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Les faits se sont déroulés jeudi matin devant le lycée Hélène-Boucher lors d'une manifestation où des adultes formaient une chaîne pour s'interposer entre des lycéens et les forces de l'ordre.
Une femme de 31 ans a rapporté à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avoir été victime d'une agression sexuelle par un policier lors d'une manifestation jeudi devant un lycée parisien, entraînant l'ouverture d'une enquête en flagrance, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.
Selon la plainte, les faits se sont produits jeudi matin devant le lycée Hélène-Boucher (20e arrondissement). La plaignante explique s'être trouvée dans une chaîne d'adultes qui s'interposaient entre des lycéens et les forces de l'ordre, lorsque les policiers, boucliers en avant, les ont poussés pour les faire reculer.
«J’espère que l’on pourra retrouver le policier»
«Un policier a passé son bras entre deux boucliers et (...) a mis sa main entre mes jambes et (...) a frotté fort dessus pendant plusieurs secondes», a-t-elle relaté dans sa plainte, expliquant qu'elle n'avait pas pu le repousser car les adultes avaient fait une chaîne entre eux en se tenant par les bras et était donc immobilisée.
Elle dit avoir protesté et regardé plusieurs fois le policier, qu'elle n'a pas pu identifier dans l'immédiat. Elle a tenté de le faire ensuite, avec plusieurs amis et élus qui se trouvaient là, mais de nombreux policiers ne portaient pas leur numéro d'identification réglementaire, a-t-elle relaté. «J'espère que l'on pourra retrouver le policier et qu'il sera sanctionné», a déclaré la plaignante, prénommée Cécile.
Un élu municipal parisien, Simon Duquerroir, compagnon de la plaignante et qui se trouvait à ses côtés, portant l'écharpe, confirme l'avoir entendue crier qu'elle se faisait agresser sexuellement : «Je l'ai tirée pour l'extraire de l'autre côté», a-t-il précisé. «Ma cliente reste profondément choquée par les faits qu'elle a subis, qui relèvent à la fois de violences sexuelles et de violences policières exercées à l'encontre des personnes mobilisées, dans un contexte où la difficulté à identifier les agents mis en cause engendre indéniablement de l'impunité», a déclaré l'avocat de la plaignante, Me Simon Appriou.
AI outlook — possibilities, not facts
L'IGPN identifiera le policier mis en cause grâce aux témoignages et aux éventuelles vidéos de la scène
Likely · Within weeks
Une sanction disciplinaire ou pénale sera envisagée contre le policier si les faits sont établis
Possible · Within months

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