Breaking
TRTwo people died in a car that fell from the bridge on Göksun StreamRUA Russian saved a drowning girl in ThailandBRCampos City Hall provides a total fleet of free public transport for municipal electionsKRU.S. Treasury Department OFAC sanctions individuals and groups funding Hamas in FranceBRVoting guide: timetable, clothing, optional vote, justification and documents required for the 2026 electionsRUAn earthquake of magnitude 5.8 occurred off the coast of the Kamchatka TerritoryINTLIndian Flydubai pilot describes stabbing by co-pilot during Tel Aviv flightCRYPTO-FRThe G7 releases 100 million barrels of strategic oil under American pressureDEMotorcyclist seriously injured in head-on collision on State Road 52 in the EifelRURussia hit the South Bridge in Kyiv with jet drones for the first timeTRTwo people died in a car that fell from the bridge on Göksun StreamRUA Russian saved a drowning girl in ThailandBRCampos City Hall provides a total fleet of free public transport for municipal electionsKRU.S. Treasury Department OFAC sanctions individuals and groups funding Hamas in FranceBRVoting guide: timetable, clothing, optional vote, justification and documents required for the 2026 electionsRUAn earthquake of magnitude 5.8 occurred off the coast of the Kamchatka TerritoryINTLIndian Flydubai pilot describes stabbing by co-pilot during Tel Aviv flightCRYPTO-FRThe G7 releases 100 million barrels of strategic oil under American pressureDEMotorcyclist seriously injured in head-on collision on State Road 52 in the EifelRURussia hit the South Bridge in Kyiv with jet drones for the first time
BackAnalyse de la stratégie de défense de Jordan Bardella face aux accusations de Mediapart
Analyse de la stratégie de défense de Jordan Bardella face aux accusations de Mediapart
Developing
20 Minutes1 hour agoPolitics3 min readFranceView translation

Analyse de la stratégie de défense de Jordan Bardella face aux accusations de Mediapart

Arnaud Mercier, professeur de communication politique, décrypte le déni et la contre-attaque du président du RN.

Quick Look

  • Jordan Bardella nie fermement les écrits antisémites révélés par Mediapart, qualifiant les preuves de faux.
  • L'expert en communication politique Arnaud Mercier analyse cette stratégie comme un « trumpisme » risqué visant à discréditer le média.

AI-generated summary

Why It Matters

Mediapart a publié des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella, certifiés par huissier. Le président du RN nie en bloc et a porté plainte pour faux.

Font size

Jordan Bardella le martèle : les écrits antisémites que lui attribue Mediapart sont « soit une manipulation, soit un faux grossier ». Des dénégations répétées, alors que le média d’investigation a rendu public certains des messages révélés, justifiant de l’authenticité de ceux-ci et de la procédure numérique employée par huissier.

Une stratégie de refus de ces accusations en bloc « extrêmement risqué », analyse Arnaud Mercier, professeur de communication politique à l’université Paris Panthéon Assas, que 20 Minutes a interviewé.

Que penser de la stratégie de défense de Jordan Bardella au sujet des accusations de Mediapart ?

Je pense qu’on peut parler de trumpisme au sens où il semble appliquer la stratégie de Roy Cohn, celui qui a lancé et conseillé Trump en politique, qui a théorisé de toujours nier ses fautes éventuelles et de contre-attaquer immédiatement.

Et Jordan Bardella applique cette stratégie à la Trump, même si les écrits et les preuves paraissent accablants, il nie en bloc et retourne l’accusation en parlant de barbouzerie et de complot. Et d’attaquer ainsi Mediapart, quand bien même Bardella a pu, dans d’autres affaires révélées par Mediapart, les qualifier de journal sérieux.

L’autre aspect est l’intimidation judiciaire, quoique Mediapart ait les reins solides et n’a jamais perdu un procès contre une personnalité politique. Tout cela est de la communication et de la poudre aux yeux qui veut donner de la crédibilité à son déni : « Regardez, je vais en justice, je n’ai peur de rien. » Une stratégie qu’il a déjà usée, notamment contre BHL où il avait retiré sa plainte en diffamation moins de quinze jours avant l’audience. Un bluff vis-à-vis de l’opinion et de ses électeurs qui est aussi une stratégie de gain de temps en misant sur la lenteur de la justice pour maintenir l’incertitude le plus longtemps possible, arguant que l’affaire n’est pas jugée, et laisser à ses soutiens la possibilité de le défendre.

