
Le gouvernement a présenté son projet de loi de finances et son projet de loi de financement de la Sécurité sociale, prévoyant de nombreuses mesures d'économie dont le gel des prestations familiales et de nouvelles taxes.
AI-generated summary
Le gouvernement présente son projet de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2027 afin de réduire le déficit public à 5% du PIB.
Sébastien Lecornu et ses ministres dévoilent un "budget de redressement" pour la France, avec 54 milliards d'euros d'économies à trouver pour 2027, dont 43 milliards via des mesures nouvelles.
Ce qu'il faut savoir
Quel budget pour la France en 2027 ? Le gouvernement présente, jeudi 1er octobre, son projet de loi de finances (PLF) et celui de la Sécurité sociale (PLFSS). Les textes seront ensuite examinés par le Parlement cet automne. Parmi les mesures annoncées : le gel des allocations familiales, une taxe sur les produits sucrés, la fin des "rentes" de soutien aux énergies renouvelables, le prolongement de la contribution différentielle sur les hauts revenus, une baisse du nombre de fonctionnaires, une taxe sur les fournisseurs de kérosène ou encore le fait de rendre payant l'inscription en BTS et en classe prépa aux étudiants non boursiers… Suivez notre direct.
Objectif : 54 milliards d'économies. Le gouvernement entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2027, notamment grâce à "la mise en œuvre de 43 milliards d'euros" de nouvelles "mesures de redressement". S'y ajoutent "la montée en charge" de précédentes décisions visant à amener "l'ensemble des efforts" en 2027 à "54 milliards d'euros", écrit le gouvernement.
Désindexation ou sous-indexation des retraites ? Le gouvernement souhaite "diviser quasiment par deux" le déficit de la Sécurité sociale, selon le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. L'exécutif entend notamment économiser 5,5 milliards d'euros en freinant la "progression mécanique" des dépenses de retraite, dont 4,1 milliards via une désindexation ou sous-indexation des pensions supérieures à 1 260 euros.
Sébastien Lecornu tire la sonnette d'alarme. "Le réel nous rattrape", a alerté mardi le Premier ministre sur X, en citant la remontée du coût de la dette de la France. Le pays emprunte actuellement à échéance 10 ans à 4,77%, à seulement quelques points de son record de 2008, au plus fort de la crise financière mondiale.
La "gratuité" actuelle de ces formations "constitue une singularité au sein de l'enseignement supérieur", justifie le gouvernement pour introduire ces sommes qu'il qualifie de "modiques".
Le gouvernement prévoit, pour les étudiants non boursiers, de faire payer 178 euros l'inscription en BTS et 270 euros celle dans les classes préparatoires aux grandes écoles, selon le projet de loi de finances (PLF).
Concrètement, il s'agit d'"une extension aux produits ultra transformés solides contribuant le plus à la surconsommation de sucre de la taxe sur les boissons sucrées", peut-on lire dans le document du gouvernement. La mesure avait été évoquée par le ministre du Commerce, Serge Papin, hier.
Dans un communiqué publié lundi, l'Ania (Association nationale des industries alimentaires) dénonçait déjà le projet de ce taxe. L'Ania proteste vigoureusement contre cette taxe, qui "se retrouvera inévitablement dans les rayons et frappera de plein fouet le pouvoir d'achat des Français, au moment même où tout laisse craindre un retour important de l'inflation. Cette taxe déclenchera enfin une réaction en chaîne dont personne ne sortira indemne."
Le gouvernement confirme l'instauration d'une taxe sur les produits sucrés, dans son projet de budget de la Sécurité sociale.
Cette "contribution", qui concernerait les fournisseurs de carburants sur "le territoire métropolitain", serait calculée "au prorata des volumes de kérosène fossile mis à la consommation", précise le gouvernement.
Une taxe frappant les fournisseurs de kérosène est prévue par le gouvernement, afin de financer le développement de projets dans les carburants durables (non fossiles) pour l'aviation.
"L’allocation de rentrée scolaire sera ainsi réformée, tandis que le montant des prestations familiales sera maintenu en 2027 à son niveau actuel", peut-on lire dans le document du gouvernement, consulté par franceinfo.
Le gouvernement propose un gel des allocations familiales, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Dans son projet de budget, le gouvernement veut rendre "plus efficient" le financement des énergies renouvelables en mettant fin aux "rémunérations excessives" des dispositifs de soutien les plus anciens, qualifiées de "rentes". Il entend "rendre le financement des énergies renouvelables plus efficient en mettant notamment fin aux rémunérations excessives des dispositifs de soutien et aux rentes potentielles héritées des dispositifs historiques", selon le texte.
Le gouvernement prévoit des recettes fiscales en hausse sur la TVA et l'impôt sur le revenu en 2027, selon le projet de loi de finances, à l'inverse de l'impôt sur les sociétés, dont les recettes baisseraient par rapport à 2026. Les recettes liées à la TVA seraient en hausse de plus de 7 milliards d'euros par rapport à 2026, celles de l'impôt sur le revenu augmenteraient de 5,7 milliards d'euros, tandis que l'impôt sur les sociétés verrait ses recettes diminuer de 1,8 milliard d'euros.
AI outlook — possibilities, not facts
Examen des textes budgétaires par le Parlement à l'automne
Very likely · Within months

The Rhône gendarmerie is looking for Pauline, 15, who disappeared on the way to high school in Vienna. At the same time, justice annuls the municipal elections won by LFI in Vaulx-en-Velin.

Summary of current events including the investigation into the threats against the mayor of Alès, the judicial protection of youth in Marseille and the recognition of the Old Port roundup of January 1943 as a crime against humanity.

Tensions and fires in front of high schools in France this Thursday, October 1. Prime Minister Sébastien Lecornu chairs an interministerial crisis unit after clashes, arrests and investigations by the IGPN.

The protest movement by high school students intensified on Thursday with fires and clashes in several cities in France. Faced with these tensions, the Prime Minister will chair an interministerial crisis unit in Matignon.

The prosecution requires four years in prison, two of which are closed, and five years of ineligibility against Rachida Dati. Furthermore, Pope Leo XIV visited the cockpit during his flight between Lourdes and Metz.

Around a hundred people mobilized in Lyon to demand the extension of rent control, the experiment of which ends in November, while the LR president of the metropolis wishes to stop it.