administration de substances nuisibles ?
- Quelles substances exactement ont été utilisées et comment ont-elles été obtenues ?
- Y a-t-il un lien direct entre la mort de la résidente en juillet 2026 et les actions de l'aide-soignante ?
- La suspecte a-t-elle agi seule ou existait-il un réseau de complicité ?





