Au moins douze morts et plus de 300 blessés dans une attaque contre l'aéroport de Riyad, la capitale de l'Arabie saoudite, imputée aux houthis
Une frappe de missile sur l'aéroport international roi Khaled a causé 12 décès et 309 blessés, marquant une escalade majeure dans le conflit yéménite.
Quick Look
- Une attaque de missile sur l'aéroport international roi Khaled à Riyad a fait 12 morts et 309 blessés le 10 octobre.
- La coalition menée par l'Arabie saoudite accuse les rebelles houthis du Yémen, qualifiant l'acte de crime de guerre.
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Why It Matters
La guerre au Yémen oppose les Houthis pro-iraniens au gouvernement reconnu internationalement soutenu par une coalition menée par l'Arabie saoudite depuis 2014.
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière commise en Arabie saoudite depuis plus de dix ans. Au moins 12 personnes ont été tuées et 309 blessées dans une frappe de missile contre l'aéroport de Riyad, samedi 10 octobre. "L'attaque qui a visé samedi l'aéroport international roi Khaled à Riyad (...) a fait 12 morts, dont quatre ressortissants saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Egyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais", a précisé dimanche l'autorité de l'aviation civile, dans un communiqué. Le Quai d'Orsay, par la suite, a fait savoir qu'une Française figurait parmi les personnes blessées.
La coalition militaire menée par l'Arabie saoudite au Yémen, en soutien au gouvernement internationalement reconnu du pays, a accusé ses adversaire les houthis, des combattants yéménites pro-iraniens, d'être responsables de cette attaque, dénonçant "un crime de guerre" auquel elle répondra "avec fermeté".
Les opérations ont été suspendues à l'aéroport et le ministère de l'Education saoudien a ordonné que les écoles de Riyad enseignent à distance pour une semaine. Les médecins ont été appelés d'urgence à se rendre dans les hôpitaux de la capitale pour soigner les blessés.
Washington suit de près la situation
La coalition a par ailleurs annoncé, dans la soirée, la chute d'un projectile près de l'aéroport de Dammam, dans l'est du royaume. Cet aéroport est, avec celui de Djedda, une des alternatives à l'aéroport de Riyad. Un autre projectile a été intercepté au sud-est de la capitale. Les combattants pro-iraniens du Yémen avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l'aéroport, qui avaient fait six morts : trois Saoudiens, dont un pilote, jeudi, et un Egyptien, un Algérien et un Soudanais mercredi.
Dimanche, un porte-parole militaire des houthis a renouvelé l'appel du groupe rebelle aux voyageurs, employés et à toutes les compagnies aériennes de ne pas utiliser les aéroports saoudiens, les menaçant de nouvelles frappes, "à l'exception" de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine.
L'ampleur et la fréquence des attaques visant Riyad ces derniers jours sont sans précédent depuis 2014 et le début de la guerre au Yémen opposant les houthis aux forces gouvernementales yéménites. La nouvelle attaque "constitue une grave escalade", a ainsi déclaré l'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, en accusant les houthis. "Ce qui s'est passé en Arabie saoudite n'est pas acceptable", a réagi le président américain Donald Trump samedi soir, ajoutant qu'il allait s'entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Interrogé par la presse sur l'éventualité d'une intervention, plus tôt samedi, Donald Trump avait répondu : "C'est possible. Nous allons examiner la question. Nous venons tout juste d'apprendre cette récente attaque [à Riyad], nous prendrons donc une décision. Nous agissons très rapidement."
What to Watch
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Réponse militaire de la coalition saoudienne contre les positions houthies.
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelle sera la réponse militaire spécifique de la coalition ?
- Y aura-t-il une intervention directe des États-Unis ?


