
Le gouvernement britannique a annoncé donner aux maires et aux autorités locales le pouvoir de créer une contribution prélevée sur les nuitées.
Le gouvernement britannique a annoncé le 10 septembre la création potentielle d'une taxe sur les nuitées touristiques en Angleterre, décidée localement et plafonnée à 5%.
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Après l’Écosse et le pays de Galles, l’Angleterre envisage d'instaurer une taxe de séjour touristique gérée localement.
Après l’Écosse et le pays de Galles, l’Angleterre s’apprête à son tour à instaurer - ou tout du moins, permettre l’instauration - d’une taxe sur les séjours touristiques. Le gouvernement britannique a annoncé, ce 10 septembre, qu’il donnerait aux maires et aux autorités locales le pouvoir de créer une «Overnight Visitor Levy», une contribution prélevée sur les nuitées.
L’objectif affiché par Londres : permettre aux territoires de tirer davantage de recettes de leur fréquentation touristique pour financer des investissements locaux. À l’échelle du Royaume-Uni, VisitBritain estime à 43,6 millions le nombre de visites internationales en 2025.
Une taxe laissée au choix local
Il ne s’agira pas d’une mesure nationale imposée à tous les voyageurs. Dans le cadre de la décentralisation engagée en Angleterre, les maires et les dirigeants des autorités stratégiques sur place pourront décider de l’instaurer sur leur territoire, après consultation des habitants et des entreprises. À chacun d’en évaluer la pertinence selon sa fréquentation touristique et ses besoins.
Aucun taux national n’a été fixé à ce stade. Les dix maires régionaux travaillistes ont toutefois indiqué, dans le communiqué gouvernemental, être prêts à plafonner la contribution à 5% du prix de l’hébergement. Cet engagement ne constitue pas le taux définitif prévu par la future loi. À Londres, le maire Sadiq Khan a assuré au média BBC London que le prélèvement ne dépasserait pas 5%, sans en préciser le niveau exact. Le dispositif concernerait aussi bien les visiteurs britanniques que les touristes étrangers.
Un montant proportionnel au séjour
La taxe devrait être calculée en pourcentage du prix de l’établissement, et non sous la forme d’un montant fixe par personne et par nuit. Les autorités entendent ainsi limiter son poids pour les voyageurs qui choisissent les établissements les moins chers. À taux égal, une nuit dans un hôtel à petit budget entraînerait une contribution moins élevée qu’une escapade dans un établissement haut de gamme.
Le dispositif devrait couvrir les hôtels, chambres d’hôtes, auberges, campings et locations de courte durée, ainsi que certains hébergements universitaires ou religieux loués à des fins commerciales. Des exemptions locales pourraient néanmoins être prévues pour les emplacements de tente ou de caravane de tourisme et les auberges de jeunesse.
Les sommes collectées pourront financer les transports, les infrastructures, la rénovation urbaine ou encore les équipements culturels. Elles pourront aussi soutenir des projets destinés à renforcer l’attractivité touristique. Le gouvernement souhaite ainsi faire participer les visiteurs aux services et équipements dont ils bénéficient pendant leur séjour.
Un calendrier encore à préciser
La contribution n’est pas encore applicable : son instauration nécessite l’adoption d’une loi. Annoncé dans le programme législatif de 2026-2027, le projet sur l’«Overnight Visitor Levy» n’a pas encore été présenté au Parlement début octobre. Mais, une fois le cadre légal adopté, les collectivités souhaitant mettre en place la taxe devront organiser une consultation locale. Le gouvernement prévoit que les maires pourront commencer à définir leurs projets de dépenses d’ici mars 2028, sans que cette échéance constitue une date d’entrée en vigueur du prélèvement.
Pour les voyageurs français, une nuit en Angleterre pourrait donc, s’accompagner d’une ligne supplémentaire sur la facture. Son existence et son montant dépendront toutefois de la destination : Londres, Manchester et les autres territoires ne seront pas nécessairement soumis aux mêmes règles. Ce surcoût éventuel s’ajoute à celui de l’ETA, l’autorisation électronique de voyage, obligatoire depuis avril 2025 et dont le tarif a déjà doublé, passant de 10 à 20 livres sterling (environ 23 euros). Valable jusqu’à deux ans pour plusieurs voyages, cette autorisation représentait déjà une dépense supplémentaire. De quoi alourdir d’autant le budget des vacances outre-Manche.
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Présentation et adoption du projet de loi sur l'Overnight Visitor Levy au Parlement
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