Est-ce un bon calcul de se dire, en somme, ceux qui votent pour moi me croient, les autres ne sont de toute façon pas des gens qui auraient voté RN, donc autant tout nier ?

C’est un peu trop binaire. Vous avez raison, c’est assez classique dans ces cas-là de laisser ceux qui votent RN par conviction de s’appuyer sur ce déni et se complaire à croire qu’il est victime d’un complot.

Mais ce serait oublier deux autres enjeux : il y a les électeurs susceptibles d’être convaincus, je pense aux électeurs de la droite classique, plutôt âgés et catholiques pratiquants, que le RN grignote. Cette population-là peut être échaudée par une telle haine des juifs qui peut leur poser un dilemme moral trop fort.

Cela alors que le RN a passé des années à faire oublier son antisémitisme originel -d’un parti fondé par un ancien SS et Jean-Marie Le Pen- et aujourd’hui qui se présente comme le « bouclier des juifs de France ». Or il s’avérerait que Bardella ne soit pas moins antisémite que le vieux Le Pen.

Et tout cela peut avoir son importance au deuxième tour, sur la question du barrage républicain. Le RN était en train de réussir à refiler le mistigri de l’antisémitisme à LFI, notamment sur la question palestinienne, et qu’en cas de deuxième tour contre Mélenchon, les sondages donnaient Le Pen plutôt gagnante notamment sur ces bases morales. Et là, ça rebat les cartes et remet un peu de tensions aux électeurs qui ne sont ni RN, ni LFI, de savoir lequel est le moins mauvais pour eux.

On peut entendre qu’il aurait mieux fait de jouer la carte « bêtise de jeunesse », si toutefois il est bien l’auteur de ces écrits. Est-ce trop tard pour le dire ?

Oui, maintenant Jordan Bardella est coincé. Il aurait pu jouer cette carte des mauvaises fréquentations et montrer comment il avait évolué. Il avait cette carte mais c’est fini. Il invente des théories les plus fumeuses en portant plainte pour faux et usage de faux. A partir de là, il ne peut plus changer de stratégie sans perdre en crédibilité. Il s’est piégé.

On a vu les différents leaders du RN, de Marine Le Pen à Jean-Philippe Tanguy, le soutenir pour l’heure sur la base « Jordan n’a pas pu écrire ça ». Quelles conséquences aurait son départ du RN dont il est le président ?

C’est toute l’histoire du RN de supprimer certains de ses leaders qui prennent trop « d’autonomie ». Ça a été le cas de Florian Philippot, Robert Ménard et Bruno Mégret, qui en 1998 est débarqué du FN avec une bonne partie des cadres après avoir tenté un putsch contre Jean-Marie Le Pen. On pensait que le FN allait s’écrouler électoralement, mais on sait tous ce qu’il s’est passé en 2002. Une crise interne n’affaiblit pas toujours ce parti, donc je reste prudent. Peut-être Jordan Bardella peut faire perdre quelques voix aux RN et « l’atout jeune » qu’il représente, notamment sur TikTok, mais ce serait marginal.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Maintien de la stratégie de déni par Bardella pour éviter de perdre en crédibilité.

    Likely · Within months

Open Questions

  • Quelle sera l'issue de la procédure judiciaire engagée par Bardella ?
  • L'impact électoral de cette affaire sur l'électorat de droite classique.

Related Topics

This article was originally published by 20 Minutes.

Related Stories

Charles III to address colonial slavery during Caribbean visit in October
Developing·

Charles III to address colonial slavery during Caribbean visit in October

King Charles III, aged 77 and undergoing treatment for an undisclosed cancer, will travel to the Bahamas, Guyana and Antigua and Barbuda from October 27 to November 4 to attend the Commonwealth Heads of Government Meeting, where he will address colonial legacy and transatlantic slavery without shying away from the "darkest days" of British history, despite the British government's refusal to pay reparations.

Le Figaro Actualités
2 min read
More on this topicjordan bardella