
L'administration Trump prévoit une exécution publique par peloton d'exécution militaire de Nidal Hasan, responsable de la tuerie de Fort Hood en 2009, une mesure inédite depuis 1936 qui suscite des critiques aux États-Unis et à l'ONU, dénonçant un retour à des pratiques médiévales et des méthodes de dictatures.
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Nidal Hasan, un militaire américain, a tué 13 personnes et blessé plus de 30 autres lors d'une fusillade sur la base militaire de Fort Hood au Texas en 2009. Il a été condamné à mort mais son exécution n'a pas encore eu lieu en raison de recours juridiques.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Il était militaire quand il a tué 13 de ses collègues, en 2009, sur la base de Fort Hood, au Texas. Nidal Hasan sera mis à mort sur les lieux mêmes de son crime, fusillé par des soldats américains. L'exécution sera publique et même diffusée en direct sur Internet.
C'est la volonté assumée de l'administration de Trump. "C'était une attaque islamiste radicale d'un militaire dans nos rangs. Donc, ce sera un peloton d'exécution par des militaires, comme ça doit l'être", détaille Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, vendredi 9 octobre. "Et on fera en sorte que les gens puissent regarder, que ce soit public, parce que les gens doivent comprendre qu'il y a des conséquences à faire ce genre de choses", ajoute-t-il.
Une méthode proche "des dictatures comme l'Iran et l'Afghanistan" ?
Le dernier peloton d'exécution militaire américain remonte à la Seconde Guerre mondiale. Quant à une mise à mort publique, ce n'était pas arrivé aux États-Unis depuis 1936. Donald Trump en fait un argument de campagne, le symbole d'une Amérique forte : "Nous allons administrer la justice finale à un tueur diabolique, le tireur de Fort Hood." À la télévision, la fille d'une victime de l'attentat se dit mal à l'aise : "Le peloton d'exécution, c'est étrange pour moi. Je ne comprends pas trop. Ça en fait un spectacle et ça ne fait que donner au tueur une importance qui n'est pas nécessaire."
Les critiques montent aux États-Unis. Les démocrates s'insurgent. "Une exécution publique, c'est le Moyen-Âge. Et c'est une des choses dont on a justement horreur, chez les groupes terroristes. Est-ce qu'on veut vraiment que nos enfants voient ça ?", dénonce Chris Murphy, sénateur. Même des Républicains, favorables à la peine de mort, s'indignent. "C'est au-delà du dégoûtant. Les exécutions publiques, c'est ce que font les dictatures oppressives comme l'Iran et l'Afghanistan. Cela ne devrait pas se produire en Amérique", signe le sénateur Thom Tillis sur le réseau social X.
L'ONU dénonce une forme de torture. Le peloton d'exécution est prévu le 3 décembre, mais il peut être contesté en justice d'ici là. Une nouvelle polémique après le fiasco de l'exécution ratée de Christa Pike, dix jours plus tôt. Les injections létales n'ont pas fonctionné.
AI outlook — possibilities, not facts
L'exécution publique par peloton de Nidal Hasan fera l'objet de recours juridiques avant la date prévue du 3 décembre.
Likely · Within weeks
Le débat sur l'exécution publique intensifiera les divisions politiques aux États-Unis concernant la peine de mort.
Very likely · Within weeks

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