Cinq accusés comparaissent pour les meurtres de Réda Khaldi, Nassim Loubani et Brahim Chabane commis entre fin 2020 et début 2021.
AI-generated summary
Les victimes ont été retrouvées calcinées dans des véhicules entre fin 2020 et début 2021. L'enquête s'appuie sur des preuves ADN et des messages cryptés Sky ECC.
A la cour d’assises des Bouches-du-Rhône,
Les rondes d’un hélicoptère interrompent le calme des rues d’Aix-en-Provence qui s’éveillent. Ce lundi, le procès pour le triple assassinat sur fond de narcotrafic de Réda Khaldi, Nassim Loubani et Brahim Chabane, commis entre fin décembre 2020 et début janvier 2021, s’ouvre devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône. Le dernier cité était le grand frère d’Amine Kessaci, partie civile dans ce dossier.
Ce procès est placé sous haute sécurité. Si le tribunal ne veut pas communiquer sur le dispositif en place, les forces de l’ordre entourent le palais Monclar, tandis que la place est presque totalement bouclée. Sous l’œil des caméras, entouré par des forces de l’ordre, l’élu écologiste à la mairie de Marseille entre dans la salle d’audience. « Aujourd’hui, il ne s’agit pas de vengeance mais de justice, après six années de combat », lance le militant, engagé contre le narcotrafic depuis l’assassinat de son demi-frère.
Regard fixe
Face à lui dans le box, cinq accusés, connus des services de police et de justice. Nadjim Ahamada Mbae, Ahmed Zakaria Bensaci, Malik Kariba, Karim Harrat, dit « Le Rant », poids lourd du trafic marseillais et Amine Oualane, présenté comme un cadre de la DZ Mafia. Tous comparaissent détenus, soupçonnés d’avoir commandité ou participé aux trois meurtres avec préméditation.
Quelques minutes avant le début de l’audience, Amine Kessaci maintient son regard fixe sur le box vitré en face. A ses côtés, des proches des trois victimes se partagent le banc des parties civiles. Toutes n’ont pas pu attendre la délivrance des débats judiciaires : Slimane Khaldi, le père de Réda, est mort, annonce son avocate. Le rappel des faits par le président Roger Arata est particulièrement difficile. Les visages se ferment. Ouassila Benhamdi, mère de Brahim Chabane, regarde le plafond.
La méthode de l’assassinat est cruelle à entendre. Les trois hommes, âgés de 22 ans et 24 ans, ont été abattus puis brûlés dans une voiture. D’abord Brahim Chabane et Réda Khaldi, retrouvés calcinés dans un véhicule de location Audi à l’aube du 29 décembre 2020. Puis Nassim Loubani, le 6 janvier 2021, démembré puis incendié dans une Renault Clio volée. « Chacun doit comprendre l’émotion absolue de mes clients, souligne Me Pierre-Olivier Sur, avocat d’Amine Kessaci et de sa mère. On attend de la justice la vérité, en confiance. »
« J’ai tué tout Marseille »
Pour les enquêteurs, le scénario du triple assassinat est simple : Karim Harrat, maître présumé des réseaux marseillais depuis Dubaï, aurait commandité les exécutions pour rétablir les équilibres locaux et freiner les ambitions des victimes. Ces dernières, qui se savaient menacées selon leurs proches, étaient impliquées dans le narcotrafic et déjà sous surveillance des forces de l’ordre. « Le Rant » aurait alors activé une équipe locale pour tendre le guet-apens mortel, menée par Amine Oualane, « Mamine », en cavale au moment des faits.
Une piste étayée au fil de l’enquête par des sonorisations, des traces ADN retrouvées sur la scène de crime initiale à Châteauneuf-les-Martigues, au nord de Marseille, la téléphonie et l’exploitation de la messagerie cryptée Sky ECC. Mais aussi des traces génétiques retrouvées dans une Mercedes, convoyant avec l’Audi incendiée la nuit des faits et découverte abandonnée par les enquêteurs.
« Je veux la vérité »
« Je ne comprends pas bien, j’ai des difficultés à lire et écrire », explique Malik Kariba, barbe et yeux noirs, lorsque le président énumère la liste des chefs d’accusations. Debout et bras croisé, l’homme fixe la salle avec nervosité. Il ne reconnaît que le vol de la voiture dans laquelle le corps de Nassim Loubani a été retrouvé. Surnommé « Bagdad » ou « le Boucher », il est pourtant accusé de l’avoir tué et découpé. « J’ai tué tout Marseille avec la même guitare [surnom pour désigner une AK47] », se vantait-il dans des conversations captées par les enquêteurs.
A ses côtés, Amine Oualane, pull gris et fines lunettes de vue, reste immobile. « Si j’avais été dans la voiture ce soir-là, ma famille aurait été sur le banc d’en face », déclare-t-il, contestant les faits reprochés comme l’ensemble des accusés. Et d’ajouter : « S’ils veulent accepter mes condoléances, ils les acceptent. S’ils ne les acceptent pas… » Un mot de « compassion » pour les proches de victimes également partagé par Karim Harrat lorsqu’il prend la parole. « Je veux la vérité pour eux et pour moi ». Au fil de cette première journée, les parcours des accusés, marqués par de multiples incarcérations, doivent être étudiées par la cour.

Following the looting of October 17, stolen products were put on sale on Vinted and Leboncoin. The platforms, alerted by Internet users, have strengthened their controls and are working with law enforcement to remove these illegal advertisements.

French spa towns are expressing their fears about the proposed Social Security budget, fearing a drop in attendance and income if the conditions for covering spa guests by Health Insurance were to be modified.

A 14-year-old teenager injured two people at his school in Aubagne. The National Anti-Terrorism Prosecutor's Office is investigating his motivations, including a possible fascination with mass killings and a desire for revenge.

Following urban violence that occurred on Saturday evening in Denain, Mayor Anne-Lise Dufour-Tonini established a nighttime curfew from October 18 to 25 to guarantee the safety of residents and facilitate the work of law enforcement.

The day after the violence of October 17 in Marseille, traders on Rue Paradis deplored the damage and questioned the effectiveness of the police. The prefecture reports thousands of looters and rioters.

The 14-year-old schoolboy suspected of a shooting in Aubagne was indicted and placed in pre-trial detention after an interrogation by the Anti-Terrorism Sub-Directorate in Paris.