Céline Dion : les 10 chansons mythiques qu’on adorerait entendre pour son grand retour sur scène
À la veille du lancement de sa résidence à la Plénitude Arena de Nanterre, retour sur dix titres emblématiques qui ont marqué la carrière de la star québécoise.
Quick Look
À la veille du grand retour sur scène de Céline Dion à la Plénitude Arena de Nanterre, retour sur dix titres emblématiques de sa carrière, de « Pour que tu m’aimes encore » à « Encore un soir ».
AI-generated summary
Why It Matters
Céline Dion lance sa résidence de concerts à la Plénitude Arena de Nanterre, marquant son grand retour sur scène.
J-1 avant le grand retour sur scène de Céline Dion. Samedi soir, la star québécoise lancera sa résidence de concerts à la Plénitude Arena de Nanterre, dans la banlieue ouest de Paris. Des milliers de fans sont déjà arrivés dans la capitale, vêtus de leurs fourrures, de leurs chapeaux à paillettes et de leurs talons hauts. Les médias du monde entier ont aussi fait le déplacement pour assister à ce qui s’annonce comme l’événement musical de cette année 2026. À l’aube de la première date, les spectateurs se demandent quelle sera la « setlist ». Sur quelle chanson Céline Dion fera-t-elle son entrée ? Comment ponctuera-t-elle ce show historique ? Le Figaro a fait une sélection non exhaustive des titres qu’on adorerait entendre, avec quelques anecdotes racontées dans le livre Céline album par album chez de Jérémy Parayre…
Un garçon pas comme les autres (Ziggy) (1993)
« Ziggy, il s’appelle Ziggy, je suis folle de lui » : cette confession déchirante d’un amour impossible, d’une femme pour un homme homosexuel, a offert à Céline Dion l’un de ses plus grands triomphes français. Le titre naît en 1978 sous le nom Un garçon pas comme les autres, signé Luc Plamondon et Michel Berger, créé sur les planches de Starmania. Céline Dion s’en empare en 1991 sur Dion chante Plamondon, avant d’en livrer une version anglaise sobrement rebaptisée Ziggy en 1992.
Sorti en single en France en juin 1993, le titre s’envole rapidement vers le disque d’or. Mais sa véritable portée dépasse le simple tube : c’est en découvrant cette performance télévisée que Jean-Jacques Goldman a le déclic pour Céline Dion, qui donnera naissance, deux ans plus tard, au mythique album D’eux.
J’irai où tu iras (1995)
« J’irai où tu iras, mon pays sera toi. » Reine incontestée des karaokés, cette déclaration d’amour a traversé les générations sans prendre une ride. Écrite, composée et coréalisée par Jean-Jacques Goldman (avec Érick Benzi), la chanson célèbre un amour si puissant qu’il abolit les frontières. Inspirée par la relation entre Céline Dion et son mari René Angélil, elle donne à leur histoire une portée universelle, comme une promesse d’amour absolu : « J’habite où tes yeux brillent, où ton sang coule, où des bras me serrent. »
Sortie en 1995 sur l’album D’Eux, la chanson s’est imposée comme un classique de la scène, portée en duo par Dion et Goldman lui-même (mémorable au Stade de France en 1999), puis reprise avec Garou, avant de rejoindre la compilation On ne change pas en 2005.
Pour que tu m’aimes encore (1995)
« J’irai chercher ton cœur, si tu l’emportes ailleurs. » Tout le monde connaît sur le bout des lèvres Pour que tu m’aimes encore, un des plus grands tubes de toute sa carrière. Samedi soir, sur cette douce mélodie, des amoureux se déclareront sûrement leur flamme et les couples se diront à nouveau « je t’aime ». On doit cette chanson à Jean-Jacques Goldman, coproducteur de l’album D’eux, qui, un jour, s’est mis à fredonner l’air aux oreilles de la star québécoise et de son mari René. Ce fost un électrochoc pour le couple, au bord des larmes. Céline Dion en fera son Hymne à l’amour. Le tout premier titre de son disque, enregistré dans un ancien blockhaus près de la porte Muette, à Paris.
À sa sortie, en mars 1995, la chanson cartonne. Malgré une interprétation en français, elle parviendra à s’exporter à l’internationale. Pour que tu m’aimes encore résonnera sur chacun des plus grands plateaux de télévision américains.
Prière païenne (1995)
« Que tous les Dieux se penchent sur nos vies » : cette prière fiévreuse, incantatoire, embrase l’album D’Eux d’une ferveur quasi mystique. Écrite et composée par Jean-Jacques Goldman, la chanson puise dans les couleurs du gospel.
Le morceau est passé par une tempête judiciaire : en 1997, l’auteur québécois Martin Beaudry et son éditeur traînent Céline Dion, Jean-Jacques Goldman et Sony Music devant les tribunaux, réclamant plus de 9,2 millions de dollars canadiens de dommages et intérêts, accusant Prière païenne d’avoir plagié leur titre Tes lèvres mauves, composé en 1993. Goldman se défend publiquement, profondément marqué par ces accusations de plagiat. Malgré cet épisode, le titre demeure aujourd’hui l’incarnation de la dimension quasi religieuse que Goldman a su insuffler à la voix de Céline Dion.
All by myself (1996)
« All by myself, don’t wanna be, all by myself, anymore » : qui n’a pas été marqué par la note haute, tenue de façon quasi surhumaine sur «anymoooooore» ? Cet hymne à la solitude, écrit en 1975, a explosé entre les mains de Céline Dion en 1996. Tout commence en 1975, quand l’Américain Eric Carmen écrit et compose ce titre en puisant librement dans le deuxième mouvement du Concerto pour piano n°2 de Sergueï Rachmaninov. Persuadé, à tort, que l’œuvre est tombée dans le domaine public, il devra finalement céder 12% des droits d’auteur aux ayants droit du compositeur russe.
