Au Yémen et en Arabie saoudite, intensification des attaques des rebelles houthis et vives réactions internationales
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Mardi 8 septembre, les rebelles houthis ont mené une vaste attaque contre des installations pétrolières d'Aramco et des sites militaires en Arabie saoudite, faisant 73 blessés civils et provoquant les condamnations de l'UE, de l'ONU et du CICR.
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Why It Matters
L'Arabie saoudite dirige une coalition militaire soutennant le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis appuyés par l'Iran.
Au Yémen, les hostilités entre rebelles et forces gouvernementales se sont intensifiées. Mais parallèlement à leur offensive sur le sol yéménite, les Houtis ont mené, mardi 8 septembre, une vaste attaque en Arabie saoudite, qui dirige la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. Selon le porte-parole de la coalition, ces frappes visant des installations pétrolières ont fait 73 blessés civils, dont des femmes et enfants, suscitant l'indignation de la communauté internationale.
Le royaume "n'hésitera pas à se défendre", a prévenu le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhane.
Par la voix du porte-parole de son service diplomatique, l'Union européenne a exhorté les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, à "mettre fin à toutes les attaques à l'intérieur et à l'extérieur du Yémen, y compris [celles] contre le transport maritime commercial en mer Rouge".
Ces attaques constituent une escalade dangereuse, enfreignent le droit international, sapent la sécurité et la stabilité régionales et risquent de compromettre davantage les efforts visant à une résolution pacifique du conflit au Yémen. Anouar El Anouni, porte-parole du service diplomatique de l'UE dans un communiqué
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lui aussi "condamné" ces frappes. Se disant "préoccupé par l'intensification des affrontements militaires sur plusieurs lignes de front au Yémen", il a appelé les parties à "épargner la population civile", a fait savoir mardi son porte-parole, Stéphane Dujarric. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pour sa part appelé à des "mesures urgentes" pour désamorcer les hostilités au Yémen et en Arabie saoudite et protéger les civils.
La "main de l'Iran"
Les Houthis ont frappé avec des dizaines de drones et de missiles le sud de l'Arabie saoudite, visant des sites du géant pétrolier Aramco à Abha, Najran, et Jizan, ainsi que la base aérienne King Khalid à Khamis Mushait, selon leur porte-parole militaire Yahya Saree. Cette opération a été menée en riposte à "121 frappes" menées par Ryad au Yémen ces trois derniers jours, a-t-il ajouté, la chaîne houthie al-Masirah faisant état de ces nouvelles frappes.
Au cœur de ce regain des hostilités, figure le stratégique détroit de Bab el-Mandeb. Cas ces nouvelles attaques des rebelles yéménites, soutenus par l'Iran, accentuent encore la pression sur l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, déjà affectée par la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a ainsi dit y voir la "main de l'Iran".
Les rebelles avaient lancé jeudi une importante offensive visant à progresser vers les zones bordant cette voie maritime, qui relie l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez. Plus de 500 combattants des deux camps ont été tués depuis jeudi, selon un dernier décompte AFP, basé sur des chiffres des rebelles et des forces gouvernementales.
Open Questions
- Quelle sera la riposte militaire de l'Arabie saoudite ?
- Quel impact sur le trafic maritime commercial à Bab el-Mandeb ?





