
Après trois week-ends de manifestations, la France s'apprête à vivre une semaine de convergence des luttes sociales.
La France fait face à une semaine de forte mobilisation sociale marquée par des blocages de lycées et d'universités, une journée de grève interprofessionnelle jeudi et des actions des gilets jaunes en fin de semaine.
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Des manifestations ont eu lieu pendant trois week-ends d'affilée en France, menant à un appel à la convergence des luttes sociales.
Une semaine sous haute tension. Après trois week-ends d'affilée de manifestations dans toute la France, la semaine est placée sous le signe de la convergence des luttes sociales. Au programme : des blocus de lycées et d'universités dès la rentrée scolaire, lundi, une grande journée de grève du monde du travail à l'appel de tous les syndicats jeudi 5 novembre, puis un retour des cortèges portés par les gilets jaunes, vendredi et samedi. Franceino fait le tour de ces mobilisations à venir.
Lundi et mardi : reprise des blocus dans les lycées et les universités
Un retour de vacances mouvementé. "Les lycées seront bloqués dès lundi", a assuré, dimanche, Pierre Sourzat, président de l'organisation Les Lycéens, sur RMC. Quarante et un établissements étaient bloqués lundi à 9h30, soit 1% des quelque 3 700 en France, a affirmé le ministère de l'Education. Les organisations veulent que le mouvement prenne de l'ampleur les jours suivants. L'Union syndicale lycéenne (USL) et l'Union étudiante ont appelé à de nouveaux blocages. "Dès ce mardi, on va bloquer nos universités et lycées et on bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation le 5 novembre à l'appel des travailleurs et travailleuses", a précisé la porte-parole de l'Union étudiante, Sabrine Kharbach, samedi.
L'Unef (Union nationale des étudiants de France) a également appelé "à s'organiser dans toutes les universités ce lundi 2 novembre", estimant que "le mardi 3 novembre devra être une journée noire sur les universités", avec des blocages de facultés et de lycées à travers le pays. De son côté, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) "s'associe à toute forme de mobilisation au sens large". Le collectif Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d'assemblées générales d'universités, a également prévu une nouvelle manifestation parisienne mardi, entre le Panthéon et le siège du Medef.
Le gouvernement a annoncé une semaine auparavant une série de mesures pour tenter de mettre fin au mouvement, né à la mi-septembre. Il a notamment promis le remplacement progressif de Parcoursup d'ici 2028, l'annulation des suppressions de postes prévues dans l'Education nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur, loin des 250 000 réclamées par les organisations.
Sur le terrain, certains élèves reconnaissent que les semaines de blocage commencent à peser. Les chefs d'établissement appréhendent eux aussi la reprise : "Il est temps que l'on puisse reprendre ce qui est notre métier : la pédagogie, l'accompagnement des élèves, l'aide à l'orientation", estime Nicolas Bonnet, proviseur du lycée professionnel Henri-Brulle à Libourne (Gironde) et secrétaire national du Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN-Unsa), sur franceinfo.
Certains craignent des heurts entre les élèves qui souhaitent poursuivre les blocages et ceux qui entendent reprendre les cours et cherchent à entrer dans les établissements. La police devait renforcer lundi ses effectifs pour sécuriser les établissements scolaires et l'accompagnement de la communauté éducative après les violences observées lors des précédentes mobilisations, selon un message de la direction nationale de la sécurité publique consulté par l'AFP. La police était par exemple présente lundi matin devant le lycée Le Corbusier d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), comme l'a constaté une journaliste de franceinfo.
Jeudi : grève du monde du travail à l'appel de tous les syndicats
Après des semaines de mobilisation de la jeunesse et de manifestations contre la vie chère, les syndicats appellent les salariés à descendre à leur tour dans la rue, jeudi, et à faire grève, pour réclamer au gouvernement et au patronat des réponses sur le pouvoir d'achat. Pour la première fois depuis la rentrée, la mobilisation concerne le privé comme le public, avec comme revendications l'augmentation des salaires, la sauvegarde des services publics, la défense de l'emploi et une meilleure répartition des richesses aussi bien pour les salariés, les jeunes que les retraités. Tous les syndicats se sont joints à l'appel initialement lancé début octobre par une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU).