Vingt ans plus tard, Céline Dion s’empare du morceau sous la houlette de David Foster, qui a façonné ses plus grands succès anglophones. Sorti en single en 1996, le titre s’impose sur Falling into You, l’un des plus vendus de toute sa carrière.
S’il suffisait d’aimer (1998)
« Si seulement l’amour pouvait être le plus important dans le monde. » Cette phrase puissante de Céline Dion a donné naissance à une de ses plus belles ballades. En 1998, encore une fois aux côtés de Jean-Jacques Goldman, la chanteuse enregistre S’il suffisait d’aimer, un hymne à la paix, scandé sur de douces notes de piano, qu’elle considère à ce jour comme une des meilleures chansons de toute sa discographie. Elle aime la comparer à Quand on a que l’amour de Brel. À juste titre. Le sublime morceau sera un des tubes de son neuvième album, qui portera le même nom. « Quand c’est bien écrit, c’est facile à chanter », dira-t-elle en évoquant la plume de Goldman. Symboliquement, Céline choisira d’interpréter S’il suffisait d’aimer lors de sa tournée anglophone aux États-Unis. Le public américain donnerait tout pour revivre ce moment suspendu.
Sous le vent (2000)
Une voix rauque et puissante associée à un timbre doux, clair et perçant. Au début du millénaire, Céline Dion s’offre un duo de prestige avec Garou, qu’elle découvre à travers la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Alors qu’elle s’apprête à prendre une pause dans sa carrière, la chanteuse propose au chanteur de l’accompagner pour développer la sienne et travailler sur la production de son premier album. Un jour, Garou lui envoie Sous le vent, un titre qu’il adore et qu’il souhaite interpréter à ses côtés. Le duo se retrouve au studio Piccolo de Montréal, où il donne naissance à un tube.
La chanson prend une tout autre dimension lorsque les fans apprennent que Céline l’a enregistré alors qu’elle était enceinte de son fils René-Charles. « C’était un trio, en fait », s’amusait Garou. Le succès de Sous le vent se confirmera. Il décrochera une Victoire de la chanson de l’année. « Et si tu crois que c’est fini, jamais », samedi soir, les fans de Céline se lèveront tous de leur siège pour interpréter cette ballade intemporelle. Avec la présence sur scène de Garou ?
I’m Alive (2002)
Tradition et modernité ont accompagné la sortie de l’album A New Day Has Come de Céline Dion en 2002, pour son grand retour sur le devant de la scène. Dans ce disque, écoulé à 558 000 exemplaires dès sa première semaine, trois chansons rencontrent un immense succès. Parmi elles figure I’m Alive, avec son refrain indémodable « When you call on me/When I hear you breathe/I get wings to fly/I feel that I’m alive ». Le tube est interprété de deux façons. D’une part, les fans songent à une déclaration amoureuse. D’autre part, ils le voient comme l’expression d’un réveil après plusieurs années vécues loin des projecteurs. Musicalement, Céline opère un virage vers une pop lumineuse, douce, dansante et pensée pour la radio. C’est accessible, souriant. Nul doute que sa diffusion marquera les concerts de cet automne à la Plénitude Arena.
Taking Chances (2007)
En 2007, Céline Dion estime n’avoir « plus rien à prouver ». Elle veut « évoluer, se mettre aucune limite et s’amuser » en faisant de la musique nouvelle. Cet esprit accompagne la création de son album en anglais Taking Chances (Prendre des risques en français), qui comprend un titre éponyme en ouverture. Le son est moins poli, plus brut, plus rock. Kara DioGuardi et Dave Stewart écrivent et composent la chanson d’une durée de quatre minutes. Céline l’adore. Elle l’enregistre pendant les congés de son spectacle A New Day, dans le studio The Palms de Las Vegas. Là-bas, pendant trois semaines, elle pose sa voix sur chacun des seize titres du disque, le dixième de sa carrière. La chanteuse en est persuadée : « Les auteurs et le public ont évolué. Peut-être qu’aujourd’hui nous en avons tous assez des notes longues de dix secondes. »
Parler à mon père (2012)
Ce n’est peut-être pas le plus grand tube de Céline Dion, mais c’est l’un des plus symboliques. En 2012, pour l’ouverture de son album Sans attendre, la star québécoise enregistre Parler à mon père. La chanson est écrite par un de ses plus fidèles compagnons de route, Jacques Veneruso. Ce dernier se souvient d’avoir vécu, en studio, « un des plus beaux moments de sa relation » avec Céline. Le texte est profond. Il évoque la disparition de son père Adhémar, emporté par un cancer en 2003. « Je pense à lui tous les jours, je sais qu’il est avec moi, qu’il veille sur mes enfants », confiait la chanteuse il y a une dizaine d’années. Dans cette chanson, il n’y aura aucune envolée. Juste des mots, de la sobriété. Les papas présents à la Plénitude Arena samedi soir en auront peut-être la larme à l’œil.
Encore un soir (2016)
« Encore un soir, encore une heure, encore une larme de bonheur. » Les mots choisis par Jean-Jacques Goldman dans cette chanson de Céline Dion en 2016 sont en réalité ceux de René qui demande à passer encore plus de temps sur Terre auprès de ceux qu’il aime. Le texte a profondément touché le couple. Encore un soir sera la pièce maîtresse du nouveau disque de la chanteuse. « Ce n’est pas juste une chanson, c’est un moment important », dira Céline Dion. Dans l’album, la chanteuse ne veut pas de musique triste. Celle-ci sera l’exception.
Open Questions
- Quelle sera la setlist exacte du concert ?
- Garou sera-t-il présent sur scène ?







