Carburants : le gouvernement vérifiera que les distributeurs «jouent bien le jeu» de la baisse des prix, prévient Maud Bregeon
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré que l'État veillerait à ce que la libération de dix millions de barils de gazole se répercute réellement sur les prix à la pompe dès début novembre.
Quick Look
Le gouvernement français promet une vigilance accrue et des contrôles "station par station" pour garantir que la libération de stocks de gazole se traduise par une baisse des prix à la pompe dès début novembre, sans augmentation des marges.
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Why It Matters
Le gouvernement a annoncé la libération de dix millions de barils de gazole sur trois mois pour réduire les prix à la pompe.
«Ce qui compte pour nous, c’est que, partout en France, peu importe où vous habitez, vous puissiez bénéficier d’une baisse des prix à la pompe », a expliqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV/RMC ce lundi 12 octobre, alors que les distributeurs de carburants sont attendus à Matignon dans la journée pour accélérer la libération des stocks de gazole.
Ce qui doit, selon des annonces de Sébastien Lecornu et Serge Papin la semaine dernière, permettre une baisse des prix «dès début novembre». Ce sera alors «le rôle du gouvernement de contrôler que l’ensemble de la chaîne joue le jeu, et qu’il n’y ait pas d’augmentation de marges ici ou là», a estimé la ministre de l’Énergie, assurant «surveiller, semaine après semaine, les marges des distributeurs».
À ce sujet, la ministre a affirmé que l’État serait «extrêmement vigilant» quant au fait que les distributeurs de carburants «répercutent réellement ces baisses» mais aussi «à ce qu’il se passe chez les transporteurs et dans l’ensemble de la chaîne». Mercredi soir, le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la libération de dix millions de barils de gazole sur trois mois afin de faire baisser les prix à la pompe du diesel. Dans le même temps, le ministre du Pouvoir d’achat Serge Papin a précisé que la libération des stocks de gazole «interviendra(it) au 1er novembre», avec un effet à la baisse des prix qui «pourrait être perçu dès le début novembre».
Une «opération qui va durer dans le temps» selon Maud Bregeon, «avec des opérations extrêmement identifiées pour contrôler les marges et suivre l’intégralité de la chaîne de valeur». «Nous serons intraitables parce que personne ne comprendrait que, ici ou là, certains puissent capter des marges alors même que le prix du gasoil reste extrêmement élevé», a-t-elle poursuivi.
Quant à la question de savoir si Total - qui a mis en place un blocage des prix - allait bénéficier de cet apport de volume, la porte-parole du gouvernement a répondu à l’affirmative : «Total va bénéficier, comme l’ensemble des distributeurs, de cet apport de volume, avec des prix 3 à 4 fois inférieurs à ceux du marché (…) Ça doit, comme pour les autres distributeurs, se répercuter sur leurs prix et on le vérifiera, station par station, semaine par semaine», explique-t-elle encore.
«Nous serons intraitables face à l’évolution des marges», affirme la ministre de l’Énergie, estimant tout de même que «jusqu’à présent», les distributeurs de carburants avaient globalement «joué le jeu». Et de conclure : «J’ai bon espoir et je veux croire que, dans un moment très difficile, ils continueront à le faire. Leurs marges sont faibles, elles ne doivent évidemment pas augmenter du fait de la crise».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Baisse des prix du gazole à la pompe
Likely · Within weeks
Open Questions
- Comment les marges seront-elles précisément calculées station par station?
- Quel sera l'impact réel sur le pouvoir d'achat des ménages?







