Le ministre de l'Education s'est rendu au lycée des Iris de Lormont, près de Bordeaux, une semaine après des dégradations.
Édouard Geffray s'est rendu au lycée des Iris de Lormont après des dégradations survenues en marge d'une mobilisation, qualifiant les auteurs de criminels.
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Le ministre de l'Education s'est rendu en Gironde après des dégradations commises au lycée des Iris de Lormont.
«Je vous remercie car il n’y a eu aucun blessé alors qu’il s’agissait d’une attaque d’une extrême violence, a lancé ce jeudi aux personnels du lycée des Iris de Lormont, près de Bordeaux, Édouard Geffray. Et, vous avez aussi évité la destruction de matériels qui auraient été très difficilement réparables aient lieu, des centaines d’élèves auraient été laissés-pour-compte. » Une semaine après les dégradations commises au lycée des Iris de Lormont, en marge de la mobilisation lycéenne, pour un préjudice évalué à 150.000 euros, le ministre de l’Education s’y est rendu rapidement, lors de son déplacement en Gironde.
« Les responsables ne sont pas forcément des élèves, fait valoir Thierry Malewicz, le proviseur du lycée. Leurs revendications ont été écoutées et entendues, tout a été fait pour que ce dialogue lycéen puisse avoir lieu et là, on se heurte effectivement à une frange de trente individus qui ont dégradé l’établissement. Ils ne sont pas dans le dialogue. »
Le ministre approuve, estimant que « le vrai dialogue est partout : dans les établissements, au niveau académique et au niveau national avec les élus lycéens et la plateforme ». « Il existe, il a déjà débouché sur certains d’actes et il y en aura d’autres dans les jours à venir », promet-il, dont une en visio avec les organisations lycéennes ce jeudi à 17h30. Avant de trancher : « Les gens qui font ça, ce sont des criminels. »
Pas de fermeture préventive malgré des appels à la casse
Ce mercredi matin, un incendie de poubelles a dégradé la façade et le portail du lycée des Métiers La Ruche, établissement privé professionnel sous contrat d’association situé à Bordeaux. « Ce n’est pas facile, on subit des choses et on essaie tellement de porter nos établissements et il est difficile de pouvoir aller contre ce qui nous arrive », livre Isabelle Polidano, chef d’établissement, visiblement bouleversée par la situation. Une main sur le bras, le ministre lui a demandé de « tenir bon ».
La Ruche avait été fermée préventivement, avec des cours en distanciel depuis le 2 octobre, mais pas les Iris. « Au lycée des Iris, le proviseur a maintenu ouvert malgré l’avis des enseignants, dans le contexte d’appels à la casse sur les réseaux sociaux, tient à faire remarquer Maëlle, enseignante en histoire-géographie. Et en fait, il y a eu de la casse. » Plusieurs autres lycées dont Elie-Faure, également à Lormont, avaient, eux, fermé leurs portes.
Des élèves tenus à distance du ministre
Ce jeudi, à l’occasion de la venue du ministre, les élèves du lycée Elie-Faure, situé à quelques centaines de mètres des Iris, ont tenté d’attirer l’attention du ministre pour échanger. « Mais des cars de CRS les ont cachés, raconte Maëlle. Ils manifestaient peut-être pour la première fois et on les a vraiment complètement invisibilisés. » « Je peux vous dire qu’il y a plusieurs centaines d’adolescents de Lormont qui ont vu ce que c’était la liberté d’expression aux yeux de ce gouvernement », renchérit François, un enseignant en sciences économiques et sociales. Les enseignants insistent sur une mobilisation ce jeudi matin, tout à fait pacifique, sans aucun débordement.
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« Je ne sais pas combien de forces de l’ordre ont pu être mobilisées, juste pour que monsieur le ministre vienne voir les quelques dégâts matériels, bouillonne François. Les dégâts matériels et humains ne datent pas de la semaine dernière mais sont anciens, ils sont le fait de la politique menée par ce gouvernement. »
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Visioconférence entre le ministre et les organisations lycéennes
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Failure of the third meeting between the Minister of Education Édouard Geffray and high school organizations. Faced with the persistence of blockages against Parcoursup and the school building, the unions now want to contact Matignon.
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