Au Japon, les demandeurs d'aide sociale doivent vendre leur voiture pour toucher de l'argent de l'État
Quick Look
- Au Japon, les demandeurs d'aide sociale de subsistance doivent souvent vendre leur voiture.
- Face à la rigidité de cette règle, le ministère de la Santé envisage toutefois de l'assouplir pour les parents célibataires en région.
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Why It Matters
Le Japon applique des critères stricts pour l'attribution de son aide sociale minimum (seikatsu hogo), exigeant souvent la vente des biens superflus comme les véhicules.
Les pauvres ont-ils le droit de posséder une voiture ? La question se pose au Japon où les personnes demandant une aide sociale de subsistance doivent parfois vendre leur véhicule avant de toucher leur chèque. Mais l’État commence à se demander si cette mesure n’est pas un peu trop sévère.
Le Japon a effectivement des conditions très strictes lorsqu’il distribue certaines de ses aides sociales. Il y a moins d’aides qu’en France. Les personnes dans le besoin demandent surtout ce que l’on appelle le "seikatsu hogo", c’est-à-dire le revenu de solidarité minimum, qui aide à payer son logement, sa nourriture ou encore ses vêtements. Il est calculé en fonction de la situation de chacun : le statut professionnel, employé ou non, la situation maritale, divorcé ou non, la situation du ménage, s'il y a des enfants ou non et de la ville d'habitation. Les autorités définissent la somme nécessaire pour vivre décemment et verse chaque mois le montant qui manque pour atteindre ce seuil.
Pour toucher cet argent, il y a une enquête des services sociaux. Ils se rendent chez les concernés pour vérifier l'état exact des finances. C’est là qu’ils regardent s'il y a des biens, jugés inutiles, qui pourraient être vendus. Pour toucher l’aide, il faut se débarrasser de tout ce qui peut être vu en quelque sorte comme un luxe, tout ce qui n’est pas utile à la vie courante. Ce sont les actions en Bourse, les métaux précieux, ou une voiture, par exemple. Après l’enquête, les services sociaux vont, dans la plupart des cas, vous demander de la vendre car elle représente un coût fixe en entretien, en vignette, en carburant qui n’est pas jugé compatible avec la générosité de l’État. Pour l’instant, il y a quelques exceptions, pour des personnes handicapées par exemple. Les autres doivent se débarrasser de leur véhicule.
Mais cette règle commence à être remise en cause. Le ministère de la Santé vient d’annoncer qu’il envisageait d’assouplir cette règle pour une partie seulement des personnes qui touchent ce revenu de solidarité minimum. Cette catégorie, concerne les parents seuls, souvent des mamans qui peinent à se faire payer les pensions alimentaires dues par leur ex-mari. Elles travaillent, elles gèrent les enfants. En dehors des grandes villes, loin des bons réseaux de transport public, elles ont beaucoup de mal à tout faire sans voiture. Souvent, elles ne peuvent pas travailler autant qu’elles le voudraient. Donc, désormais, le ministère pourrait les autoriser à conserver leur véhicule mais seulement si elles prouvent que cette voiture leur permet d’avoir des revenus supérieurs à ceux qu’elles perçoivent en utilisant les transports en commun.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Assouplissement potentiel des règles sur la possession de véhicules pour certains bénéficiaires
Likely · Within months
Open Questions
- Quels seront les critères exacts de preuve pour conserver un véhicule ?
- Quand cette mesure d'assouplissement entrera-t-elle en vigueur ?






