BackCédric Jubillar de retour à Cagnac-les-Mines pour une reconstitution judiciaire
Cédric Jubillar de retour à Cagnac-les-Mines pour une reconstitution judiciaire
Developing
Le Figaro Actualités1 hour agoCrime2 min readFranceView translation

Cédric Jubillar de retour à Cagnac-les-Mines pour une reconstitution judiciaire

Cinq ans et demi après les faits et après ses aveux estivaux, Cédric Jubillar participe à une nouvelle reconstitution sur les lieux de la disparition de sa femme, Delphine Aussaguel.

Quick Look

Cédric Jubillar a été conduit sous escorte à Cagnac-les-Mines pour une reconstitution judiciaire liée au meurtre de son épouse Delphine Aussaguel, qu'il a avoué cet été après des années de dénégations.

AI-generated summary

Why It Matters

Delphine Aussaguel a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Son mari a avoué le meurtre durant l'été 2026.

Font size

Il n’est pas encore 9h30 ce vendredi 2 octobre 2026 lorsqu’un fourgon cellulaire aux vitres teintées fait une discrète apparition à Cagnac-les-Mines, à l’écart des journalistes - l’itinéraire ayant été défini à la dernière minute, nous confie un gendarme. Il franchit le barrage de sécurité pour parvenir au pavillon de briques rouges situé rue Yves-Montand. Cédric Jubillar est de retour à Cagnac-les-Mines (Tarn) dans le cadre d’une nouvelle reconstitution consacrée à la disparition de son épouse.

C’est là, dans cette maison, que dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, qu’il s’en serait pris à son épouse, Delphine Aussaguel, une infirmière de 33 ans. Un meurtre qu’il a nié en bloc pendant cinq ans et demi, avant de l’avouer cet été dans une lettre manuscrite transmise à son avocat.

Les avocats de la défense et des parties civiles ont été convoqués à 9h30 par la juge nommée pour le supplément d’information consécutif aux aveux du peintre-plaquiste afin de «vérifier si ses nouveaux dires sont compatibles avec les éléments du dossier», selon Chantal Ferreira, première présidente de la cour d’appel de Toulouse.

«J’avais mes deux pouces au niveau de sa glotte»

La journée doit donc éprouver ses confidences ainsi qu’un nouveau récit livré au cours de deux interrogatoires le 15 juillet et le 18 septembre, auxquels Le Figaro a eu accès. Dans ces déclarations, Cédric Jubillar a donné de nouveaux détails sur les circonstances de son crime. Alors que les enquêteurs pensaient que le drame avait eu lieu dans le salon, Cédric Jubillar assurait par exemple qu’il s’était noué dans la cuisine : «Elle est contre le frigo, je la tiens contre le frigo», a-t-il affirmé lors de cet interrogatoire selon un document que Le Figaro a pu consulter. J’avais mes deux pouces positionnés au niveau de sa glotte, j’enroule mes mains autour de son cou. J’ai serré avec mes deux mains, sans objet.»

Parallèlement, d’autres éléments seront passés au crible, comme les «cris d’effroi» entendus par des voisins aux alentours de 23 heures, ou encore la déclaration faite durant l’instruction par Louis, l’aîné du couple. Celui-ci affirme avoir vu ses parents entre le canapé et le sapin, se poussant réciproquement, puis avoir entendu sa mère dire « arrête-toi » et « alors on va se séparer ». Autant d’éléments qui ne correspondent pas au récit de Cédric Jubillar et qui feront l’objet de cette mise en situation.

La défense, elle, assure que son client «n’a jamais eu l’intention de tuer son épouse», tandis que pour l’accusation, l’intention homicide ne fait aucun doute. Un point qui sera déterminant pour le procès en appel prévu à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027, où Cédric Jubillar encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

D’autres ossements ?

Le 16 juillet dernier, les enquêteurs avaient exhumé des ossements de l’infirmière sur une parcelle de Mailhoc - à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines - guidés par les indications de Cédric Jubillar. Il s’agirait de deux fémurs, selon Le Figaro. Mais où se trouvent les autres restes ? Mercredi et jeudi, quelque 150 gendarmes ont de nouveau été déployés, sans qu’aucun résultat ne soit communiqué.

Ce vendredi, la gendarmerie du Tarn mobilise toujours environ 150 militaires dont deux escadrons de gendarmes mobiles, pour la «sécurisation» de cette deuxième reconstitution. Pour représenter l’infirmière disparue, un mannequin ou un plastron va être mobilisé, ayant le même gabarit que la mère de famille. Cédric Jubillar, lui, sera invité à mimer les gestes qu’il dit avoir commis.

Après la maison, la reconstitution doit se poursuivre à Mailhoc. Des tas de terreau y ont été déposés pour vérifier s’il a pu, comme il l’affirme, creuser seul, à mains nues et en pleine nuit, afin d’y enterrer le corps de son épouse, avec qui il était alors en instance de divorce.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Procès en appel prévu à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2027

    Very likely · Within months

Open Questions

  • Où se trouvent les autres restes de la victime ?
  • Les aveux correspondent-ils aux indices matériels du dossier ?

Related Topics

This article was originally published by Le Figaro Actualités.

Related Stories

Arson at the Nelson Mandela high school in Nantes, establishment closed for at least a month
BREAKING·

Arson at the Nelson Mandela high school in Nantes, establishment closed for at least a month

An arson attack destroyed the glass roof of the Nelson Mandela high school in Nantes on Thursday October 1 in the morning during a blockade, pushing the rectorate to close the establishment at least until the end of the All Saints' Day holidays. 1,700 students are forced to follow classes remotely, boarders had to evacuate urgently and eleven other high schools in the Nantes metropolis remained closed on Friday due to similar damage attributed to masked groups using fireworks mortars.

France Info
2 min read
More on this topiccédric jubillar