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Les faits se sont déroulés le 2 octobre lors d'une mobilisation lycéenne à Belfort, où environ 200 jeunes se sont rassemblés devant le lycée Gustave Courbet. Des incidents ont éclaté, incluant des jets de projectiles, des tirs de mortiers contre les forces de l'ordre, des feux de poubelles et des dégradations. L'adolescent a été identifié après avoir fui avec une menotte pendante au poignet.
Il aura passé dix jours derrière les barreaux. Un adolescent presque majeur, âgé de 17 ans et onze mois, mis en cause dans le lynchage ultraviolent d’un commandant de police, à Belfort, en marge de la mobilisation lycéenne, le 2 octobre dernier, a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire ce mercredi, a-t-on appris auprès du parquet général de la cour d’Appel de Besançon. L’adolescent accuse par ailleurs le policier d’avoir tenté de le noyer.
Le jour des faits, 200 jeunes environ s’étaient rassemblés devant le lycée Gustave Courbet au petit matin. Des incidents avaient rapidement éclaté : jets de projectiles et tirs de mortiers contre les forces de l’ordre, feux de poubelles et dégradations. Le chef du renseignement territorial du département, en civil, avait repéré le jeune homme qu’il soupçonnait de participer aux violences. Il l’avait suivi jusqu’aux abords de la rivière La Savoureuse, où l’adolescent s’était isolé un moment. Il avait alors tenté de l’interpeller, mais le jeune s’était rebellé. La lutte s’était achevée dans le lit de la rivière. L’adolescent avait été plaqué sur le ventre pendant plusieurs secondes, la face visiblement immergée. Le policier n’était parvenu à menotter qu’un seul de ses poignets avant de le ramener sur la berge.
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Deux coups de pied dans la tête
Tous deux avaient ensuite regagné la plaine où se trouvaient de nombreux jeunes. La tension était extrême. Le policier avait été hué, insulté puis pris à partie physiquement. Dans une vidéo d’une dizaine de secondes largement relayée sur les réseaux sociaux, on voit un homme tout de noir vêtu qui entraîne le policier au sol par-derrière. Il lui porte aussitôt plusieurs coups de poing au visage. D’autres individus surexcités se mêlent à l’agression. Inerte sur le dos, la victime reçoit un déluge de coups de pied dans la tête. Elle perd brièvement connaissance.
Dans la cohue, le lycéen s’était enfui avec une menotte pendante au poignet avant d’être rapidement identifié puis interpellé. Il avait reconnu en garde à vue avoir donné deux coups de pied à la tête du policier, «à cause de l’adrénaline». Dans son sac, les enquêteurs avaient découvert une cagoule, un masque de ski, des gants, trois bombes aérosols, deux briquets, un foulard et un bocal contenant un liquide étrange. Mis en examen à l’issue de ses auditions, notamment pour violences aggravées, en réunion et par personne dissimulant son visage, sur un policier, il avait été placé en détention provisoire. Son avocat, Me Arié Alimi avait immédiatement fait appel de cette décision.
Appel qui a été examiné ce mercredi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon. Le parquet général a requis la confirmation de l’ordonnance de placement en détention provisoire, laquelle a finalement été infirmé. Le contrôle judiciaire du lycéen est soumis à plusieurs conditions : l’interdiction de quitter le territoire national, de quitter son domicile entre 19h30 et 7 heures, de se présenter devant tout établissement scolaire à l’exception de celui dans lequel il est scolarisé et de participer à toute manifestation de quelque nature que ce soit. Il n’a pas non plus le droit de communiquer sur les réseaux sociaux et d’entrer en contact avec les quatre autres mineurs mis en examen dans le même dossier, lequel ont, eux aussi, été placés sous contrôle judiciaire. «Le parquet général n’entend pas exercer de recours contre cette décision», indique le parquet par voie de communiqué.
AI outlook — possibilities, not facts
L'adolescent sera jugé pour violences aggravées en réunion et par personne dissimulant son visage sur un policier
Very likely · Within months
L'enquête sur l'accusation de tentative de noyade par l'adolescent contre le policier sera poursuivie
Likely · Within months
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