Ajaccio : un engin explosif saute devant le siège de la compagnie maritime Corsica Linea
Une enquête pour destruction par moyen dangereux a été ouverte après une explosion nocturne devant les locaux de la compagnie maritime.
Quick Look
- Une charge explosive a endommagé la façade du siège de Corsica Linea à Ajaccio dans la nuit du 4 au 5 novembre.
- Aucune victime n'est à déplorer.
- L'enquête se penche sur le contexte de tensions sociales liées à un conflit syndical avec la CGT des marins.
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Why It Matters
La compagnie Corsica Linea a récemment traversé un conflit social majeur avec la CGT des marins concernant l'affrètement de navires et les accords d'entreprise.
Une «charge explosive» a sauté dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 novembre devant le siège de la compagnie maritime Corsica Linea à Ajaccio, endommageant la façade et deux véhicules garés à proximité, a indiqué jeudi la procureur d'Ajaccio. Les faits ont eu lieu vers 2 heures du matin et une enquête pour destruction par moyen dangereux a été ouverte et confiée à la police, a précisé Fanny Floquet, procureur de la République d'Ajaccio.
Il s'agit de dégâts légers avec une baie vitrée brisée et deux véhicules endommagés, indique une source proche du dossier qui ajoute que cet événement intervient «dans un contexte de conflit syndical», mais «qu'un tel conflit se traduise par un coup de pression de cette nature serait quand même nouveau». Contactée par l'AFP, la compagnie a indiqué ne pas souhaiter communiquer.
Début octobre, les bateaux de la compagnie avaient été bloqués à Marseille pendant plusieurs jours par une grève lancée par la CGT des marins qui reprochait à la direction de Corsica Linea le «choix ubuesque» d'affrètement du bateau Massalia - propriété de la Méridionale (groupe CMA CGM) - à la place d'un navire de Corsica Linea, sur des lignes reliant deux ports corses (Propriano et Île Rousse) à Marseille.
Le consortium corse CM Holding, propriétaire de la Corsica Linea, avait fait part de son exaspération devant «un blocage de trop», dénonçant des «contre-vérités» et annonçant «suspendre l'ensemble de l'activité de l'entreprise», pendant le week-end, le temps d'«évaluer la forme que prendra leur éventuel engagement futur dans la Corsica Linea.» CM Holding avait ensuite annoncé le lundi la reprise de l'activité, assurant que «de nouvelles bases pour le dialogue social dans l'entreprise, fondées sur la responsabilité, le respect mutuel et la continuité du service rendu à la Corse» avaient été posées.
La CGT des marins, pour sa part, avait précisé que la direction voulait revoir deux accords d'entreprise : «ils touchent les accords qui régissent le droit syndical dans l'entreprise, en fait ils s'attaquent aux syndicats», avait résumé le délégué CGT Frédéric Alpozzo. La CGT avait appelé la direction «à reprendre un véritable dialogue social dans le cadre de nos instances avec le comité social et économique (CSE) et au-delà avec notre syndicat majoritaire au sein de Corsica Linea.»
Open Questions
- Qui est l'auteur de l'explosion ?
- Y a-t-il un lien direct avec les revendications syndicales ?






