"Cela aurait pu être mon frère, ma fille, cela doit cesser" : Thierry Henry prend la parole après l'attentat raciste à Trappes
L'ancien international français a réagi à l'attentat survenu à Trappes, rendant hommage aux victimes et dénonçant un acte raciste.
Quick Look
Thierry Henry a pris la parole sur CBS Sports pour condamner l'attentat raciste de Trappes du 23 octobre, qui a fait un mort et sept blessés, rendant hommage aux victimes et dénonçant les crimes ciblés contre les minorités.
AI-generated summary
Why It Matters
Un attentat raciste a eu lieu à Trappes le 23 octobre, faisant un mort et sept blessés.
Thierry Henry a souhaité sortir du silence. Consultant phare de la chaîne américaine CBS Sports, l'ancien attaquant de l'équipe de France a souhaité s'exprimer, mardi 3 novembre, pour revenir sur l'attentat raciste survenu à Trappes (Yvelines), le 23 octobre dernier faisant un mort et sept blessés. "Un individu a décidé de sortir avec un fusil pour s'en prendre à des personnes noires, musulmanes et nord-africaines. C'est une atrocité, quelque chose de terrible, un acte raciste. Il y a eu de nombreuses victimes", a débuté Henry.
Après avoir rappelé les faits, la légende d'Arsenal a souhaité rendre hommage aux victimes. "L'homme noir qui a été tué s'appelait Pengo Bossio Wangi. La petite fille de 12 ans s'appelle Ramatou, a rappelé le consultant de 49 ans. Je voudrais simplement, à ma manière, rendre hommage aux victimes et témoigner mon respect à leurs familles."
Il a ensuite évoqué le principal suspect, Kévin Tissier, 39 ans, qui a depuis tenté de se suicider en détention et dont il avait été évoqué qu'il "avait perdu la raison. Nous savons tous qu'il n'avait pas perdu la raison, car quatre jours plus tard, il a lui-même déclaré qu'il ciblait précisément les personnes qu'il visait."
"À un moment donné, ça suffit. On se promène dans la rue et on se fait tuer, tout simplement. C'est toujours comme une épreuve, a déploré le champion du monde 1998, lui-même natif de banlieue parisienne, aux Ulis (Essonne). Est-ce que nous, ou est-ce que moi, devons toujours prouver que nous sommes français ? Nous sommes français et cela ne changera jamais, quoi qu'il arrive. Je suis noir, je suis français, je suis père de famille. Cela aurait pu être mon frère, cela aurait pu être ma fille. Il faut que ça s'arrête, parce que, comme je l'ai dit, je vais me répéter : ça suffit", a conclu Henry, sous les applaudissements des membres du plateau, la présentatrice Kate Scott et les anciens internationaux anglais Jamie Carragher et Micah Richards.
Open Questions
- Quelles mesures de sécurité supplémentaires seront prises ?






