Alertes à la bombe en Europe : le fondateur de l'"Etat masculin" en Russie dément tout lien avec les perturbations
Vladislav Pozdniakov affirme que son mouvement masculiniste russe n'existe plus depuis son interdiction en 2021
Quick Look
- Le fondateur de l'Etat masculin, mouvement masculiniste russe interdit en 2021, dément tout lien avec les fausses alertes à la bombe qui perturbent les aéroports et les médias en Europe.
- Plusieurs médias irlandais, Sky News et TF1 ont été évacués ou visés par des menaces, dans un contexte de recrudescence d'attaques hybrides liées à la Russie.
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Why It Matters
L'Etat masculin a été fondé en 2016 par Vladislav Pozdniakov sur le réseau social russe VK. Le mouvement, mêlant misogynie et nationalisme, a été déclaré extrémiste et interdit par les autorités russes en 2021. Il aurait survécu sur internet comme communauté de soutien à l'offensive militaire russe en Ukraine, lancée en 2022.
Il assure n'y être pour rien. Le fondateur de l'"Etat masculin", mouvement masculiniste russe banni depuis cinq ans dans son pays, a démenti, vendredi 6 novembre, tout lien avec les fausses alertes à la bombe qui se multiplient en Europe. Certaines organisations touchées par ces fausses alertes, tels que les aéroports de Birmingham, Rome ou Sofia, avaient reçu des messages signés par de prétendus "combattants de l'Etat masculin".
En réponse à des questions de journalistes, Vladislav Pozdniakov a affirmé sur Telegram que son mouvement "n'existe tout simplement pas depuis 2021", année de son interdiction par les autorités russes. "Ceux qui organisent aujourd'hui des provocations sur le territoire des pays de l'Union européenne agissent dans leur propre intérêt, en se servant simplement d'un drapeau qui n'est pas le leur", a-t-il ajouté.
L'Etat masculin avait été fondé en 2016 par Vladislav Pozdniakov, blogueur et coach sportif, au départ comme une communauté sur le réseau social russe VK. Il a ensuite pris un caractère semi-politique, avec une idéologie mêlant misogynie et nationalisme. Le mouvement, qui n'a jamais pris une grande ampleur, était surtout connu pour des campagnes de harcèlement en ligne, jusqu'à ce qu'il soit déclaré "extrémiste" et interdit par les autorités russes en 2021. Selon des médias, le mouvement a survécu sur internet et s'est transformé en communauté de soutien à l'offensive militaire russe en Ukraine, lancée en 2022.
Des fausses alertes étendues au secteur des médias ?
De fausses alertes à la bombe perturbent depuis plusieurs jours le trafic aérien européen, provoquant des retards ou forçant à faire décoller des avions de chasse pour escorter les avions civils. Ces alertes à la bombe s'inscrivent dans un contexte de recrudescence des "attaques hybrides" en Europe, que les autorités ou les chercheurs lient pour certaines à la Russie et, parfois, à l'Iran.
Faits nouveaux, vendredi : les locaux de plusieurs médias ont été évacués, vendredi, en Irlande, après des "menaces très graves", selon le gouvernement irlandais. Ces alertes "interviennent dans le sillage des perturbations de l'aviation en Europe, visée par des menaces similaires, et il semble probable qu'il s'agisse d'une campagne coordonnée visant à engendrer des perturbations", a avancé Dublin. La chaîne britannique Sky News a, elle aussi, affirmé avoir reçu une "menace visant sa sécurité". En France, la chaîne TF1 a également annoncé été victime d'une fausse alerte à la bombe.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Les autorités européennes ouvriront des enquêtes pour identifier les responsables des fausses alertes à la bombe.
Likely · Within days
De nouvelles évacuations de médias ou d'aéroports pourraient avoir lieu en Europe.
Possible · Within days
Open Questions
- Qui est réellement derrière les fausses alertes à la bombe en Europe ?
- L'Etat masculin a-t-il réellement des liens avec ces alertes malgré le démenti de son fondateur ?
- Quelles sont les preuves liant ces attaques hybrides à la Russie ou à l'Iran ?





