
Après un parcours convaincant, les Bleues disputeront dimanche à Berlin la première finale de Coupe du monde de leur histoire face aux Américaines.
AI-generated summary
L'équipe de France a perdu la finale des Jeux olympiques de 2024 contre les États-Unis pour un point. Huit des douze joueuses françaises évoluent désormais en WNBA.
L'occasion est déjà là. Deux ans après la douloureuse défaite en finale des Jeux olympiques, perdue pour un petit point pour un pied sur la ligne de Gabby Williams, l'équipe de France s'offre l'occasion de se venger des Etats-Unis. Et ce ne sera rien de moins qu'en finale de la Coupe du monde, dimanche 13 septembre (20h), à Berlin. La première de l'histoire pour les Bleues, au terme d'un parcours particulièrement convaincant.
Que ce soit en phase de poules face à la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigéria (+42 d'écart de moyenne) ou en phase éliminatoire face à la Chine et l'Allemagne (+21,5), les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont fait respecter leur statut olympique et déroulé une partition particulièrement complète jusqu'à l'ultime marche. "Elles jouent à un niveau très impressionnant, avec très peu de faiblesses. Elles sont très adroites à trois points, c'est une équipe qui est capable de défendre fort, ça joue vite, ça peut jouer extérieur-intérieur", analyse auprès de franceinfo: sport l'ancienne joueuse Edwige Lawson-Wade, trois médailles internationales avec les Bleues entre 1999 et 2012.
Avec neuf des douze joueuses du Mondial 2026 déjà présentes à Paris en 2024, le board de l'équipe de France a conservé son ossature, avec un duo Gabby Williams-Marine Johannès toujours aussi essentiel, respectivement 18,4 (3e du tournoi) et 15,8 (10e du tournoi) points par match. Mais en y ajoutant le talent débordant de Pauline Astier ou Leïla Lacan, capables de secouer un match, Jean-Aimé Toupane crée davantage de danger, notamment sur l'extérieur. "Carla Leite et Leila Lacan peuvent être des facteurs X. Marine Johannès, qui arrive de temps en temps du banc, aussi. Janelle Saläun peut enflammer le match. On a au moins 3, 4 facteurs X", poursuit Edwige Lawson-Wade.
Surtout, avec un collectif globalement très jeune à Paris 2024, l'équipe de France a évolué, mûri et encore accru des affinités, construites aussi dans la douleur de ce sacre olympique touché du doigt. "Je n’ai jamais fait partie d’une équipe aussi soudée. C’est vraiment un honneur d’être la capitaine de cette équipe. Je crois vraiment en mes coéquipières. C’est en ce sens que j’ai déjà dit que je voyais que notre culture était en train de changer. Je vois la différence, surtout grâce à la nouvelle génération qui est en train d’arriver. Elles ne sont pas juste ici pour faire partie de l’équipe, elles sont là pour écrire l’histoire", louait la nouvelle capitaine Gabby Williams après les quarts.
Utiliser toute l'expérience WNBA contre les Américaines
Dans le jeu, aussi, les Bleues ont évolué, individuellement et collectivement, et le niveau technique affiché sur cette Coupe du monde est à ce titre remarquable. "Elles ont évolué sur l'adresse à trois points, elles ont pris encore plus en confiance. Il y a des joueuses qui ont mûri, qui étaient jeunes aux JO et qui finalement, deux ans plus tard, ont prouvé plus de choses sur la scène internationale, en Euroligue ou en WNBA", rappelle Edwige Lawson-Wade, alors que huit des douze joueuses présentes jouent désormais en WNBA, et y ont un rôle majeur.
Cet export accéléré chez l'Oncle Sam sera un atout essentiel à l'heure d'affronter une équipe championne olympique sans discontinuer depuis 1996 et qui n'a laissé échapper que deux titres mondiaux depuis 1986. L'adaptation au jeu parfois moins structuré mais plus physique de la ligue américaine est déjà établie au sein des Bleues, et la surprise n'en sera que moindre dimanche. "Elles en ont moins peur, elles en ont l'habitude de jouer à cette vitesse parce que quand on joue dans la Ligue américaine, toutes les décisions doivent être beaucoup plus rapides. Et on doit prendre la bonne décision sinon ça se paye cash. Et ce basket-là, cette rapidité-là avec ce niveau physique, elles le connaissent les filles. Ça ne les perturbe plus", confirme Lawson-Wade.
"Les Américaines ne leur font pas peur ou ne les impressionnent pas. Elles ne sont pas là à vouloir demander une signature sur le maillot. Il n'y a plus du tout cet effet-là. Il est complètement parti."
Edwige Lawson-Wade, 210 sélections en équipe de France
Preuve que la différence de niveau entre France et Etats-Unis ne cesse de réduire ces dernières années, les Bleues possèdent dans cette Coupe du monde la meilleure moyenne de points par match (96,2), le meilleur pourcentage au tir (51,6%), à trois points (44,2%) et le plus d'interceptions (13,2). Des données clés, même si les Tricolores pêchent davantage au rebond et aux contres. À ce titre, l'apport dans la raquette de Dominique Malonga en l'absence de la superstar A'ja Wilson en face sera à exploiter. "On n'a jamais été dans cette position, donc il va falloir aller chercher des choses qu'on n'a pas forcément l'habitude de sortir en nous. Chacune de nous et collectivement", prévenait l'intéressée avant la demie.
L'esprit de revanche, lui, est là, mais il n'irrigue pas plus que de raison les Françaises, qui semblent concentrées sur l'objectif du titre. Et ce, peu importe l'adversaire, en témoignent les joies contenues après les victoires en quarts et demi-finales. "Oui, ça peut donner de l’énergie. Après, on ne va pas y aller avec un esprit de revanche non plus. Le groupe est différent, c’est une nouvelle compétition. On a toutes évolué et changé depuis les Jeux. Le but, ça va être de faire comme on le fait depuis le début", estimait samedi Leïla Lacan après la qualification en finale. Faire comme depuis le début pour s'offrir des Américaines qu'elles peuvent regarder droit dans les yeux, et décrocher un premier titre mondial dès leur première finale.
AI outlook — possibilities, not facts
Finale de la Coupe du monde France-États-Unis le 13 septembre à 20h à Berlin.
Very likely · Within days

Perrine Dalin evokes the popular and maritime tribute planned in Concarneau for her husband, the navigator Charlie Dalin, who died of cancer at the age of 42, and looks back on her exceptional journey.
TMC is changing its programming to broadcast live the Basketball World Cup final between the French women's team and the United States at the Uber Arena in Berlin.
The French women's team faces the United States in the World Cup final in Berlin. Revengeful after the 2024 Olympics, the Blues are aiming for the first world title in French basketball against the Americans deprived of A'ja Wilson.

The French women's basketball team won against China this Thursday in Berlin in the quarter-finals of the World Cup, thus qualifying for the semi-finals.

In Baltimore, South Africa beat New Zealand (43-28) during “Rugby's Greatest Rivalry”, winning a third consecutive test against the All Blacks one year before the World Cup in Australia.

Elena Rybakina beat Aryna Sabalenka in the US Open final (6-4, 5-7, 6-2) on Saturday September 12. At 28, she won her third Grand Slam and ensured that she became the new world number one.