"Déjà trois millions de personnes en cumulé ont participé à l'une ou à l'autre des manifestations depuis un mois et demi. L'idée est de l'élargir dans l'entreprise" avec grève et débrayages, explique Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT. Face au projet de budget vertement dénoncé, les syndicats n'ont pas obtenu de mesures de Matignon, où ils étaient reçus il y a dix jours, même si une possible augmentation du smic a été évoquée. "Cette manifestation du 5 est importante pour garder cette pression-là et que ces mesures (...) sur lesquelles il y avait enfin une ouverture se concrétisent réellement", estime Cyril Chabanier, président de la CFTC.
Les organisations de jeunes souhaitent également y prendre part. "Bien évidemment les lycéens et lycéennes, les étudiants et étudiantes rejoindront les travailleurs et travailleuses, parce qu'ils nous ont soutenus, on les soutient aussi", a expliqué vendredi sur BFMTV Ryad Rani de l'Union syndicale lycéenne (USL). La coordination des gilets jaunes entend également se joindre à la mobilisation. "On doit faire en sorte que le 5 novembre ne soit pas un 5 novembre intersyndical seulement, mais le 5 novembre du peuple", a affirmé jeudi 29 octobre sur RMC Benjamin Ball, membre de ce mouvement.
Vendredi et samedi : "six-seven" et "acte 4" portés par les gilets jaunes
Quelle suite après la journée de grève de jeudi ? Pour l'heure, les syndicats, hormis Solidaires, ne parlent pas de reconduction du mouvement. Des gilets jaunes, en revanche, veulent continuer la mobilisation. "Le but est de, petit à petit, créer la possibilité d'une véritable convergence", a assuré Benjamin Ball. "Et nous, après le 5, on appelle à un 6-7" ("six-seven", en référence à une expression devenue virale sur les réseaux sociaux, en particulier chez les plus jeunes).
Sur leur site, les gilets jaunes appellent ainsi à "reconduire" grèves et blocages le 6 novembre, puis à un "acte 4" samedi avec des manifestations partout en France. Benjamin Ball a rappelé que son mouvement réclame "des Etats généraux, c'est-à-dire une rencontre avec l'ensemble des secteurs mobilisés" pour que le gouvernement puisse "répondre aux étudiants, aux paysans, aux gilets jaunes, aux profs, à la fonction publique, aux travailleurs, aux mouvements climat", qui réclament "un plan d'urgence".
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Journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 novembre
Very likely · Within days
Nouvelles manifestations des gilets jaunes samedi
Very likely · Within days

Faced with social anger and strikes in the fall, the French inter-union is calling for a major day of strike and demonstrations on November 5 for wages and public services, affecting transport, education, health and banks.

Several student and high school unions are carrying out new blockades in high schools and universities in Caen, Clermont-Ferrand, Paris and Marseille, ahead of Thursday's inter-professional strike for purchasing power.
Two days before a national general strike on Thursday, the railway unions are meeting on Tuesday with the management of the SNCF to demand a catch-up of inflation on salaries for 2026. Inflation is proven to be +3.4% over 12 months in October, compared to 1.3% planned in the NAO agreement. Unsa is demanding an increase of 2.6% retroactive to July 1.

Summary of the news: Jean-Luc Mélenchon's attacks against the media, the demonstrations punctuated by violence on October 31, and the reaction of the mayor of Limoges Guillaume Guérin after the fire in his town hall.
Twenty businesses were damaged on Saturday during the demonstrations, according to the CCI France, which noted a drop in turnover of 60 to 80%. At the same time, high school organizations are calling for blockades of establishments from Monday and Tuesday.

More than 300,000 people demonstrated in France for purchasing power and public services. Despite mostly calm processions, clashes and arrests took place in Paris, Marseille and Lyon.