Au Népal, le tourisme face aux conséquences de la crue meurtrière
Le secteur touristique népalais fait face à de nombreuses annulations et à une grande incertitude après la crue de fin août, qui a fait plus de 1 300 morts.
Quick Look
Après la crue meurtrière de fin août au Népal, qui a fait plus de 1 300 morts et 5 000 disparus, le secteur touristique fait face à de nombreuses annulations à l'approche de la haute saison du trekking.
AI-generated summary
Why It Matters
Le Népal a été frappé par une crue fin août faisant plus de 1 300 morts et 5 000 disparus, après avoir subi un grave séisme en 2015.
Au Népal, le bilan de la crue survenue fin août fait état de plus de 1 300 morts et près de 5 000 disparus. Alors que le pays avait déjà été frappé par un grave séisme en 2015, comment le secteur du tourisme népalais peut-il se projeter après cette nouvelle tragédie ? La haute saison du trekking dans l'Himalaya doit notamment débuter mi-septembre, mais il y a déjà beaucoup d'annulations et d'incertitude.
Dans un petit hôtel familial à Nuwakot, situé sur les hauteurs de la vallée dévastée par la crue, Dilman, le patron, sait déjà que cet automne ne ressemblera pas aux autres. "On had pas mal de réservations à partir de la mi-septembre, l'hôtel était presque complet. On avait un groupe de 10 personnes, en pèlerinage hindou, vers la frontière tibétaine et ils ont annulé. Forcément ! Ce sera impossible d'y accéder. En novembre et décembre aussi, il devait y avoir du monde, mais ils ont annulé également", explique ce patron népalais.
C'est un coup dur puisque l'activité touristique fait vivre toute la maison, et à cela s'ajoute le deuil, confie Dilman, avec émotion : "J'ai perdu dix de mes proches dans la catastrophe". Il précise qu'après le séisme de 2015, la maison avait été détruite, et il avait déjà fallu retrouver de la force, recommencer. Désormais, pour soutenir les petites entreprises comme la sienne, et le Népal tout entier, il espère que les autorités sauront s'organiser.
À 30 kilomètres de là, au cœur de Katmandou, les agences de voyage et de randonnée dans l'Himalaya, ne font pas le plein non plus. "On a beaucoup de questions de clients qui demandent s'ils peuvent quand même faire du trekking. Mais en septembre, non" car la vallée de Langtang, très prisée d'habitude, est inaccessible pour l'instant, souligne Purna, qui travaille avec des touristes français depuis trente-huit ans. Il conseille à ses clients de reporter leur voyage ou alors d'aller faire du trek "dans une autre région" népalaise.
Pour l'instant, s'éloigner de la zone sinistrée est un peu la seule solution. Malgré tout, cela peut peser sur l'économie du pays, selon Shanker, qui dirige, lui, une autre agence et qui a déjà enregistré cinq annulations de treks dans les prochaines semaines. "Le tourisme a un grand impact pour nous", explique-t-il. "Ça crée beaucoup d'emplois, entre les chauffeurs, les hôtels, les serveurs, les guides…" Et d'ajouter : "On est tous inquiets, donc je veux dire aux voyageurs du monde entier que le Népal est un pays magnifique et qu'il y a plusieurs vallées à découvrir. Venez, ça nous aidera à reconstruire et ça donnera de l'espoir aux Népalais."
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Report ou annulation des treks prévus en septembre dans les zones touchées
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Comment le gouvernement compte-t-il soutenir les acteurs du tourisme ?
- Quelles régions alternatives sont réellement sécurisées pour les treks ?




