Back«C’est stupéfiant!» : les coraux en bonne santé pourraient revitaliser en quelques jours ceux qui dépérissent
«C’est stupéfiant!» : les coraux en bonne santé pourraient revitaliser en quelques jours ceux qui dépérissent
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Le Figaro Actualités10/14/2026Science2 min readFranceView translation

«C’est stupéfiant!» : les coraux en bonne santé pourraient revitaliser en quelques jours ceux qui dépérissent

Quick Look

Une étude de l'Université de Stanford publiée dans Science Advances montre que le transfert d'algues saines vers des coraux blanchis peut déclencher leur guérison en cinq jours, ouvrant une voie potentielle pour la restauration des récifs coralliens menacés par le changement climatique.

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Why It Matters

Les récifs coralliens sont fortement menacés par le réchauffement des eaux lié au changement climatique, provoquant le blanchissement et la mort des coraux. La restauration des récifs est un domaine actif de recherche, incluant les pépinières artificielles et le développement d'espèces résistantes.

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Les récifs coralliens sont parmi les principales victimes du changement climatique, à cause du réchauffement des eaux. Mais une étude publiée mercredi par l'Université de Stanford a révélé qu'implanter des coraux en bonne santé à côté de ceux qui dépérissent peut suffire à les revitaliser.

«C'est stupéfiant», s'extasie auprès de l'AFP l'auteur principal de l'étude, Daniel Collins, qui se souvient encore du moment où il a vu les premiers résultats positifs et couru dans le bureau de son directeur de thèse pour lui annoncer la nouvelle. La restauration des récifs coralliens, barrières contre l'érosion et réservoirs de biodiversité, est un vaste champ de recherche scientifique. Les efforts se concentrent aujourd'hui sur l'utilisation de pépinières artificielles ou le développement d'espèces plus résistantes aux fortes températures.

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À l'inverse, les coraux blanchis ont été largement écartés à cause de leur fort taux de mortalité, explique Daniel Collins, qui a au contraire démontré avec ses travaux qu'ils «ne devraient vraiment pas être considérés comme une cause perdue». Les résultats de l'étude, publiée dans la revue Science Advances, pourraient bien ouvrir la voie à une intervention concrète si elle peut être reproduite à grande échelle.

Algues saines

Les coraux vivent en symbiose avec des algues qui leur donnent les nutriments dont ils ont besoin, ainsi qu'une coloration. En cas de stress thermique, ces algues peuvent produire des toxines qui amènent les coraux à expulser ces algues: c'est le blanchissement. Le corail perd alors sa capacité à se nourrir. La méthode utilisée par l'équipe de Stanford, aux États-Unis, consiste à transférer des algues saines vers ces coraux blanchis. Les tests réalisés avec des coraux chou-fleur sont concluants: au bout de cinq jours de contact entre des spécimens en bonne santé et ceux en cours de blanchissement, ces derniers ont amorcé une guérison spectaculaire. Deux choses ont fait naître cette idée chez Daniel Collins.

D'abord, une étude qui a démontré que les déchets plastiques pouvaient contaminer les coraux en leur transmettant des agents pathogènes nocifs. Il s'est alors demandé s'il était possible d'inverser le processus en transférant des éléments bénéfiques. La deuxième source a été un heureux accident observé par un des coauteurs de l'étude, Stephen Palumbi: il a réalisé que deux coraux, l'un sain et l'autre non, s'étaient renversés et se touchaient, et que celui blanchi avait commencé à se rétablir.

Reproduire à grande échelle

Trois jours de contact minimum entre deux spécimens sont nécessaires pour que le corail blanchi entame sa guérison, et au bout de cinq jours, il est vraiment rétabli. Les chercheurs ont observé le phénomène au microscope : après un à deux jours de contact, les tissus des coraux fusionnent, créant un «pont de nutriments». Mais l'étude a rapidement démontré d'importantes limites. Il fallait par exemple que les coraux soient en contact direct. Un écart de quelques millimètres entre les deux spécimens suffit à bloquer toute récupération.

Par ailleurs, le phénomène ne fonctionne qu'entre deux coraux qui partagent le même patrimoine génétique. Dans le cas contraire, les spécimens déclenchent des cellules urticantes, une réaction similaire à un rejet de greffe d'organe chez l'être humain. Le principal défi sera désormais de reproduire cette découverte de laboratoire à grande échelle. «Il est peu probable que nous mettions des coraux en contact les uns avec les autres sur les récifs» en pleine mer, souligne Daniel Collins. Il est néanmoins possible d'extraire des algues qui vivent en symbiose avec les coraux et de cultiver celles en bonne santé. L'équipe réfléchit désormais à des moyens de les réintroduire sur les coraux blanchis. Cette solution pourrait aussi résoudre le problème du patrimoine génétique, qui s'applique uniquement aux coraux et non aux algues.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Des essais en milieu naturel seront entrepris pour tester l'application à grande échelle de cette méthode de transfert d'algues saines.

    Likely · Within months

Open Questions

  • Comment reproduire cette méthode à grande échelle en milieu naturel ?
  • Quel serait le coût d'une telle intervention généralisée ?
  • Cette technique fonctionne-t-elle sur toutes les espèces de coraux ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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