
Portée par le mouvement étudiant né après l'accident de Novi Sad, la liste « Les étudiants gagnent » menace la domination du parti au pouvoir.
AI-generated summary
Le mouvement étudiant a émergé après un accident mortel à Novi Sad, perçu comme un symbole de corruption. Le président Vučić a démissionné pour viser le poste de Premier ministre.
L'accident de Novi Sad, il y a deux ans, avait fait 16 morts et provoqué un mouvement de contestation sans précédent, emmené par des étudiants. Pendant des mois, le mécontentement s'est fait entendre à travers tout le pays : blocus des campus, occupation de l'espace public dans les rues des villes de Novi Sad, Nis et Belgrade. Des manifestations qui ont parfois réuni jusqu'à 100 000 personnes, dans un pays qui compte moins de sept millions d'habitants, malgré la violence policière et la censure des médias.
L'opposition a accusé les pouvoirs locaux, mais aussi les autorités nationales, de fraudes lors de la rénovation de la verrière en béton de Novi Sad. Un symbole, pour eux, de la corruption qui gangrène tout le pays. Pendant des mois, ils ont réclamé une enquête transparente, et ont fini par obtenir la tenue d'élections législatives anticipées. Aujourd'hui, leurs revendications sont portées par une liste qui se trouve en position de concurrencer le pouvoir en place.
Des candidats issus de l'élite intellectuelle et sportive, et une priorité : la lutte contre le crime organisé et la corruption
Cette liste, baptisée Les étudiants gagnent, regroupe des étudiants bien sûr, mais aussi des professeurs d'université, des enseignants, des experts, et même d'anciens sportifs. En tout, 250 universitaires et personnalités publiques, sélectionnés lors d'assemblées plénières étudiantes. La tête de liste est Ilija Srdanovic, 54 ans, cardiologue, professeur à l'université de médecine de Novi Sad. A ses côtés, la star du basket serbe, Dejan Bodiroga, 53 ans, actuel président de l'Euroleague de basket, Dejan Soskic, ancien gouverneur de la banque centrale serbe, le philosophe Aleksandar Baucal, des acteurs... Des figures issues de l'élite intellectuelle du pays. Le parti se veut réformiste, démocratique et anti-corruption.
Son programme (le Plan étudiants), est un programme de rupture avec le pouvoir en place. Il est axé sur la lutte contre la corruption et le crime organisé, ainsi que sur l'éducation, le logement et la santé. Les étudiants ont demandé aux partis d'opposition de les soutenir et de ne pas présenter de candidats face à leur liste. En septembre, lors du dévoilement des 30 premiers noms sur la liste, une professeure de français exultait : "C'est le moment de l'unité, affirmait-elle, de l'association et de la solidarité entre les citoyens !" Selon des sondages cités par la télévision régionale N1, cette liste pourrait recueillir de 37% à 45% des intentions de vote, contre 47% à 48% pour celle du pouvoir en place. Jeudi 22 octobre, des milliers de personnes ont accueilli les étudiants venus de toute la Serbie pour leur dernière grande mobilisation avant le scrutin de dimanche.
Aleksander Vučić, de président à Premier ministre ?
Fin septembre, le président Aleksandr Vučić a annoncé sa démission. Une manœuvre politique stratégique, avec la ferme intention de briguer le poste-clé de Premier ministre, pour conserver la réalité du pouvoir après les législatives anticipées. Elu président pour la première fois en 2017 et réélu en mai 2022, Aleksander Vučić ne semble avoir aucune intention de lâcher le pouvoir. Son parti Serbie unie a mobilisé toutes les ressources de l'Etat et des médias à son profit. Quelques heures avant sa démission, il avait utilisé ses pouvoirs constitutionnels pour gracier des dizaines de personnes, notamment des étudiants et des fidèles de son parti, soupçonnées d'infractions commises lors des manifestations.
Il y a quelques semaines, Zoran Kesic, présentateur vedette d'une émission satirique populaire, supprimée depuis, avait ouvert son programme avec cet avertissement : "Ces élections détermineront si nos enfants resteront ici". Pour l'organisation Reporters sans frontières, le pays entre "dans la dernière phase de la mainmise sur les médias". Ce scrutin du 25 octobre s'annonce comme un véritable référendum sur l'avenir démocratique de la Serbie.
AI outlook — possibilities, not facts
Élections législatives le 25 octobre
Very likely · Within days

The mayor of Béziers Robert Ménard comments on the presidential ambitions of Bruno Retailleau and David Lisnard. At the same time, Emmanuel Macron promises firmness in the face of urban violence, while the prosecution demands a sentence against Rima Hassan.

On October 24, 35,000 people demonstrated in France for Act II against the high cost of living. Despite prefectural bans in several cities, processions were formed, leading to 135 arrests and some local tensions.

The “yellow vests” announced a day of mobilization on October 31 to defend public freedoms, denouncing an “authoritarian drift” by the government after the ban on gatherings in Paris.

Students began an 80-kilometer march from Novi Sad to Belgrade. In Indija, they received an enthusiastic welcome from the residents, marking growing popular support for their protest movement against the power in place.

Two representatives of the yellow vests, Benjamin Ball and Azelma Sigaux, announced a day of mobilization on October 31 in Paris and in several town halls to defend public freedoms in the face of what they describe as the government's authoritarian drift.

The French government will sign a circular allowing income earned from the sale of goods stolen during riots to be deducted from social assistance, a measure announced by the minister.